CQFD : Mai 2018

CQFD - Ce Qu'il Fallait Démonter

Je reprends brièvement le flambeau de cette chronique puisque, après lui avoir montré la si fantastique et passionnante activité de brossage de licorne, Flofrost ne peut définitivement plus s’en passer ; difficile à croire, et pourtant, il s’active tous les jours frénétiquement dessus, tel un junkie du brossage, ne lui laissant plus une minute de libre. Toutefois, je tiens à lui préciser que j’ai reçu un coup de fil d’un collectif de licornes se plaignant du fait qu’il ne leur reste plus un brin de crinière à force d’être brossées jusqu’au sang. Ceci étant dit, retour rapide sur l’actualité d’un mois de mai qui a vu mon temps de cerveau disponible fortement réduit. C’est parti !

 

Avant de commencer d’évoquer les sorties du mois de mai, nous tenions à annoncer que grâce à Abouni et ses acolytes, la traduction de Age Of Decadence a passé le cap des 55 % traduit et corrigé. Du coup, en attendant un prochain build, sachez que la bêta test est devenue caduque suite au patch de ce mois-ci, basé sur le hotfix de Sunfire (moddeur) dont Vince (développeur) a salué le travail. Il y en a bien eu un qui s’est excité sur RPG Codex en tapant un scandale parce que le travail n’avait pas été réalisé par le développeur, mais il a vite été taggé en tête de cul, et laissez-moi vous dire qu’il en aurait été de même par ici. D’ailleurs, je viens seulement de l’apprendre, mais le développeur est un ancien du Codex. Fin de la parenthèse, et retour sur l’actu !

Je… je l’ai fait ! Sortant d’une torpeur tout ce qu’il y a de léthargique, j’ai enfin réussi à écrire ma critique sur Masters Of Anima, sorti le mois dernier, développé par Passtech Games, et dont j’ai reçu la clé par Focus une semaine avant sa parution (c’est à dire le 05 avril). Pas que ce soit un mauvais jeu, bien au contraire ; le poil que j’avais dans la main était bien trop fat, du genre à laisser un cratère sur la paluche lorsque tu arrives enfin à la retirer. Quitte à parler de Focus Home Interactive, le mois de mai a vu également poindre le bout du nez du deuxième épisode de The Council, grâce aux développeurs de Big Bad Wolf. D’ailleurs, si tu n’as pas encore le jeu, ou que tu le découvres seulement maintenant, eh bien tu n’as plus qu’à l’acheter ; allez hop, fais péter ta CB, camarade !

Comment ne pas parler également du rachat de Cyanide pour 20 millions de balles par Bigben Interactive, certaines licences passant sous la tutelle d’un éditeur (Focus) à un autre (Bigben) ? Parmi les licences promises à l’exil éditorial, Styx, Pro Cycling Manager, et The Council. M’est avis que Focus ne fera pas une croix sur les licences en lien avec Games Workshop tant le fruit doit être juteux. Pour le reste, aucune idée de ce que cela donnera concrètement, mais ça laisse tout de même un effet bizarre de dépouiller Paul pour habiller Jacques dans des habits de princesse, ce qui reste malgré tout une certaine suite logique suite au départ de Cédric Lagarrigue de la présidence de Focus Home Interactive. Au moment où j’écris ces lignes, le cours de la bourse n’en finit d’ailleurs plus de se casser la gueule suite à ces annonces successives (chute de 4 €), celle de la démission du boss étant malgré tout nettement plus violente (l’action qui perd 10 € d’un coup). Les joies du boursicotage ; tout ceci est quand même d’une tristesse…

Flofrost : Finalement j’ai réussi à me libérer, mes affaires ne s’étant pas déroulées comme prévu ; en effet, il faut croire que les industriels ne sont pas intéressés par des lasagnes à la licorne. Du coup, si jamais quelqu’un veut y goûter, j’ai quelques containers à refourguer. Je vais en profiter pour rebondir sur Focus (c’est le moment ou jamais étant donné que la cure d’amaigrissement a commencé, et que rebondir sur un sac d’os, c’est plus compliqué.), où le départ de Cédric Lagarrigue laissait présager des changements mais peut être pas si rapidement.

