Darksiders 3

Darksiders 3

Review copy fournie par Koch Media

Darksiders 3 est un miraculé. En toute honnêteté, il y a encore trois ans, je n’aurais pas cru revoir la franchise. Pourtant, THQ Nordic et Gunfire Games ont fait mentir les probabilités, et c’est bel et bien le 27 novembre 2018 que la saga décide de revenir avec un troisième chapitre,six ans après le second et discuté Darksiders 2. Si le périple de Death n’était sans doute pas aussi marquant que celui de War dans le premier opus (… que je considère comme un classique du Zelda-like), il laissait entendre que la saga avait encore de quoi nous faire rêver. Avec un budget serré, une équipe réduite de quarante personnes, et une sortie dans une période plus que bouchée en termes de jeux vidéo grand public, le jeu de Gunfire Games prend des risques. Voyons maintenant s’il est capable de faire au moins aussi bien que ses aînés avec beaucoup moins de moyens, humains comme financiers, ainsi qu’une couverture médiatique faiblarde. Pari tenu ?

 

Il est plus que temps d’attaquer sur le concret : Darksiders 3 a une grande tâche à accomplir. Si l’introduction n’est clairement pas aussi frappante que dans les deux premiers, au moins elle rappelle le B-A-BA et permets à la série d’introduire les nouveaux venus efficacement, et de rappeler aux initiés ce que le scénario a à dire dans ses grandes lignes. Bref, ça fonctionne, et ça donne envie de suivre Fury dans cette nouvelle aventure, bien que le design et la personnalité de la cavalière nous font regretter de ne pas avoir eu droit à Discorde. Mais bon, allons-y Alonzo.

 

Eh mais c’est Dark So… Siders ?

Darksiders 3, respectant une certaine forme de tradition, choisi donc d’avoir le même gamefeel général que ses prédécesseurs : des déplacements assez lourds (légèrement moins qu’avant tout de même), une certaine lourdeur dans les actions, et un rythme relativement lent. Ce qu’il partage dans la forme avec ses aînés n’est absolument pas révélateur sur ce qu’il amène de neuf sur le fond. Oui, Darksiders 3 a, comme le deuxième opus, creusé un bel écart avec l’original. Si les aventures de Death empruntaient plus ou moins heureusement à Prince of Persia et Diablo tout en conservant une solide base de jeu d’aventure à la Zelda, ce troisième opus embrasse plus volontiers des intentions de metroid-vania, qui finit par carrément pencher… sur le Soulslike.

Fort heureusement, on est face à un studio qui prouve tout le long de l’aventure qu’il connait la formule Darksiders, et sait donc la manipuler avec suffisamment d’intelligence et de recul pour savoir qu’elle est compatible avec cette nouvelle orientation. Tout en se jouant comme ses aînés, Darksiders 3 s’aborde tout à fait différemment. On a alors droit à des rixes plus techniques, où l’esquive est bien plus vitale que par le passé, tout en proposant les combos qui faisaient le sel de Darksiders 2. Pas de barre d’endurance cela dit ; on peut donc enchaîner les actions à loisir, dans la prudence tout de même, les ennemis étant beaucoup plus coriaces et agressifs que par le passé, tout en étant beaucoup plus réactifs.

Le feeling est donc aussi nerveux que dans le second épisode, mais aussi beaucoup plus exigeant, voire même tactique. L’influence de Souls pour ce qui est des combats s’intègre donc particulièrement bien, et la formule ne s’en retrouve que renouvelée pour des combats qui s’avèrent finalement assez riches en combos, ce qui évite habilement la répétitivité de ses prédécesseurs. Le fait d’avoir écarté la notion de personnalisation poussée du personnage de Darksiders 2 (équipements à trouver, choisir, améliorer, arbre de compétences, et montée de niveau) a été sérieusement rabotée et simplifiée dans ce troisième épisode, par soucis de clarté, de rythme, et surtout, de formule.

Car, si les affrontements sont bien proches d’un Soulslike, il en est de même pour beaucoup de choses dans ce Darksiders 3. Le système de progression à base d’âmes, à récolter sur les ennemis vaincus ou sur des réceptacles à ouvrir, est une similitude évidente. Les âmes peuvent être – comme dans les opus précédents – dépensées chez Vulgrim le marchand, ou investies dans un système de montée de niveau strictement similaire à Dark Souls. Contre un certain montant d’âmes échangées, vous monterez d’un niveau, et aurez donc droit à un point de caractéristique à dépenser dans trois catégories. Basiquement : Vie, Force, et Magie. Les choses étant tellement évidentes que je ne vous ferai pas l’affront de vous expliquer ce que ces trois catégories veulent dire.

