A suivre : Realms Beyond

A suivre : Realms Beyond

Chers loutrons,

Je ne sais pas si vous l’avez vu passer, mais il y a un projet Kickstarter qui nous fait de l’œil sur Loutrage, d’autant plus que l’on sera sensiblement impliqués. Je parle de Realms Beyond, développé par Ceres Games. Histoire de marquer le coup, on s’est décidé à backer le projet en meute au nom de Loutrage, ceci afin de pouvoir squatter la peau d’un PNJ plus ou moins important en fonction de la somme réunie.

Nous vous offrons donc cette opportunité, puisqu’en se joignant au projet à travers Loutrage, chaque participant pourra ainsi recevoir une clé, voire une version boîte si on se débrouille bien (… comme d’hab’, non ?), et participer collectivement à la création du PNJ. Et si on gère comme des dieux, il y aura encore davantage à design

Si vous souhaitez participer à l’aventure, contactez Toupilitou, par mail / MP via le forum / Steam, ou… par fax ! Ceci étant dit, vous trouverez ci-dessous quelques informations que j’ai condensées sur ce projet, bien qu’il existe une version française de la page Kickstarter.

La Loutre

En 2010, le studio Coreplay était parti sur l’idée du développement d’un hack’n slash qui portait le nom de Myth Of Glory. Cependant, en mûrissant, ce projet prit une autre direction, pour se rapprocher d’un cRPG qui reprendrait les éléments qui ont fait le succès des RPG des années 80-90. Myth Of Glory devint alors Chaos Chronicles. Toutefois, après quelques échanges houleux avec leur éditeur, le projet Chaos Chronicles tomba à l’eau mi-2013, et peu de temps après, le studio ainsi que l’éditeur le suivirent dans sa chute, faisant dire à Peter Ohlmann (le CEO de Coreplay) : « The song is ended, but the melody lingers on… » . Suffisamment prémonitoire pour qu’entre 2013 et 2017 (… admirez cette précision au millimètre), le projet Realms Beyond pop du néant, et c’est en quelque sorte le revival de ce développement, alors que la plupart des membres de l’équipe se sont réunis dans le studio Ceres Games. Qu’est-ce que cela donne concrètement huit ans plus tard ?

 

Pour faire simple, les RPG du genre Dragon Age, Elder Scrolls, ou The Witcher, les développeurs les trouvaient sympas, mais ça ne leur filait qu’une demi-molle. En réalité, pour leur filer un braquemart d’enfer, il leur fallait du Ultima ou du Wizardry, c’est-à-dire un RPG bien poilu qui se concentre sur le monde et ses événements, plutôt que sur le destin d’un avatar sauveur de l’humanité que l’on contemplerait via de jolies cutscenes. Le genre de RPG qui vous laisse vivre avec des conséquences parfois malheureuses, mais qui vous pousse également à aller de l’avant. Voilà pour la déclaration d’intention.

Concrètement, Realms Beyond est un RPG au tour par tour se déroulant dans un univers fantasy, où l’on contrôle un groupe d’un maximum de six membres, tandis que les règles sont basées sur la version 3.5 du SRD de l’Open Game License fournie par Wizards Of The Coast. Quant au moteur graphique, il exploite une vue isométrique mêlant 2D et 3D, avec possibilité de zoom. A noter également qu’il sera possible de créer ses propres scénarios et campagnes en utilisant le module UrWelt RPG Engine. Voilà pour les gros-mots ; tous balancés d’un coup, ça passe mieux.

Ceci étant expédié, commençons par la création de personnage. Le joueur aura le choix parmi sept races existantes : les Nains, les Gnomes, les Humains, les Elfes, les Halfelins, les Demi-Elfes, et les Demi-Orcs. Bien évidemment, la plupart des poncifs du genre sont de la partie, chaque race aura ses atouts et faiblesses, tout en ayant la possibilité de personnaliser son apparence. Au-delà de cet aspect, il est également possible de choisir la classe, parmi huit : Guerrier, Prêtre, Sorcier, Voleur, Barbare, Paladin, Rôdeur, et Druide. Là encore, chacune aura ses spécificités. Enfin, il va de soi que chaque personnage aura accès à une large palette de compétences et dons.

