CQFD : Juin 2018

CQFD - Ce Qu'il Fallait Démonter

C’est l’été, préparez vous à niquer ! … Ah, on me dit que l’incitation à la débauche c’est mal. Bon, alors, en juin c’est le moment de se rouler un… Quoi, ça non plus on a pas le droit ?! Donc, je tente : en juin, roulez-vous dans le foin ? Si un allergique fait un choc anaphylactique, je risque de me retrouver dans la merde ? Alors tant pis, je pense qu’on va oublier la rime pour cette fois.

 

Commençons avec les sorties du mois. Tout d’abord Vampyr de Dontnod, qui vraisemblablement reste fidèle à leurs précédentes productions, à savoir un gameplay aux fraises, et une écriture sombrant souvent dans la facilité ; la cohérence c’est pour les faibles qu’on vous dit !

Toupilitou : Étonnant ; je n’ai pas forcément eu le même son de cloche ; on va bien voir ce que va en dire Marcheur. Les retours ont toutefois l’air assez tranchés !

Marcheur : Effectivement, je joue à Vampyr, et là, ceux qui frémissent d’impatience à l’idée de me voir fracasser le crâne du dernier jeu de Dontnod, l’auront plutôt mauvaise parce que, faute de trouver que c’est un très bon jeu, je le trouve plutôt sympathique toute proportion gardée. Mais ça, on aura l’occasion aussi d’en parler lorsque je l’aurais terminé.

Vous aurez aussi les versions annuelles du Tour de France et Pro Cycling Manager, pour la dernière fois avec le logo Focus normalement, puisque Cyanide est désormais la propriété de Big Ben Interactive, et que ces licences vont passer d’un éditeur à un autre. Et sinon vous pourrez jouer à… euh… des trucs. Vous l’aurez compris, on entre en période creuse. Heureusement, l’E3 est passé avec ses conférences plus chiantes palpitantes les unes que les autres, et cela devrait nous permettre de tenir quelques lignes de plus. En revanche le mois prochain, va falloir trouver de quoi remplir cette rubrique ; on pourrait mettre les photos de vacance des membres de l’équipe, mais c’est un coup à se faire fermer le site pour contenu inapproprié.

Ahem… Je confirme.

L’E3 ! Mon show à l’amerloque préféré ! Cette année n’était pas une cuvée aussi réussie que… l’année d’avant ? Bref, cette édition, je trouve que le seul constructeur qui a vraiment joué le jeu histoire de se faire remarquer, et surtout de permettre à sa machine de s’oxygéner les poumons, est… Microsoft.

Aaaaah… L’E3 ! En voilà un événement qui m’en touche une sans faire bouger l’autre (… mais vraiment, d’une force !). Toutefois, quand bien même le voisin juste au-dessus vous fera prochainement un retour sur l’E3, Loutrage ne s’est pas privé de squatter à d’autres événements. En effet, Marcheur, après avoir fait un détour aux Geek Days à Lille, a fait un tour au Game Camp France à Lille pour deux jours de conférences par des pros pour des pros et va bientôt vous en pondre un compte-rendu fleuve, tandis que je suis allé squatter à la Cité des Sciences pour vadrouiller sur l’espace e-LAB dédié aux jeux vidéo. Comme si cela ne suffisait pas, je vais bientôt prendre un malin plaisir à griller toutes les files d’attente à la Japan Expo début juillet, afin de rencontrer les quelques 37 développeurs indépendants français qui y seront présents. Last but nos least, pour ceux qui l’auraient loupé, retrouvez l’interview de Nicolas DITERIKS, compositeur français de musiques de jeux vidéo !

T’es sûr qu’à la Cité des Sciences ils ne t’ont pas fait venir car ils manquaient de cobayes ? Après tout, une loutre, c’est presque pareil… si on la regarde en louchant un peu après avoir enchaîné quelques verres.

J… Je… Je préfère garde une part de mystère.