Pas d’arbre de compétences, pas d’armes et armures à trouver en explorant, seulement des objets nécessaires à l’amélioration de votre poignée d’armes et d’équipements ; des upgrades avec globalement des effets passifs (tous les combos d’une arme étant tous faisables dès l’acquisition de cette dernière). Il y au total six armes et autant d’emplacements disponibles pour les enchanter ainsi que personnaliser son style de jeu, ce qui offre finalement plus d’options qu’on ne le pense, sans jamais trop complexifier le gameplay. Cet opus renoue avec l’immédiateté de l’épisode original, ainsi qu’une structure qui en est plus proche, même si là encore, une certaine influence de Souls se fait sentir, bien qu’il serait plus exact de citer là : Metroid.

Avec son monde interconnecté qui gagne en cohérence et en ouverture à mesure que l’on débloque les différents « aspects » de notre avatar, le monde du jeu (et sa construction) force le respect et envoie les deux premiers épisodes dans les cordes, rien que dans sa simple traversée. Alors lorsque vous débloquerez tous les moyens de déplacement dans ce monde, vous vous rendrez compte à quel point Gunfire Games a fait un remarquable travail. En interview, ils ont déclaré avoir voulu créer le sentiment d’être dans un seul unique et gigantesque donjon. Force est de constater que cela fonctionne du tonnerre, sans jamais d’ailleurs nous inviter aux allers-retours de manière trop abusives, les cercles de Vulgrim agissant comme les feux de camps de Dark Souls 2 et 3, permettant ainsi la téléportation à volonté.

Le level design fait donc un excellent travail et relève encore le niveau d’un gameplay qui, de toute évidence, s’avère assez irréprochable (du moins dans la construction de l’environnement). Darksiders 3 offre son lot de petites énigmes, de secrets à découvrir, et surtout une belle grosse dose d’exploration qui relativise tout de même l’importance des combats. Les combats de boss sont aussi relativement réussis, même s’ils ne parviennent pas à égaler selon moi ceux du premier opus ; le bestiaire et les stratégies de ce dernier s’avèrent d’ailleurs agréablement variés et réussis. Encore un bon point.

Malheureusement, un défaut de caméra vient souvent ternir la navigation. Aussi, vu que l’on est sur les défauts de gameplay, vous pourrez parfois subir des problèmes de collisions bien rageant lorsqu’ils vous font subir un coup que vous étiez censé esquiver, particulièrement abusé quand on sait à quel point les ennemis font mal. Pour vous soigner, vous aurez un système de fioles de soin fonctionnant comme dans Dark Souls (se renouvelant complètement à la mort du personnage, ou en les récupérant de temps en temps sur un ennemi vaincu). Pour finir sur les similarités avec Dark Souls, vous perdrez vos âmes à la mort, qui resteront alors à l’emplacement de votre décès en vous attendant. Chose amusante : si vous tuez des ennemis à proximité de ce stock d’âmes, les âmes fraîchement libérées rejoindront le stock.

Le jeu de Gunfire Games fait pour le coup un quasi sans-faute à mes yeux en termes de gameplay pur. La transition de Zeldalike à un registre plus Souls, ainsi que l’exigence nouvelle du jeu, en font une expérience beaucoup plus gratifiante et agréable. Malheureusement pour le jeu de Gunfire Games, s’il réussit aussi bien dans ce domaine, c’est notamment parce que le studio a tout misé là-dessus. Des concessions – assez regrettables parfois – ont été faites sur le titre, et il convient donc de les adresser dans la partie suivante.

 

Visuel daté, technique imparfaite, et esthétique en deçà

Il fallait bien que Gunfire Games fasse avec les moyens qui leur ont été fournis. Le troisième Darksiders, n’ayant clairement pas les moyens de ses prédécesseurs, est un jeu qui a clairement préféré fonctionner au mieux mécaniquement pour compenser des défauts qui peuvent être corrigés ultérieurement (la finition et l’aspect technique au global), ainsi que d’autres qui sont dûs à des concessions budgétaires. Si Darksiders 3 impressionne par la cohérence de son level design, il n’offre malheureusement pas un visuel à la hauteur de ce que l’on attendrait d’un jeu de 2018. Beaucoup de textures sont très pauvres, et ça n’a pas grand chose à voir avec le style visuel cartoon. Elles ne mettent guère en valeur des modélisations de personnages parfois assez soignées, malheureusement aussi souvent grossières. Les environnements sont pauvrement composés, et mis à part quelques lieux qui s’en sortent avec les honneurs, on est en face d’un jeu assez froid et terne. D’autant plus dommage que la saga a toujours su composer avec ses faiblesses pour faire ressortir son esthétique particulière ; ici, ce n’est pas le cas.

