Book Of Demons

Book Of Demons

Review copy fournie par Evolve PR

Avant que l’on me propose de tester Book Of Demons, je n’en avais jamais entendu parlé. Pourtant, le jeu est en early access depuis juillet 2016. Je me suis dit que c’était forcement mauvais signe et donc je n’attendais pas grand chose de ce jeu. Les 93 % d’avis positifs sur Steam auraient dû me mettre la puce à l’oreille, car j’avais tort… Et rudement tort ! Explications.

 

Book Of Demons se présente comme un hommage totalement assumé à Diablo premier du nom. Il s’agit du premier jeu d’une série appelée Return 2 Games qui sera une série de sept jeux en hommage à des grands classiques. Pour l’instant, les autres jeux ne sont pas annoncés, mais on peut déjà parier que Starcraft et autres Baldur’s Gates seront surement dans le lot ! Parmi les grandes originalités du jeu, l’univers est appelé paperverse ; il s’agit d’un univers de papier dont tous les éléments sont comme ces livres pop-up, ces livres où des objets apparaissent en 3D lorsque l’on ouvre les pages. Il en résulte une esthétique particulière qui est très réussie. Chaque décor et chaque personnage rencontré possède ainsi un vrai charme.

Le pitch du jeu est très simple : il propose de descendre sous une cathédrale afin d’affronter le cuisinier (qui a dit boucher ?), un anti-pape (toi au fond, je t’ai entendu dire archi-bishop !), et un archidemon en personne (eh oui, il ressemble diablement à Diablo). Cela vous rappelle des choses ? Vous êtes comme moi alors : un vieux briscard du jeu vidéo. Book Of Demons reprend beaucoup d’éléments, que ce soit en gameplay, en visuels ou audios de Diablo : tonneaux, coffres, ennemis, bruitages, village et ses habitants… Vous aurez le choix entre trois classes bien classiques : guerrier pour commencer, puis plus tard vous débloquerez une brigande, et un mage (celui que j’ai préféré jouer honnêtement). Au fur et à mesure que vous descendrez les étages, vous découvrirez trois ambiances souterraines différentes : la cave de la cathédrale, puis les catacombes, avant d’atterrir en enfer, rien que ça !

Pour ce qui est du gameplay, le jeu s’éloigne de son modèle. On reste proche d’un hack’n slash, mais avec beaucoup de mécaniques originales. Le jeu est orienté pour la gestion des équipements, sorts, et consommables, vers un système de cartes. Au départ vous aurez trois slots de cartes, avec la possibilité de payer pour en avoir jusqu’à neuf. Chaque carte existe en version normale, magique, et légendaire, avec possibilité de les améliorer avec des runes que vous looterez ou que vous crafterez pour les plus puissantes. Les équipements, sous forme de cartes vertes, bloquent définitivement une partie du mana pour obtenir un bonus permanent, tel que protection, regain de vie ou de mana.

Les pouvoirs, sous forme de cartes bleues, consommeront une partie de votre mana restant pour être lancés. Certains sorts permettent de créer des projectiles en un certain nombre, sur lesquels vous pourrez basculer en fonction de vos besoins : boules de feu, flèches de glaces… D’autres ont un effet immédiat, tel que bouclier magique ou chute de météores. Les consommables, sous forme de cartes rouges, nécessiteront de récupérer des charges avant de pouvoir les utiliser : potions de soin, mana, invincibilité, rajeunissement, scroll de portail… Que du classique. Vous pourrez payer en ville afin de recharger ces cartes selon vos besoins.

A chaque passage de niveau, vous devrez choisir entre gagner un point de santé ou un point de mana. Mais sachez que l’autre point ne sera pas perdu, puisqu’il ira dans un chaudron. D’ailleurs, tuer un boss ou ouvrir certains coffres donne parfois une récompense qui partira elle aussi dans le chaudron. Lors de vos retours en ville, il vous sera possible d’acheter les contenus du chaudron, dont le prix augmentera pour la fois suivante. Il faudra estimer quand payer et quand laisser le butin en attente, sachant que dans le niveau de difficulté maximal, mourir vous fera malheureusement perdre tout le contenu du chaudron. Un Flexiscope, sorte de jauge définissant votre partie, vous permet d’ajuster la durée de jeu pour des séances de dix minutes à une heure environ.

