Error System : Foul Play

La PS Vita est une machine recelant d’innombrables petits jeux. Parmi ces petits jeux, se cachent des titres parfois brillants (Risk of Rain, Rogue Legacy, Three Fourth Home, etc…), et d’autres un peu moins bons. Malheureusement pour lui, Foul Play aurait pu faire parti des jeux qui m’ont marqué sur la machine, mais une série de défauts ont plus que largement échaudé mon appréciation d’un titre qui avait pourtant beaucoup pour me plaire.

 

Un beat’em up en scrolling horizontal sur console mobile. L’idée est bonne, et la réalisation graphique paraît dans un premier temps particulièrement réussi. Pourtant, si l’image est colorée, le décor suffisamment détaillé, et l’animation globalement soignée, vite, très vite, on se rend compte que la PS Vita fait face à une résolution d’écran assez sommaire, d’autant que le titre n’a pas l’air de pomper autant que ça. Curieux. Le rendu visuel fait finalement un effet assez désagréable ; les contours ne sont pas nets et le rendu final est étrange, comme légèrement pixelisé, ce qui rend l’esthétique assez terne malgré les couleurs vives. Dommage.

C’est d’autant plus dommage que les musiques sont incroyablement répétitives. Il y a peu de pistes et, admettons-le, elles ne sont vraiment pas fameuses, si bien que l’on fini bien vite par baisser le volume, d’autant que ce ne sont pas les bruitages (qui manque un peu de percutant malgré leur qualité) qui vont relever le niveau. N’évoquons même pas le cas des doublages, car ils sont absents. On saluera tout de même la localisation française d’assez bonne facture.

Le bilan de la réalisation s’arrête sur une note positive : grâce à son concept original (… tout le jeu se passe sur une scène de théâtre), les changements de décor sont fréquents, et les ennemis changent rapidement à mesure que l’on progresse. On a donc malgré tout l’impression de pas mal voyager, et le public présent en second plan a un petit côté South Park amusant dans son comportement. On aurait cela dit aimé plus de réactions et d’interactions possibles avec ce dernier, qui en reste à son rôle de décor distrayant, mais pas renversant du fait de son inutilité.

C’est globalement sur le ton et l’écriture que Foul Play se tire un peu vers le haut. L’humour y est assez savamment dosé, les interactions entre les deux protagonistes plutôt amusantes, et l’histoire se laisse suivre grâce au simple fait que rien ici n’est vraiment très sérieux (… tout le monde a conscience d’être sur une scène de théâtre, ce qui donne droit à deux-trois répliques bien senties). On est bien sûr face à un jeu qui s’amusera souvent à être le plus absurde possible et s’en sort merveilleusement bien à l’occasion.

On aborde enfin le dernier volet, celui sur lequel j’ai été le plus déçu : le gameplay. Pour un beat’em up en scrolling horizontal, Foul Play est très pauvre en combo, très pauvre en possibilité de gameplay, et très classique. Coup fort qui fait voler les ennemis en l’air, ce qui permet de les enchaîner en l’air à l’aide de coups simples, puis on a l’esquive, la parade, et enfin le saut.

N’allez pas chercher la dizaine de combos : le compte n’y est pas. Ce qui fait que lorsque j’ai fini les cinq premiers actes, j’avais le sentiment d’avoir tout vu. C’était en effet à peu de choses près le cas. Sauf que non. Non, parce que ce que je pensais être la fin du jeu (cinq actes, c’est la durée d’une tragédie en toute logique) ne l’est pas ; en réalité, il y a cinq pièces, pour autant d’actes. J’allais donc me cogner cinq putain de fois la même chose.

 

Eh, genre, non. Juste non. De la merde. Foul Play c’est distrayant une heure et demie, pas sept heures, et je n‘avais pas la tête à enchaîner les mêmes coups avec des ennemis dont seuls le skin les différenciaient les uns des autres. Foul Play n’a pas d’assez bonnes sensations de jeu pour que je me l’inflige pendant presque la moitié de mon temps éveillé sur une journée. C’est assez terrible, parce que lorsque j’eus fini les cinq premiers actes, j’aurais sans souci recommandé le titre pour son côté fendard, old school, et court qui rendait l’expérience juste fun, immédiate, et rejouable histoire d’améliorer le score. Mais là, faire cinq fois la même putain de chose, c’est juste non. J’ai autre chose à faire, genre, par exemple, un jeu plus passionnant ? Je vous jure que ça existe…

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A propos de l'auteur : Marcheur

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Enfant attardé de Kreia et d’Alfred de Musset. Pense que tout est narration, et répète sans cesse qu’il donne tout en dansant comme un ouf

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