Faisant bien souvent usage de cache misère sous forme de brouillard, bâtiment en ruine et tout ce qui peut cacher l’horizon et l’arrière plan, Darksiders 3 cache beaucoup de choses pour ne pas avoir à montrer qu’il n’est vraiment pas beau. Si certains effets graphiques force le respect et l’animation du personnage en combat est tout à fait honorable, ce ne sont pas les effets, et encore moins les animations en dialogue qui vont redresser un bilan visuel sur lequel Darksiders 3 ne peut presque pas se défendre. Il y a pourtant bien eu des tentatives de faire varier les décors avec notamment six régions avec leurs environnements « distincts » , mais là encore, bien souvent, on retrouvera les mêmes assets assez pauvres et usés jusqu’à la moelle. Je dirais que sur ces six environnements, trois s’en tirent pas trop mal, ce qui laisse une moitié de lieux où l’on n’aura pas vraiment de belles choses à voir.

Dommage, car le studio semble capable – au regard de quelques rares panoramas – de faire bien mieux, et c’est pour cela que je souhaite ardemment qu’ils aient une chance de s’améliorer dans ce domaine, avec plus de temps et plus de moyens. D’autant qu’ils ont dû être assez pressés, certains éléments faisant un peu trop « jeu vidéo » (les tourbillons de vents qui restent statiques à certains endroits notamment, certaines plateformes placées là pour le seul usage du gameplay sans vraiment se demander si c’est crédible dans la situation donnée, etc…).

Tout cela ne serait pas encore trop dur à accepter si le jeu était fluide et ne souffrait d’aucun soucis. Hélas, de multiples problèmes visuels ont été constatés sur cette version Xbox OneX : apparition tardive d’éléments de décor, de textures, éléments visuels pouvant disparaître si l’on tourne trop vite la caméra (… j’avoue, celle-là m’a fait buger sur le moment), effets visuels qui ne s’affichent pas ou qui s’affichent sous forme d’un gros bloc de couleur avant d’apparaître convenablement. Là encore, je laisserais passer si le jeu était fluide… Si seulement. Les chutes de framerate sont fréquentes – pour ne pas dire constantes – dès que l’on se trouve dans un environnement un peu ouvert avec plus de détails que d’habitude, et avec plus de trois intelligences artificielles à gérer. On ne parle pas d’une chute de quelques images par seconde imperceptible, mais bien de violentes, voire très violentes chutes pouvant descendre à 20 images seconde.

Alors peut-être que ces problèmes seront partiellement réglés d’ici à la sortie du titre demain (… le patch day one des familles), mais pour le moment, je ne peux m’en porter garant, et je préfère signaler ces problèmes. J’ai aussi une remarque à faire sur les temps de chargement vraiment longs. Sachant qu’ils ne sont pas raccourcis lorsque l’on meurt, la zone complète dans laquelle on se trouvait semble se recharger ! Et comme on meurt beaucoup et souvent, comme dans tout bon Souls, ça devient vite vraiment rageant. Aussi, lors du passage d’une zone à une autre du jeu, il est fréquent que le titre freeze le temps du chargement des assets suivants.

Enfin, pour finir sur la réalisation, le jeu est doublé en anglais uniquement, avec des voix tout à fait convenables d’ailleurs. Les bruitages sont plutôt réussis, sans problèmes de son (ce que je craignais, vu le bilan technique du visuel), et les musiques sont relativement discrètes. Elles se comportent d’ailleurs pour le coup vraiment comme dans un Zeldalike, la résolution d’une énigme ou la découverte d’un raccourci se manifestant par un petit jingle toujours agréable. En parlant de choses agréables, ou plutôt marrantes, un petit morceau de chant est utilisé lorsque l’on récupère des épées pour des statues à un moment du jeu. Ce chant doit être libre de droits, car je l’ai aussi entendu dans Deadly Premonition. C’est un détail hein, mais ça m’a bien fait sourire lorsque je l’ai entendu.