Pour le déplacement, le jeu vous restreint malheureusement par un système de couloirs qui bloque parfois la fuite, vous condamnant ainsi à la mort. C’est très frustrant en mode Roguelike, où la mort a un impact et peut être définitive si vous ne savez pas gérer votre argent. Le jeu guide beaucoup le joueur dans son exploration en proposant des étoiles brillantes, ce qui indique les derniers éléments à chercher, tandis que chaque point d’intérêt d’un niveau est indiqué à l’avance en haut de l’écran. Des traces de pas permettent de savoir où vous êtes déjà passé, et ces traces de pas deviennent dorées lorsque tout a été exploré dans une zone. Impossible de rater quoi que ce soit dans un niveau.

Pour ce qui est des combats, on découvre plein de mécaniques originales. Par exemple, certaines attaques peuvent vous étourdir, ce qui a pour effet d’assombrir l’écran qui devient parcouru d’étoiles. Pour sortir de cet état, il vous faudra passer la souris sur chaque étoile. Le poison qui vous infectera pourra être éliminé en cliquant sur votre jauge de vie lorsqu’une icône apparaitra. Certains ennemis ont des capacités (soin, invocations…) qui s’activent en devenant visibles au-dessus de leur tête. Vous pourrez alors cliquer dessus pour les interrompre. Vos cartes peuvent être décalées et rendues inactives par un étourdissement ou une toile d’araignée. Il vous faudra alors cliquer dessus pour redresser la carte et la rendre utilisable. On retrouve ici pas mal d’interactions qui vont plus loin que simplement cliquer sur un ennemi très vite pour le défoncer.

Les dégâts élémentaires que vous recevrez, en plus de faire mal, auront tous un effet qu’il faudra gérer : la glace vous ralenti ou vous bloque tandis que certains stalagmites devront être attaqués pour pouvoir passer, et le feu en plus de faire des dégâts vous fera perdre votre mana sous forme de cristaux que vous devrez alors ramasser au sol. Les ennemis ont de plus une santé sous forme de cœurs de pierre, de feu, de glace, ou de poison. Il vous faudra utiliser les bonnes attaques pour vous en débarrasser : attaque de feu sur cœur de glace, et inversement, sous peine de vite vous retrouver submergé.

Les boss et certains ennemis auront des capacités variées : invocations, effets élémentaires, soin, ennemis qui enragent si on tape trop vite, ennemis qui deviennent invincibles quelques instants… Lorsque l’écran est envahi de tous ces ennemis en même temps il vous faudra garder votre sang froid pour vous en sortir. Heureusement, les mécaniques de jeu sont un peu plus lentes que dans un hack’n slash classique. Tout cela rend les affrontements plus tactiques et intéressants. Les boss que vous affronterez sont plutôt bien dosés. En effet, nombre de ces combats sont de vrais challenges ; ils sont découpés en différentes phases, et il faudra adapter votre tactique pour chacune d’entre elles. Rester dans sa zone de contrôle, tuer ses gardes du corps, détruire différents type de cœurs… Je me répète, mais le gameplay proposé est vraiment innovant sur de nombreux points.

Les plus gros défauts du jeu sont les déplacements limités a des couloirs (ce qui rend impossible d’esquiver les attaques ennemies – très frustrant à la longue), et sa durée de vie un poil courte pour le genre ; comptez une quinzaine d’heures pour le finir avec un personnage (soit 45 heures si vous le refaites avec chaque personnage), sachant que la rejouabilité une fois finie est loin des hack’n slash traditionnels. Vous pourrez juste passer en mode libre une fois le jeu fini, et continuer à descendre à l’infini. Pas de difficulté cauchemar ou enfer pour refaire le jeu en mode plus difficile.

 

Book Of Demons est définitivement un des meilleurs jeux auxquels j’ai joué en 2018. Comme dirait un certain sénateur Palpatine : « Une surprise assurément ! Une bonne surprise ! » . Son mélange de cartes, hack’n slash, et de choses inqualifiables, est particulièrement bien dosé afin de vous rendre accro à cette simple idée : « allez je nettoie encore un étage ! » . Le tout est disponible à petit prix, avec une traduction française d’excellente qualité, et pour enfoncer le clou, une démo vous est proposée pour tester la bête ! Donc, vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas l’avoir encore essayé !

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A propos de l'auteur : Gelukpa

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Modèle de vertu détraqué et testeur pour la loutre

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