D’ailleurs le timing est plus qu’étrange : se passer de Cyanide à un mois de la sortie de Pro Cycling Manager (l’une, si ce n’est la plus grosse vente de Focus chaque année) ne me semble pas des plus habiles. Focus aura peut être récupéré un dédommagement, à moins qu’il ne soit encore considéré comme éditeur de ce dernier, je n’en sais rien. En attendant, personne ne communique à ce sujet. Bref, un beau bordel qui n’en dérangera pas certains, mais moi je sais que j’aime bien savoir à qui profite mon argent. Et je ne parle même pas du fait de lâcher une IP alors qu’on est en pleine exploitation de cette dernière (The Council) ; pas certain que ce soit très facile à gérer pour le développeur, coincé entre l’enclume et le marteau…

C’est pas faux. Mais, le mois de mai, au-delà d’une vague impression de bosser à mi-temps tout en étant payé à temps plein, c’est aussi la sortie de Pillars Of Eternity II : Deadfire. Il a réussi à corriger quelques tares rédhibitoires de son grand frère, tout en sachant implémenter quelques ajout forts bienvenus. Il n’est certes pas exempt de défauts (oh que non ; je pense notamment aux combats), mais, en prenant des inspirations de pirates, sable chaud, et cocotiers dans un univers fantasy, eh bien cela fonctionne plutôt pas mal. Ce deuxième opus a enfin réussi à insuffler un semblant d’âme dans cette saga, sans avoir à lire des kilomètres insipides de tartines. D’ailleurs, après m’être (encore) fait insulter par Marcheur lorsque je lui ai dit jouer sans le son, j’ai consenti le temps d’un instant à le mettre, et je dois avouer que les doublages intégraux rajoutent un certain cachet au titre en terme d’immersion.

Pour le reste, je me suis paluché les centaines de jeux et « jeux  » ayant vu le jour sur Steam durant le mois de mai, et parmi la montagne de bouses, j’ai déniché quelques œuvres semblant dignes d’un total désintérêt. Vu la qualité du catalogue, sachez tout de même que je me suis vidé dans treize seaux durant l’opération. Sans déconner, parmi la tonne de trucs foireux en VR, les portages de merdes en provenance du monde mobile, et des inévitables « créations  » made in RPG Maker ou de n’importe quel moteur à VN, je suis tombé sur un putain de jeu pour faire des Sudoku, s’appelant fort opportunément… Sudoku. Plus le temps passe, et plus j’ai l’impression que Steam est une plateforme de mise en valeur des projets de collégiens / lycéens. On en est vraiment là…

Dans le genre « je suis en plein descente les gars, ça va pas bien, je vois des trucs chelous  » , je voudrais également citer GAY Nation: a Gay Game for Gays [GAYS ONLY] qui, au cas où vous ne l’auriez pas compris à travers le placement judicieux du mot « gay  » quatre putain de fois dans un seul putain de titre, est une VN où le monde entier est devenu homosexuel, à cause d’une bombe chimique envoyée par la Russie en 2028 (… je n’avais pas encore capté leur objectif secret, vu comment ils en chient là-bas dans la vraie vie). Pourtant, quelques hérétiques ont eu le mauvais goût de rester hétéro, et ils sont alors pourchassés par des soldats d’élite dont vous faites partie. Il faudra donc enquêter pour trouver ces derniers rebelles afin de les convertir à grands coups de boutoir. Damned… Je n’en reviens encore pas d’avoir écrit tout ça sur cet étron ; sache, lecteur, que passer par la petite porte ne signifie pas que l’on va forcément aimer la merde. Ahem.

Sinon, allez, je cafte : Marcheur, au-delà de faire un tour pour voir quelques indés aux Geek Days à Lille, a pécho le jeu TRAP sur Steam puisque son auteur nous l’a proposé via le curateur Steam ; on n’en écrira pas une critique, mais il va quand même nous dire rapidement ce qu’il en pense, hein Marcheur ?