 

Comme si rien ne s’était passé

Avec tout ça, on oublierait presque que l’on parle d’un jeu qui est désormais bien plus proche d’un AA ambitieux que d’une machine marketing de folie. On oublierait surtout que la licence a bien failli ne plus jamais nous revenir. Alors, est-ce que le passage de Vigil Games à Gunfire Games s’est bien déroulé ? Et est-ce que la suite s’enchaîne bien par rapport au reste de la série ? Eh bien oui, assez remarquablement bien. Si l’on retrouve très vite ses marques côté jouabilité, tout en étant surpris par la nouvelle orientation de ce jeu, on est très vite réintroduit à l’univers de la saga, ses codes, ses thèmes et ses personnages. Après une introduction courte, dense, et bien fichue pour les nouveaux comme les vétérans, on retourne dans les aventures des Cavaliers de l’Apocalypse comme si…

… comme si en plus de six ans il ne s’était rien passé, pour THQ comme pour Vigil Games, si ce n’est un budget moindre qui se fait maintenant sentir. C’est assez formidable de voir les choses reprendre naturellement leur place et l’histoire son cours, avec des références directes aux précédents opus et des personnages qui reviennent. On joue à ce Darksiders 3 comme si la série n’était jamais passée à deux doigts de disparaître. J’ai vraiment eu cette impression que Gunfire Games était directement rentré dans la continuité de cette saga sans aucun souci. Même si la narration est moins intense que par le passé, la mise en scène moins grandiloquente, et le récit moins épique (… du fait du changement de formule et de son héroïne moins redoutable, entre autre) il n’en reste pas moins que la saga avance et…  c’est agréable. D’autant plus en constatant qu’avec moins de moyens, Gunfire Games parvient à continuer le travail débuté en 2010, et semble bien parti pour terminer cette saga avec la qualité qu’elle mérite.

On notera tout de même qu’à l’approche du final les enjeux se font progressivement plus intéressants et prenants. De même, la mise en scène et la narration gagne en qualité à mesure que le générique se rapproche du joueur. Sans jamais connaître la même folie qui a fait la noblesse du récit de la saga, Darksiders 3 parvient à insuffler à nouveau le souffle de l’épopée, et se termine avec suffisamment de force pour que l’on se sente à la maison. Si les deux premiers opus étaient dès le départ spectaculaires, ce troisième épisode joue la carte du crescendo et s’en sort finalement assez bien, malgré une démesure qui lui fait défaut pendant une grosse partie de l’histoire. Cette qualité relève quelque peu le niveau de l’histoire, et de son déroulé qui se fend de quelques rebondissements pas trop mal sentis pour faire avancer la trame globale de la saga. Mais gardez bien en tête ceci : Darksiders 3 ne propose pas de séquences proprement estomaquantes, mais il parvient à se faire remarquer à l’occasion. Cependant, cette sobriété dans la mise en scène n’est pas signe d’une aventure moins engageante, au contraire.

Car, si j’ai en effet relevé les soucis de finition et la réalisation globalement décevante, je dois aussi admettre que j’ai fait deux sessions de cinq heures de jeu chacune… le même jour. Ah oui, ça faisait un bout que je n’étais pas arrivé à deux chiffres d’heures de jeux dans la même journée. C’est le signe que Darksiders 3 est très agréable à jouer et remarquablement bien équilibré pour ne pas être trop frustrant, et il sait parfaitement se renouveler sans proposer des phases de jeu d’un autre genre, tel que la phase de rail shooting agaçante du premier opus. Oui, Darksiders 3 est moins beau. Oui, il y a des vrais problèmes de finition, et on était probablement en droit d’attendre une mise en scène ainsi qu’une histoire davantage mise en avant… Mais c’est tout de même aussi le meilleur gameplay de la série, le meilleur world design – et de très loin – et le premier Darksiders qui ne souffre selon moi d’aucune longueur.

C’est pour cela que je vous conseille de plonger dans ce troisième opus, plus mécanique et concentré que ses prédécesseurs, et certainement – il est vrai – moins bien narré. Il n’en reste pas moins aussi beaucoup plus percutant et moins dispersé dans sa proposition de gameplay. Avec une durée de vie plus qu’honorable (une bonne grosse vingtaine d’heures, voire plus pour le 100 % et tous les secrets à découvrir), un rythme que je n’ai jamais pris en défaut, une belle variété d’énigmes, des combats dynamiques et plaisants soutenus d’un système de jeu clair et efficace, Darksiders 3 parvient à être un très bon Soulslike, tout en conservant ce qui fait selon moi la particularité de la saga de Vigil Games : son gameplay et son aspect « Zelda de l’apocalypse » .