Mais c’est qu’ils m’ont coupé dans mon élan ! Cela m’apprendra à laisser un article traîner plus de deux jours après mon intervention ! Bon pour ce qui est de l’E3 de Microsoft (le seul ayant un certain intérêt, et le premier qui me sort que celui de Bethesda était pas si mal aura affaire à ma prose !), je vous ai d’ores et déjà préparé un article plutôt long à ce propos. Pour ce qui est de ce à quoi je joue en ce mois de juin désespérément tristoune (comme tous mois de juin vidéoludique d’ailleurs), je m’essaye à Sonic Forces tout en ayant fini Bayonetta 2 et continuant ma partie de Breath Of The Wild. Avant de me traiter de saleté de boulimique (et je le suis un peu dans pas mal de domaines), sachez que tout ça s’est fait sur environ trois semaines, et qu’actuellement, je fais tout, sauf rester affalé dans mon siège pour jouer. Remise en forme, toussa toussa…

Comme je ne suis pas sûr de pouvoir vous donner mon avis à court terme sur les deux titres que je n’ai pas encore critiqué cité ci-dessus, je vais vous faire un rapide débriefing : Bayonetta 2, ce sera super court, car c’est le même jeu que le premier, en plus rythmé, plus beau, plus intense et plus court. Oui, tout cela se fini sur une note amère de seulement huit heures de jeux avec, cela dit, des tonnes de bonus et trucs à collecter histoire de justifier une meilleure rejouabilité qu’il n’y paraît. Alors que dire de plus ? Ah oui, la nouvelle coupe de notre sorcière bien aimée lui va à ravir, le jeu est toujours aussi fou-fou et con-con, tandis que le tout fonctionne incroyablement bien. De quoi s’installer confortablement comme l’un des meilleurs beat’em up de la génération, avec pour principal concurrent… bah rien pour l’instant, mais bon, Devil May Cry V arrive en début d’année prochaine !

Ensuite parce que je l’ai cité et qu’il faut bien porter un peu d’attention aux jeux qui sont juste sympathiques, on pourra vite fait parler de Sonic Forces. Alors c’est quoi ses forces exactement ? Eh bien un contenu varié, un très bon rythme malheureusement pas mal haché par une structure un peu chelou (bien que jouer en ligne droite soit très addictif), une réalisation ma foi honorable avec une mise en scène curieusement travaillée et quelques bons niveaux. On pourrait donc croire que le titre est bon donc, sauf qu’en réalité une dose assez cruelle de défauts vient ternir l’expérience, entre les mécaniques de gameplay qui nous ralentissent en plein niveau (un jeu Sonic, je le rappelle), le scénario complètement alarmant tant il use et abuse de ficelles grossières pour rebondir (ils nous font quatre ou cinq fois le coup du méchant qui te laisse partir parce que… c’est comme ça), et l’impression que le jeu a été taillé pour un seul et unique public : les speed runners, tout en étant affreusement simple.

Je vais aussi revenir sur l’E3, malgré l’ennui profond que ce dernier a provoqué chez moi. Est-ce que c’est moi qui ai changé, ou bien cette grand messe du jeu vidéo, mais le fait est là : je me suis fait chier. Entre une communication uniformisée (au même titre que la plupart des jeux d’ailleurs), et le faux enthousiasme d’une bande de demeurés qui seraient prêt à applaudir un mouchoir sale si on le leur demandait, j’avoue mon exaspération. Le fait que ces mêmes personnes (dont certains sont journalistes, je sais, c’est flippant) sont toutes atteintes d’un Alzheimer précoce les faisant tomber dans les mêmes pièges à chaque fois avec les : « Ce jeu est vraiment beau, c’est du jamais vu, une véritable claque technique !  » , qui à la sortie se transformeront en « C’était trop beau pour être vrai « , ou bien encore mon préféré « Comme nous vous l’annoncions lors de l’annonce du jeu et des premiers trailers, le titre a connu un sérieux downgrading  » .