Marcheur : Hop hop hop on sort de sa léthargie léthargesque pour parler de ce jeu amateur fait sous RPG Maker « quelqu’un est en train de commencer à se marrer dans l’assistance, et la plupart des visages arborent désormais un sourire moqueur, Toupilitou lui, est parcouru d’un tremblement nerveux, et le voir nerveux est un putain de privilège  » . Comme je l’ai déjà dit, je ne me considère pas comme un complet salopard. Il s’agit d’un jeu amateur développé par une seule personne, un adolescent en l’occurrence, et qui est sur son premier projet. On aura beau dire, il faut un certain courage pour, à cet âge, proposer son travail à la critique d’un autre. C’est pour ça que dès que j’aurais écrit ceci, je lui enverrai pour qu’il lise ce que j’ai à en dire.

TRAP, c’est un projet plus que sous influence, qui se compose d’une série de références dans un contexte très simple : on arrive dans une ville par un train, dans laquelle il se passe des choses bizarres. Bref, dès le début les références s’accumulent, et le moins qu’on puisse dire, c’est que pour son âge, notre ami a plutôt bon goût, entre le lieu où l’on se retrouve lorsque l’on meurt qui évoque plus que largement The Evil Within ainsi que les références globales appuyées pour Silent Hill et un clin d’œil à Ça . Au moins si on est dans le fan service le plus basique, ce n’est pas un fan service dénué d’intérêt, faites Evil Within, faites Silent Hill, regardez Ça, ce sont des bons conseils.

Probablement limité par le moteur, notre jeune développeur a choisi de faire un jeu aux dangers contextuels qui sont liés à des décisions prises par le joueur. La mort n’est pas définitive et nous amène chaque fois dans un lieu réellement angoissant pour le coup, avec une idée esthétique intéressante et bien réalisée. Globalement, la réalisation ne m’a pas dérangé du tout, on a beau être sur du pixel art (et là Toupilitou fait une syncope), ça fait globalement bien son boulot, et m’a rappelé quelques jeux Vita.

Pour l’instant, l’expérience est globalement courte, c’est assez mal écrit du fait de quelques incohérences qui ressemblent plus à des erreurs de jeunesse qu’autre chose (le coup du code d’accès pour avoir accès à un toilette à l’intérieur d’une enseigne c’est déjà spécial… mais y trouver une barre à mine c’est encore plus bizarre). Sans doute qu’en laissant un peu de temps au jeune développeur en signalant les défauts, on aura probablement un jeu sympatoche, et surtout une occasion pour lui de se faire la main, car c’est ici bien la question. Et pour être honnête, je pense que pour un premier essai, il ne s’en tire franchement pas mal vu que j’ai fini la démo et j’y suis resté plus d’une demie heure… Et vu ce que j’avais à faire à ce moment, c’est déjà une réussite pour le gaillard. Alors lâche pas l’affaire.

Je ne vais pas m’étendre maintenant sur le sujet, puisque on s’en occupera probablement dans une prochaine battle écrite, mais je balance quand même mon pavé dans la mare : les projets amateurs ont-il vocation à se retrouver sur une plateforme professionnelle ? Question subsidiaire : combien resterait-il de jeux, parmi les +22 000 titres du catalogue de Steam, si l’on vaporisait lesdits projets amateurs ? Je vous l’accorde, ces questions sont légèrement orientées… D’ailleurs, quitte à en être là, je pourrais également évoquer Entre-Deux de Mia Blais-Côté. Je ne suis clairement pas le cœur de cible, d’autant plus lorsque cette annonce est faite dans le même paragraphe qu’une fatwa à peine camouflée, mais je me dis que cela intéressera probablement ceux qui ont essayé et aimé Les Quatre Alices.