Petite note sur la finition du titre : lors de la séquence finale, je n’ai pas pu « terminer le jeu » . Je suis mort face au boss de fin, et lors de mon respawn, ce dernier avait disparu, me laissant seul dans la zone qui est sensée être l’arène finale. Je n’ai donc pas vu la fin. Rageant. Mais pas au point de me faire relativiser l’aventure, et ce bug, je suis certain qu’il sera corrigé vu son importance. Du moins, oserais-je espérer (… déconnez pas les mecs). Double petite note parce que c’est rigolo, par la suite, j’y suis revenu après avoir vidé le cache de la Xbox One X et miracle : ça a fonctionné et j’ai pu finir le jeu. Si vous avez le souci, une petite extinction de la machine pourrait aider (Marcheur le dépanneur… Presque une rime riche, n’empêche).

Au global, le jeu est une belle réussite pour Gunfire Games et THQ Nordic qui ont réussi à ramener la saga avec un niveau suffisamment haut pour ne pas me décevoir, voire me surprendre en proposant un jeu que je trouve supérieur au second opus sur l’aspect purement ludique. Cela le mettrait donc presque au niveau du premier, qui est et reste indétrônable cela dit. Mais bon, comme disait le sage Navarre en d’autres contrées à propos de ce même jeu : « Le premier opus restera le chef-d’œuvre d’aventure presque parfait » , et une fois n’est pas coutume, je trouve que Navarre avait parfaitement raison. Darksiders 3 parvient donc à s’inscrire dans la saga en se faisant remarquer sur le fond. C’est plus que ce que l’on était en droit d’attendre pour une saga qui s’était trouvée au point mort quelques mois après la sortie du second opus.

 

Darksiders 3 réussit à ne pas rompre son lien avec la série. Il s’en est pourtant fallu de peu avec son accent mis sur le gameplay, son contenu moins porté sur l’histoire, et sur la quasi perte de l’identité visuelle de la saga. Les concessions faites pour lui permettre de voir le jour n’impacte finalement pas tant une expérience de jeu assez remarquable, par la maîtrise du level design dont ont fait preuve Gunfire Games, par l’intégration naturelle des mécaniques de jeu tirées de la saga des Souls, et une aventure qui garde toute sa variété en proposant un rythme qu’on ne prend pas à défaut. On se prend à rêver de voir la même équipe, avec plus de temps et de moyens sur la suite et conclusion de la franchise. Car, quoi qu’il arrive, et même si Darksiders a perdu pour pouvoir nous revenir, il a aussi beaucoup gagné. Suffisamment pour signer un troisième opus réussi qui ramène la saga d’entre les morts. On a hâte de voir la suite, et on espère le meilleur pour ce studio qui a accompli un sacré tour de force. Darksiders est de retour, ça fait du bien de l’écrire, mais ça fait surtout bien plus de bien d’y avoir joué. Marcheur, Seal of Quality.

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A propos de l'auteur : Marcheur

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Enfant attardé de Kreia et d’Alfred de Musset. Pense que tout est narration, et répète sans cesse qu’il donne tout en dansant comme un ouf

7 Commentaires sur “Darksiders 3”

  1. Avatar kworld dit :

    Ahah ! Darksiders !
    Même 7 ans après je regrette toujours aussi amèrement d’avoir investi ces 7€ 5€ (Edit: soyons factuels :p)dans le premier opus ,au détours de soldes steam !

    J’aurais trouvé plus amusant d’être enfermé dans les chiotes turques d’une station autoroutière après avoir été gavé avec un savant mélange de chili con carne et de laxatifs !

    Le plus curieux c’est que je suis incapable d’expliquer de façon rationnelle, les accès de haine que provoque chez moi l’evoquation de cette série…

    Parceque j’ai par la suite investi des somme bien plus importante dans des jeux qui m’ont finalement autant passionné que la version audio description du Grand bleu… Mais aucun n’inspire chez moi une telle aversion, une telle abhorration !

  2. Avatar Toupilitou dit :

    Ahah ! Darksiders !
    Même 7 ans après je regrette toujours aussi amèrement d’y avoir investi ces 7€ au détours de soldes steam !