Eh oui, ils osent, et après ils viennent chialer quand ils se font insulter, alors qu’à force de prendre les gens pour des cons, je ne vois pas ce qu’il y a d’étonnant à les voir se comporter comme tel. Tout ça n’aide sans doute pas non plus à profiter du show dans les meilleurs conditions. Pour en revenir au contenu, même si je n’ai pas été particulièrement enthousiasmé, Microsoft a fait le boulot, là où Nintendo a fait le minimum syndical, tandis que Sony a continué de faire dans l’onanisme. En même temps, pourquoi prendre des risques puisque le public suit ; tenter d’aller vers (ou dans) l’inconnu, c’est le meilleur moyen de choper une MST. Pour parler des titres présentés, The Last Of Us 2 m’en touche une sans faire bouger l’autre comme dit Toupi, surtout que de ce que j’en ai vu, l’IA semble encore totalement aux fraises. Et pour ce qui est de tout le foin fait pour une pauvre scène de baiser entre deux femmes (et cela dans un sens ou dans l’autre), je m’en cogne tellement fort que je risque la commotion cérébrale.

The Last Of Us 2… Comment dire… Tout cela me paraît scrypté à en crever, et si ça l’est pas, c’est intéressant, mais globalement le squelette du jeu ne m’inspire pas des masses. Voire, allons plus loin, ne m’inspire pas du tout. Déjà, je trouve que la manière des Dogs de mettre en avant l’ultra-violence à chaque bande-annonce a tendance à légèrement me saouler. Autant j’ai trouvé que la scène du bal était bien écrite et superbement mise en scène (et pour les vierges effarouchées qui chialent pour un baiser goudou, vous auriez pas pu vous informer un peu sur le personnage d’Ellie qui est lesbienne depuis 2013 ?), mais le lien avec la scène d’égorgement juste après, c’est ni subtil, ni utile : c’est gratuit. J’espère que le jeu traitera de cette violence pour montrer à quel point le monde de The Last Of Us a pris un virage encore plus radical que dans le premier opus, parce que si ce dernier pouvait être violent, il pouvait aussi être beaucoup plus mesuré. J’espère donc que la démesure des trailers n’est pas à l’image du jeu complet, parce que sinon, bonjour le jeu qui veut se faire remarquer.

Pour le jeu de Kojima, je dois bien avouer que je ne sais pas où il va, à part bien sûr à la banque pour faire un virement et payer le salaire des acteurs qu’il embauche à tour de bras. Perso je pense que le pitch est plus intéressant qu’un casting, mais il semblerait que bon nombre de personnes ne soient pas dans ce cas. La seule chose que je peux souhaiter, c’est que si Kojima au moins sait où il va, c’est l’essentiel. Et petite précision : le jeu se nomme Death Stranding, et pas « le jeu de Kojima avec Norman Reedus à poil  » comme on l’appelle souvent.

On va pas se mentir, en fanatique de Metal Gear Solid V, j’attends avec une certaine impatience Death Stranding, parce que les animations sont presque les mêmes que dans le dernier Metal Gear Solid… c’est tout ? Bah oui, c’est un peu tout, parce que en effet, le jeu de Kojima me fait l’effet d’un teaser très sympathique, bourré de promesses, d’indices, de machins dans tous les sens, mais jamais de fil conducteur. Donc mon enthousiasme est tempéré par un ensemble de constats… Le fait que le jeu n’ait pas de genre, pas de direction précise, pas de scénario clair dans ses intentions, font que je prends le titre comme une curiosité qu’il me plaît à découvrir à chaque bande-annonce… Mais je ne suis pas impatient d’y jouer, conscient que lorsque le jeu sera entre mes mains, bah la baudruche de mystères va éclater. Le mieux c’est que Death Stranding soit un jeu sans début et sans fin, avec juste un récit qui développe un truc et ne va finalement nulle part, histoire qu’il conserve son statut de mystère de l’industrie. Ça pourrait être intéressant, et ça ressemble à ce qu’est Metal Gear Solid au final.