Mais voilà, Realms Beyond n’est pas l’histoire d’un personnage, mais d’un groupe. Il est clair que la plupart des cRPG ne seraient pas les jeux cultes qu’ils sont devenus sans des compagnons à la forte personnalité. Cependant, les développeurs ont pris le contrepied de cette marotte, faisant le constat que l’imagination du joueur est bien plus sollicitée lorsque la construction des autres personnages du groupe est plus libre, et les personnages moins verbeux. Chacun est alors libre d’y accoler l’archétype qu’il souhaite sur un compagnon, et ainsi se faire son histoire. Le but avoué est que le joueur s’approprie au maximum l’aventure dans laquelle il est projeté. À titre personnel, j’avoue toutefois préférer jouer avec des compagnons scénarisés et les banters qui vont avec. Pour citer le patron :

We want your imagination to fill in the best parts and for that to work, sometimes, saying or showing less, is more.

Ainsi, ce groupe est projeté dans un monde qu’il devra explorer, et les développeurs se sont fait un malin plaisir de s’inspirer de Realms Of Arkania et son design ouvert. Nul besoin de modéliser des paysages qui paraissent pour la plupart sans vie. En effet, la carte du monde peut déjà être une énorme source d’événements, permettant d’aller bien souvent plus loin qu’un écran de transition entre deux lieux qui eux ont été modélisés. La liberté est alors donnée au joueur pour lui permettre d’attiser sa curiosité en allant au-delà de la grande route, et en s’écartant sur les petits chemins. Dit comme cela, ça me fait penser à la feature d’exploration de map du récent Pathfinder : Kingmaker (… dont la review à quatre mains ne devrait plus tarder à pop par ici).

Cet univers sera divisé en plusieurs régions, avec pour chacune : un monde souterrain, le monde de la surface, et des conditions climatiques distinctes. Mais voilà, qui dit monde à parcourir, dit voyage. Et les développeurs ont également choisi de rendre les conditions de ce voyage contraignantes, afin de rajouter une couche de réalisme. Il est clair qu’il ne sera pas possible de voyager non-stop jour et nuit ; le repos à travers le camping fait partie de l’aventure, ce qui permettra au groupe de mémoriser des sorts, mais aussi cuisiner, manger, chasser, collecter de la nourriture, soigner des blessures, ou identifier des objets.

Cependant, camper en pleine nature n’est pas sans dangers, puisque des rencontres hostiles et embuscades peuvent se produire. De quoi forcer le joueur a soupeser chaque déplacement, afin de ne pas être pris au dépourvu avec un groupe complètement épuisé, prêt à être salement cueilli par des créatures errantes. Là encore, voyager de jour ou de nuit pourra avoir du sens selon la région où vous vous trouvez, et des créatures qui y habitent. Au rang des paramètres à prendre en compte lors des voyages, on retrouvera aussi la gestion de la faim et de la soif de tout le groupe, ainsi que la gestion de l’équipement nécessaire pour les trajets.

Les combats quant à eux s’inspireraient plutôt de ce que pouvait faire un Temple Of Elemental Evil. Parmi tous les dons et compétences, ainsi que les actions spéciales, les développements de personnages promettent de la diversité, d’autant plus qu’à haut level, il y aura à disposition des classes dites de prestige, spécialisant encore davantage nos avatars. Nous aurons l’occasion de les mettre en œuvre sur des scènes de combat à quadrillage hexagonal, ce dernier permettant de mieux gérer les déplacements, mais aussi de rendre les mouvements plus naturels (… dans la vie, vous ne faites pas vos déplacements à angles droits ; ici, c’est pareil), et d’exploiter le plus intelligemment possible les maps qui seront créées.

Combattre, c’est bien, mais combattre pour voir ses actions se refléter dans le monde du jeu, c’est encore mieux. Ainsi, si vous éclatez tout un camp de bandits, alors il ne générera plus d’ennemis dans la zone, ce que le nobliau du coin appréciera en mettant en place des patrouilles, ce qui attirera forcément des marchands. Un choix (détruire le camp) implique donc une cascade de conséquences qui transformeront le monde à mesure que nous y agissons. Mais tout le monde n’aime pas prendre son destrier pour défendre la veuve et l’orphelin, en tout cas, cela m’amuse peu, et c’est pourquoi il sera possible de faire d’autres choix, qui auront alors d’autres conséquences. Ainsi, en termes de choix, et comme dans la vrai vie, on aura alors également droit à une variation de gris.

Toutefois, toutes les rencontres ne sont pas hostiles, et on retrouvera pas moins de 250 PNJ scénarisés, avec leur lot de quêtes bien poilues, accompagnées par des dialogues qui ne le sont pas moins. Il s’inspire forcément des jeux tels que les vieux Fallout ou bien encore Arcanum, Planescape : Torment, et Baldur’s Gate pour proposer des quêtes à embranchements. Alors, évidemment, depuis tout à l’heure, je vous faire une Tourette de naming des classiques du genre, mais les développeurs piochent dans ce qu’ils considèrent comme les meilleures mécaniques, afin de mieux y rajouter leur propre couche conceptuelle, celle qui correspond finalement à l’âme du jeu à travers son atmosphère.