Néanmoins, en mai, je pourrais tout autant vous parler de Total War Saga : Thrones Of Britannia, de Paladins, ou même encore de Conan Exiles, mais ce n’est définitivement pas ma came. Je les ai mentionné, et j’ai envie de dire que c’est déjà pas mal…

… D’ailleurs, le seul moyen de voir l’engin de son personnage dans Conan Exiles, c’est d’y jouer sur PC, car cela a été censuré sur console, même s’il y aura un patch ou un mod pour supprimer le pagne sur One, ça ne sera pas le cas sur PS4. Donc on peut le dire : le zizi est Xbox One Console Exclusive (il faut lire ça avec une voix awesome) sur Conan Exiles. Si après ça ça vous donne pas envie de jouer au jeu, je ne vois pas que dire.

 Ah ouais on en est encore là, à parler de la présence ou de l’absence de la teub de notre avatar ? D’ailleurs, vu qu’on en est vraiment là, j’en ai vu une dans Pillars 2… Ne cherchez toutefois pas une quelconque transition avec ce qui va suivre, puisque j’avais tenté une prise de contact avec les développeurs de Infectonator 3 : Apocalypse!. A la base Gelukpa souhaitait en faire une critique, mais il semblerait que ma requête ait été expédiée dans le néant. Mais après tout, quand on est un petit studio indonésien, à quoi bon s’embêter à donner de la visibilité à un jeu qui n’en a déjà pas des masses…

Gelukpa : Tant pis pour Infectonator 3 ; allez jouer a Infectonator 1 et 2 que l’on trouve gratuitement chez tous les bons dealers de jeux flashs. Ça leur apprendra. Du côté de l’actu que j’ai suivi, PUBG fin avril nous a sorti un patch afin de modifier la zone bleue qui tue histoire de rendre le jeu plus dynamique, de limiter les snipers et donc rapprocher le jeu du modèle Fortnite. Le déchainement de haine a été si intense que la patch a été retiré au bout d’à peine 24H. Et puis est enfin venu le patch que beaucoup attendaient : on peut enfin choisir la carte sur laquelle on ira combattre. C’est bon de voir un développeur écouter sa communauté !

Ancien joueur de Magic, j’ai été intrigué par la sortie en bêta de Magic Arena. Les anciennes adaptations vidéoludiques du célèbre jeu de cartes souffraient toutes soit d’un modèle économique insupportable, soit de choix de gameplay trop limité. Arena avait enfin l’air d’offrir une expérience proche du jeu papier et un modèle économique inspiré des ténors du genre (Hearthstone et autre Elder’s Scroll Legends). Après plusieurs semaines d’attente pour avoir une clé et quelques semaines de jeu dessus, clairement le jeu vaut le détour ; les règles de Magic sont parfaitement respectées, et surtout, absolument pas bridées !

Quel plaisir de pouvoir jouer des effets et instants en fin du tour adverse ! De pouvoir jouer un jeu « contrôle  » sans se poser la question de quelle phase l’ordinateur passera sans te demander ton avis ! Et pour ne rien gâcher, le jeu récompense assez bien le joueur (jusqu’à une dizaine de boosters par semaine pour trois à quatre parties par jour), tout en proposant un système intelligent de wildcards permettant de crafter les cartes qui vous intéressent facilement. Ce système permet ainsi de monter rapidement un jeu qui vous plait sans forcement passer par la carte bancaire. Attention toutefois : le jeu n’est pas sorti de bêta et les développeurs ont clairement annoncé une probable remise a zéro des comptes avant l’ouverture du jeu au grand public (… vous la sentez la frustration de tout perdre ?).

C’est vrai qu’il a l’air sympa ce Magic Arena. Pas impossible que je l’essaye lorsquil sortira, parce que j’avais bien été déçu avec les différents Magic The Gathering ; j’avais uniquement tenté les 2013 et 2014.