Ghost Of Tsushima, c’est beau, vraiment, mais ça a aussi l’air chiant, vraiment. Dans ce qui a été montré, les ennemis t’attaquent chacun leur tour (coucou premier Assassin’s Creed) ; en 2018 (on sera peut-être même en 2019 à la sortie…), OK, c’est bien sympa le « toujours plus beau  » , mais si c’est pour te balancer des limitations de ce genre, merci mais non merci. Si je veux du contemplatif, eh bien je vais au musée, tout simplement.

C’est dingue, mais la première bande-annonce m’avait fait vibrer… Mais là, le osefomètre a atteint un niveau impressionnant. Rien de plus à rajouter : c’est beau mais… Ah si, jouez à Nioh. Et attendez religieusement Nioh II.

Cyberpunk 2077, le trailer était joli. On a pu constater que CD Projekt a clairement changé de style depuis le premier qui avait été révélé en 2013 (et ouais, déjà), mais ça a toujours de la gueule ; difficile de dire le contraire. En revanche, ce que j’apprécie moins, c’est le coup de balancer de vrais morceaux du jeu uniquement à notre « élite journalistique  » , tout en interdisant qu’on donne accès à la plèbe, le vil peuple n’étant sans doute pas à la hauteur… A moins qu’il n’y ai anguille sous roche, et que ce soit les fameux journalistes les dindons de la farce qui se sont fait manipuler d’une manière ou d’une autre avec cette démo, et qu’ils craignent que des gens un peu moins crédules découvrent le pot aux roses. C’était la minute parano qui vous a été gracieusement offerte par les Hommes-Lézards et les Illuminatis.

Je ne vais pas mentir non plus à propos de Cyberpunk 2077 : autant le fait que l’univers soit coloré me plaît, autant j’ai l’impression que le jeu est annoncé trop tôt, et j’ai toujours de gros doutes quant à la capacité du studio à me faire rêver. Parce que dernièrement, j’ai essayé de rejouer à Witchouze 3, et grand dieu, plus jamais. Donc, patience les enfants ; la nouvelle de la caméra en première personne est un bon premier signe qui, j’espère, permettra à CD Projekt de faire mieux niveau gameplay.

J’en arrive au seul jeu que je peux dire attendre réellement, à savoir Metro Exodus. C’est très joli (même si je sais que ce ne le sera sans doute pas autant à la sortie), et en prime ça va à contre-courant de ce qui se fait actuellement. Les développeurs ont déjà annoncé que d’une, le multi c’est peut-être à la mode mais eux ça ne les intéresse pas, et que deux, même si on a des passages en extérieur, on ne sera pas dans le monde ouvert afin de pouvoir se concentrer sur la narration. En gros, ils ont décidés de prendre la fameuse checklist qu’on nous sert à toute les sauces, et se sont torchés avec… Je ne peux que les féliciter pour cela, en espérant que d’autres fassent la même chose.

Flofrost qui parle de l’E3 sans évoquer Ori And The Will of the Wisps ! Bordel, que je peux l’attendre celui là. Si j’attends Ashen à 9 sur une échelle de 10, Ori doit bien être à 18 ; chaque image, chaque son, chaque mot à propos de ce jeu me rendent encore plus impatient. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir été dernièrement refroidi par State Of Decay 2, mais bordel, Ori, raaaah…

Gelukpa : Bon c’est mon tour de parler de l’E3 on dirait. Cette année j’ai fait l’effort de regarder toutes les conférences. Je voudrais revenir vite fait sur le cas Electronic Arts. Parce que parmi les conférences vraiment nazes, Electronic Arts est ressorti du lot comme le champion, la seul annonce intéressante étant un futur jeu Star Wars Jedi Fallen Order présenté en trente secondes par un mec assis dans le public, sans aucun visuels présentés (même pas un logo). Une vidéo de gameplay d’Anthem a été montrée, et ça semble être fortement inspiré de Destiny et Warframe, ce qui pose au passage la question de la qualité du jeu, d’autant plus que Bioware a fait beaucoup de déçus sur ses deux derniers jeux. Ne placez vos attentes trop haut ; on ne sait jamais. Pour finir sur EA, l’annonce de Command And Conquier Rivals, jeu mobile PvP qui semble être un viol de la licence, a déchainé les foules… dans le mauvais sens du terme. Les fans ne s’y trompent pas, puisque le trailer officiel sur Youtube a déjà récolté 50 000 avis négatifs contre seulement 2 100 positifs.