    J’aurais trouvé plus amusant d’être enfermé dans les chiotes turques d’une station autoroutière après avoir été gavé avec un savant mélange de chili con carne et de laxatifs !

    Le plus curieux c’est que je suis incapable d’expliquer de façon rationnelle, les accès de haine que provoque chez moi l’evoquation de cette série…

    Parceque j’ai par la suite investi des somme bien plus importante dans des jeux qui m’ont autant passionné que la version audio description du Grand bleu… Mais aucun n’inspire chez moi une telle aversion !

    Je préfère encore jouer à Darksiders :lol:

  3. Avatar Marcheur dit :

    Ahah ! Darksiders !
    Même 7 ans après je regrette toujours aussi amèrement d’avoir investi ces 7€ dans le premier opus ,au détours de soldes steam !

    J’aurais trouvé plus amusant d’être enfermé dans les chiotes turques d’une station autoroutière après avoir été gavé avec un savant mélange de chili con carne et de laxatifs !

    Le plus curieux c’est que je suis incapable d’expliquer de façon rationnelle, les accès de haine que provoque chez moi l’evoquation de cette série…

    Parceque j’ai par la suite investi des somme bien plus importante dans des jeux qui m’ont finalement autant passionné que la version audio description du Grand bleu… Mais aucun n’inspire chez moi une telle aversion, une telle abhorration !

    Petite idée, comme ça, qui me vient de mes premières expériences sur Darksiders où je pouvais pas voir le jeu en peinture : le design est peut être plus qu’en cause non :lol: ?

  4. Avatar kworld dit :

    Ahah ! Darksiders !
    Même 7 ans après je regrette toujours aussi amèrement d’avoir investi ces 7€ dans le premier opus ,au détours de soldes steam !

    J’aurais trouvé plus amusant d’être enfermé dans les chiotes turques d’une station autoroutière après avoir été gavé avec un savant mélange de chili con carne et de laxatifs !

    Le plus curieux c’est que je suis incapable d’expliquer de façon rationnelle, les accès de haine que provoque chez moi l’evoquation de cette série…

    Parceque j’ai par la suite investi des somme bien plus importante dans des jeux qui m’ont finalement autant passionné que la version audio description du Grand bleu… Mais aucun n’inspire chez moi une telle aversion, une telle abhorration !

    Petite idée, comme ça, qui me vient de mes premières expériences sur Darksiders où je pouvais pas voir le jeu en peinture : le design est peut être plus qu’en cause non :lol: ?

    Nan c’est un tout !
    Gameplay, scénario, narration, design, environnements… j’ai tout trouvé très mal exécuté et sans intérêt. C’est pour moi l’incarnation de l’ennui vidéoludique ! L’epsilonesque intérêt que je peux y trouver c’est que si, un jour, je dois choisir une pénitence pour expier mes pêchers le choix sera vite fait !
    Mais je ne m’explique pas cette débauche de haine ! Pourquoi mes poils se hérissent à l’évocation de ce jeu ?! Pourquoi j’en viens à regretter un investissement de moins de 5€ 2704 jours après !?

  5. Bordel, à l’inverse, j’ai envie de me refaire les 2 premiers que j’ai pourtant retournés dans tous les sens, quand je vois ce 3ème opus.
    Je porte un amour éternel à cette série.
    Le 3, faut j’le fais.

  6. Avatar Marcheur dit :

    Je peux pas t’aider kworld, t’as probablement trouvé ton némésis, ça arrive tu sais, certains jeux me hérissent le poil aussi à la simple idée d’y toucher (Pillars of Eternity, Dragon Age Inquisition)… on a tous nos ennemis jurés sans que l’on se l’explique ou du moins, on a pas assez d’éléments pour établir une explication rationnelle :lol:

    Dommage, parce que ce Darksiders III mis à part sa finition et sa technique, c’est du lourd :cool:

  7. Avatar Clovinoux dit :

    Bordel, à l’inverse, j’ai envie de me refaire les 2 premiers que j’ai pourtant retournés dans tous les sens, quand je vois ce 3ème opus.
    Je porte un amour éternel à cette série.
    Le 3, faut j’le fais.

    Exactement pareil que toi ! J’ai d’ailleurs une envie de me refaire le 2e opus. :love:
    Le 3e me fait vraiment envie également, mais le prix … :gerbe:

    Comme dit Marcheur, on a tous nos Nemesis (Deux Ex, entre autres pour moi, me frappez pas), il en faut pour tous les goûts !


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