Sinon, parti en déplacement quelques jours, je cherchais sur mon smartphone un jeu pour occuper quelques temps creux. Le Play Store commence à me connaitre : il sait que j’évite comme la peste les jeux avec achats via l’application ou avec des annonces intempestives, il m’a donc proposé de jouer à Clickpocalypse 2 (ouais je joue a des trucs bizarre sur mon smartphone…). Me voilà donc en train de tester ce qui est décrit comme un RPG, où un groupe de quatre héros parcoure un pays envahi par l’hiver et les monstres. Chaque héro possède sa classe, son arbre de compétences, son équipements, et a mesure que vous accumulez de l’or, expérience, et cadavres, vous allez pouvoir améliorer tout ça. Néanmoins, ce jeu est unique en son genre, car vous… ne jouez pas ! Les personnages déambulent automatiquement dans les donjons et tuent tout ce qui bouge.

Ils ne meurent jamais, et sont seulement mis KO lorsqu’ils n’ont plus de points de vie. Votre marge de manœuvre se limite a monter les niveaux des personnages, choisir quelques améliorations en fonction de vos ressources, et de temps en temps utiliser un parchemin ou une potion pour assister vos automates. La plupart du temps, vous ne faites que regarder votre équipe jouer pour vous, ce qui est assez fascinant. Et pour pousser plus loin de concept de jeu jouant sans vous, il parait qu’on appel ça un jeu idle ; le jeu calcule ce que vos ouailles ont effectué hors-ligne lorsque vous le rallumez, et vous offre les récompenses acquises. Alors oui, clairement, ce jeu est inutile, mais en même temps, il est aussi fascinant que l’observation d’une fourmilière. En tout cas, je pourrais y passer des heures (en fait, c’est déjà fait…).

…Quel bordel ce CQFD ! (… remarque, c’est un peu le principe originel : être le purgatoire de Loutrage.) J’interviens à nouveau car j’ai enfin pu mettre la main sur State Of Decay 2. Cinq ans après l’excellent mais très buggué premier opus, Undead Labs avec les brouzoufs de Microsoft revient proposer la même formule, avec deux-trois nouveautés et un concept plus poussé. Si le programme fait très 1.5, et c’est d’ailleurs le cas, ce choix de faire du « bigger, better, stronger  » est particulièrement appréciable, car le premier jeu faisait quelque chose d’unique qui n’a pas ou peu été retrouvé ailleurs, notamment dans les jeux qui se vantent comme étant de « survie  » .

Donc, on va faire vite, parce qu’après tout y a une critique qui va arriver (vous vous en doutez de toute façon) : je vous déconseille State Of Decay 2. Non pas que le jeu soit moins bon que son prédécesseur : certainement pas. Non pas non plus que je sois déçu de la proposition. Je ne me plains même pas du fait qu’il s’agisse seulement du premier en mieux. Par contre j’ai un peu plus de mal avec un jeu aux fréquents temps de chargement infini, capable de planter quatre fois en une heure, d’avoir des soucis de framerate sur une machine puissante, d’aligner les bugs de collisions comme des trophées, si tant est que vous parveniez à le lancer… sur une console. Vous savez, le machin à l’architecture simplifiée et standardisée pour éviter les soucis ? BAH MÊME AINSI ils arrivent à se planter ces cons.

Cela dit, je pense que c’est un jeu que je vous conseillerai (ordonnerai si j’en ai les moyens) de prendre une fois que les bêtas testeurs auront fait leur boulot. Parce que ne nous voilons pas la face : State Of Decay 2 c’est plutôt cool hein. Faut juste accepter que l’on ragera plus de la finition que des punitions que peut nous infliger le jeu. Aïe.

State Of Decay 2… que dire si ce n’est que Microsoft n’est vraiment pas aidé par ses studios. Je rajouterai aux bugs cités, le top dans la catégorie, à savoir le truc qui fait planter ta console. Attention, je ne parle pas d’un simple retour au menu de la console. Non. Ils ont fait les choses en grand ; là, ça t’éteint carrément la machine. On trouvera difficilement mieux pour niquer ta console, à moins de fournir un marteau avec le jeu pour pouvoir s’en donner à cœur joie. Je pourrais aussi parler du multi qui a tout l’air d’avoir été rajouté à l’arrache parce qu’on leur a demandé, mais je n’ai eu l’opportunité de tester cela que quelques minutes.