Bon sang, j’avais réussi à sortir de mon esprit ce nouveau viol de licence perpétué par EA. J’en ai passé des heures sur Alerte rouge, et voila qu’ils nous pondent un pauvre jeu mobile. Si ça existe, j’espère ne pas être dans les environs quand EA va se manger le retour de karma en pleine tronche, car vu l’ampleur du truc qu’ils mériteraient de se prendre, on n’est pas à l’abri de victimes collatérales.

Comme l’a souligné Marcheur, Microsoft a eu une conférence très solide, plus d’1h40 d’annonces. Personnellement, j’ai trouvé ça long. Très long. N’étant pas possesseur de Xbox, je n’avais pas d’attente particulière ici, seulement l’espoir de voir des jeux disponibles aussi sur PC qui vaudraient le coup d’œil. Eh bien je n’ai pas été déçu ! On a vu apparaitre des suites de jeux vraiment intéressantes avec Dying Light 2 qui aura la chance d’avoir au scénario Chris Avellone (ça pourrait être une malchance s’il n’aime pas la licence ; il n’y a qu’a voir ce qu’il a fait sur KOTOR 2 alors qu’il n’aime pas Star Wars, un pur viol de l’univers – oui, je te provoque, Marcheur). Suite intéressante aussi avec The Division 2 qui avait… divisé sur le premier opus (oui, elle était facile celle-là), mais qui a pourtant su proposer un suivi vraiment correct, et dont l’expérience actuelle est très bonne, surtout en coop. On a aussi pu voir le prochain Tomb Raider qui a l’air de ne pas vraiment innover par rapport aux précédents, ainsi que le prochain Metro Exodus qui semble en bonne voie. Et bien sur un Ori And The Will Of The Whisps superbement réalisé.

Parmi les nouveautés, on notera Sekiro, sorte de Niohlike avec une direction artistique, des animations, une ambiance, qui ont l’air très travaillées. Tunic, qui semble être un croisement entre Zelda et Dark Souls, et qui présente une direction artistique qui divise (personnellement, je trouve ça hideux). Et bien sûr, ce qui s’annonce déjà comme un tuerie : Cyberpunk 2077. CD Projekt Red sait faire des jeux ; ils nous l’ont prouvé avec le formidable Witcher 3. Si vous n’avez pas vu le trailer, cessez toutes activités immédiatement, et regardez-le. CD Projekt a d’ailleurs caché un message particulièrement rassurant dans leur trailer : « Cyberpunk 2077 est un vrai jeu solo, un RPG à histoire. Vous pourrez créer votre propre personnage  » , « N’attendez rien de moins que ce vous avez déjà eu pour The Witcher III. En ce qui concerne les DRM, Cyberpunk 2077 sera garanti 100% sans DRM sur PC  » , « Des microtransactions ? Dans un jeu de rôle solo ? Vous êtes cinglés ?  » . Voila qui rassure.

Pour ce qui est des studios first party intégrés à Microsoft, clairement, je m’en tamponne l’oreille avec une babouche. Parmi les bonnes surprises, je dirais que peu de jeux présentés étaient des battle royal ; seul PUBG était présent avec un trailer qui est très très très éloigné de ce qu’est le jeu réellement, plein d’explosions, de combats intenses et dynamiques, alors que tout ce qui risque de vous arriver dans le jeu, si vous survivez à l’atterrissage, c’est de mourir d’un tir de sniper sans trop savoir d’où ça vient.