Ainsi, nous parcourrons un open world persistant et dynamique, s’étendant sur plusieurs continents, où chaque région a évidemment sa propre culture, ses factions, son histoire, ses personnages hauts en couleur, ses problèmes et leurs conséquences. D’ailleurs, en parlant d’histoire, un petit mot sur le lore. 50 ans avant le début de notre aventure eut lieu le Grand Cataclysme ! des volcans, des tremblements de terre, des pluies de feu et de cendre, tandis que le chaos se répandait parmi toutes les civilisations. De nos jours, ça s’est calmé, mais cela a totalement refaçonné la géo-politique mondiale, tandis que des monstres et bandits de grand chemin pullulent. Les têtes couronnées embauchèrent donc des mercenaires à tour de bras histoire de faire le ménage, et notre groupe en fait évidemment partie.

Nous allons parcourir le monde, et les développeurs nous promettent des environnements où une majeure partie des éléments sont interactifs ; on pourra les ramasser, les manipuler, voire en faire la cible de sortilèges spécifiques. Le mot d’ordre est l’expérimentation, et étant dans un nouveau run sur Divinity Original Sin 2, j’ai bien envie de dire que cela sonne agréablement à l’oreille. Expérimenter au milieu d’un environnement où chacun, chaque faction, aura un positionnement clair vis-à-vis de vous et vos principes. Tout le monde aura également un emploi du temps (que ce soit en ville ou ailleurs), en ne se contentant pas de rester statiques comme des poteaux, à attendre sagement que vous alliez leur parler.

 

Voilà un article que j’ai commencé à écrire il y a cinq mois de cela, et cette campagne Kickstarter aura légèrement rasé le gros poil que j’avais dans la main afin d’accélérer son écriture. Et à l’heure où je tapote ces lignes sur mon clavier, sachez que nous avons d’ores et déjà réuni la somme nécessaire pour créer à minima le tenancier d’une taverne (… hmmm, un bordel ?), bien que l’on puisse malgré tout encore pousser un peu le plaisir jusqu’à la création d’un aristocrate, voire d’un roi liche si on est fou-fou… Mais,j’ai bien envie de dire que la suite ne dépend maintenant plus que de vous !

 

 

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A propos de l'auteur : Toupilitou

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Loutre hyperactive et webmaster de http://www.loutrage.fr

9 Commentaires sur “A suivre : Realms Beyond”

  1. Avatar AbounI dit :

    Le Roi Liche ! Le Roi Liche ! Le Roi Liche !

    Allez les loutrons !

  2. Avatar Toupilitou dit :

    Ne serait qu’un proxénète appelé Lou Trage qui gèrerait un bordel nommé « A la loutre sanglante », ça me ferait faire des petits bruits de contentement, j’avoue…

    :lol:

  3. Avatar AbounI dit :

    Avec à l’entrée un écriteau : « La maison fait pas crédit » ou pire encore « Entrée interdite à Navarre », il serait capable de les épuiser à mort, et tu serais obliger de leur accorder 6jrs de repos par semaines. :lol:

  4. Avatar flofrost dit :

    Comme PNJ, l’ennemi lors d’une quête ce serai pas mal, genre un tueur en série que l’équipe traque :cool:

  5. Avatar AbounI dit :

    Une chasse à Loutre ? lol

  6. Avatar cabfe dit :

    Une loutre-garou (ou seulement enragée).

  7. Avatar flofrost dit :

    Le nom d’une sale bête qui fait chier les paysans du coin ça le ferai bien aussi, ou une sorte de farfadet qui fait des blagues à la con aux gens, genre pisser dans leur soupe quand ils ont le dos tourné ^^

  8. Avatar AbounI dit :

    une loutre éclipsante? comme la bête éclipsante?
    http://www.donjondudragon.fr/drs/ad-d2/bestiaire-monstrueux/8777-b%C3%AAte-%C3%A9clipsante.html

    Une bestiole qui ferait chier tout ceux qui s’aventure dans son territoire, voyageurs, marchands itinérants, etc. Pis un jour, sa tête fut mise à prix, le seigneur local blasé de sa présence qui nuit à son biz?
    Ou un mage ou alchimiste offrant une récompense à qui lui ramèrait 3 poils de la moustache de cette loutre, un composant essentiel dans la préparation d’un sort/potion ? (oubliez pas que les composantes matérielle sont nécessaire pour la magie, même si on sait pas pour l’heure si ce sera limité qu’à la thune)

  9. Avatar Toupilitou dit :

    Des poils de loutre, pour une potion de fertilité :lol:


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