Mais de ce que l’on a pu constater avec Marcheur (attention, le fait qu’on ait juste fait de la merde n’est pas à exclure), ce n’est pas adapté au jeu, puisque comme dans le premier on doit zapper d’un perso à l’autre, nos perso se fatiguant et pouvant même se blesser. Soucis : quand l’on rejoint la partie de quelqu’un d’autre, on ne peut pas changer de perso. Du coup, au bout d’un quart d’heure, on ne sert plus à rien, et on risque de voir son perso crever comme une merde. Vous en saurez plus dans la critique à venir, et mes propos seront peut être corrigés, mais tout comme Marcheur, pour le moment je ne peux vraiment pas vous conseiller l’achat. Sinon, je vais terminer avec un évènement important, quelque chose qui changera sans doute à jamais la face du monde ; d’après les premiers retours, il semblerait bien que…Detroit : Become Human n’ait pas de scène de douche !

Ah tiens les gars, en parlant de douche, je crois qu’on a reçu une carte postale de Navarre !

Etienne Navarre : Putain de mois de mai qui joue avec ma patience et les impatiences que je n’ai pas plantées dans mon jardin. Les après-midi tondeuse, les matinées bêche, les allers-retours incessant en jardinerie et chez le bricolo du coin pour me fournir en outils et skills divers… Et finalement, je cherche le temps de jouer, entre deux histoires à lire aux deux mini-meufs qui me ponctionnent mon énergie vitale. Vite ! Une potion de restauration, ou une petite sieste ! Non, pas de sieste, on essaie de sauter sur cette partie de mon corps où se sont cachés des abdos. Tant pis pour la sieste, vive le coloriage, les pics-pics (cherchez pas) et jouer à cache-cache.

En vérité, ce mois de mai, j’ai eu le temps de finir ENFIN Tyranny, après trois départs avortés. Pas la peine de m’étendre dessus (c’est assez génial), je fais de toute façon les nouveautés vidéoludiques avec toute l’assiduité qui mène à l’école buissonnière. Bon, j’ai repris mes marques sur Rocket League, je me suis mis à Warframe. Pas mal ce petit Warframe qui revient de loin, qui flatte la rétine et énerve les sens avec son gameplay fluide et énervé comme une danseuse du Bolchoï sous ecsta. Alors, par contre, un tout petit peu répétitif, trois fois rien. Et toujours ce putain d’Heroes Of The Storm qui réussit toujours à me scotcher à mon clavier. Bon, maintenant, j’ai des skills de Dieu vivant exilé sur Terre pour botter des culs en martyrisant AZE sur mon clavier.

Ah tiens, on s’en fout mais je suis passé sur un écran 34″ et franchement, je ne pourrai plus me passer d’une résolution ultra wide. Impossible de retourner au 24″. Non non, vous ne m’y ferez pas retourner. NON. Pour conclure, je dois dire que le trailer de Rage 2, visionné aujourd’hui, a propulsé dans mes veines un torrent de sang à 800 km/h, me faisant bouillir le cœur et pétiller le bout des doigts comme un gâteau d’anniversaire chargé de nitroglycérine. Mais la vraie claque du mois, désolé les gars, c’est le dernier album des Arctic Monkeys, Tranquility Base Hotel + Casino. CHEF D’ŒUVRE.

Bisous

A propos de l'auteur : Toupilitou

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2 Commentaires sur “CQFD : Mai 2018”

  1. Avatar Ninheve dit :

    Clickpocalypse 2…..non sérieux? il y a des jeux où on ne joue pas? c’est plutot antinomique ça? on est tombé bien bas…c’est comme dans alice au pays des merveilles, il y a des anniversaires et des non anniversaires …et bien on a les jeux et les non jeux.

  2. Avatar Gelukpa dit :

    C’est le coté observation de fourmilière qui m’a gardé dessus le temps de finir une paire de partie mais pas plus. Si tu as un smartphone tape idle dans le moteur de recherche du playstore, tu vas être surpris du nombre de jeu qui ne se jouent pas


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