Je voudrai aussi faire un retour rapide sur la conférence Ubisoft. Nous n’avons pas toujours été tendre avec leurs jeux sur ce site, mais comme on dit : qui aime bien châtie bien…

… Ouais, on va dire ça.

Cette année ils ont présenté trois jeux qui me donnent particulièrement envie. Beyond Good And Evil 2, j’avais adoré le premier et cette arlésienne semble enfin se préciser. Ubi nous a d’ailleurs gratifié d’un trailer en CGI magnifique, ainsi que de quelques séquences de gameplay attirantes. Skull And Bones, qui nous propose les formidables phases de gameplay en bateau à la Assassin’s Creed Black Flag, mais sans les assassins. La vidéo de gameplay a d’ailleurs montré quelques fonctions intéressantes : approchent furtives (en bateau, oui-oui !), personnalisation de l’équipement du navire (avec par exemple roquettes ou mortiers), et trahison des amis pour voler le butin (concept déjà présent dans la fameuse dark zone de The Division, et qui n’était franchement pas une réussite). Et pour finir, le prochain Assassin’s Creed Odyssey qui est annoncé comme proposant encore plus d’orientations RPG que le précédent, avec plusieurs fins et choix de dialogues qui auront un impact sur le monde. L’époque choisie cette fois-ci est la Grèce antique, où vous jouerez un spartiate (au choix : homme ou femme). Le jeu propose d’ailleurs en compétence le fameux this is Sparta kick !

Pour finir sur l’E3, la conférence Sony m’a grandement fait penser à un pétard mouillé. Last Of Us 2 nous a été présenté avec une séquence introductive qui m’a semblé particulièrement ennuyeuse et une séquence de gameplay vraiment trop mise en scène ; espérons que le jeu offrira plus de libertés que ce qui a été montré. Kingdom Hearts 3 a enfin été montré depuis le temps qu’on ne l’attendait plus, tout cela pour que quelques jours plus tard Testuya Nomura déclare qu’il a été annoncé trop tôt ; patience les enfants, vous y jouerez peut-être un jour après la sortie de FF7 RemakeDeath Stranding m’a fait me demander pourquoi. Pourquoi autant de vénération pour Kojima qui produit des jeux moyens sur lesquels tout le monde s’extasie, parce que c’est « cryptique  » ? Pourquoi Lea Seydoux ? Pourquoi Lindsay Wagner ? Pourquoi autant d’acteurs qui vont ruiner le budget et nous promettre un développement insuffisant ? Pourquoi vouloir nous faire jouer un livreur Uber ou Deliveroo alors que les quêtes Fedex sont décriées dans tous les jeux (z’avez vu les placements de produits discrets) ?

Je dirai qu’au vu des annonces faites par tout les éditeurs, la fin de l’année et le début 2019 vont être très très chargés. Commencez à économiser parce que votre banquier risque de vous détester.

Pour finir, au niveau actualité j’ai pris le temps de m’essayer à Westworld sur mobile, petit jeu qui semble tirer son inspiration de Fallout Shelter. Peut-être un peu trop d’ailleurs, puisque j’ai beaucoup ri en découvrant que Bethesda attaquait en justice Warner Bros ; non content de copier son style graphique et son gameplay, à sa sortie le jeu présentait les mêmes bugs que Fallout Shelter. Voila ce que c’est de recycler vite fait mal fait le code d’un jeu. En tout cas, il n’est pas resté plus de 48 heures entre mes mains ; répétitif à souhait et nécessitant d’y passer toutes les cinq minutes pour relancer des missions ou lancer une construction. Je n’ai pas eu la patience ni l’envie de m’acharner. 

Ah et sinon… Chris Avellone… à l’écriture sur Dying Light 2… Mort de rire !!!

A propos de l'auteur : flofrost

Avatar

J'ai l'air méchant comme ça, mais ce n'est qu'une impression. En vrai je suis pire !

0 Commentaires sur “CQFD : Juin 2018”


Connectez-vous pour laisser un commentaire

Groupe Steam

Derniers commentaires

Aller à la barre d’outils