Geek Days 2019 à Rennes

Geek Days 2018 à Lille

Une fois n’est pas coutume, je suis sorti de ma tanière pour rencontrer des gens. Oui, des gens. Ces choses sales et détestables avec lesquelles je partagerais un semblant de lien d’espèce. Et donc me voila lancé dans les Geek Days à Rennes avec un ami (… qui fait partie des choses sales et détestables, mais que je tolère occasionnellement). Pour commencer : mauvaise surprise, on se trompe de file et on commence à patienter dans la queue réservée a ceux possédant déjà des pass ; la soi-disant loutre omnipotente m’avait d’ailleurs annoncé à l’époque « Mais ouais je peux te choper un pass finger in the nose ! » . Quoi qu’il en soit, bonne surprise, une gentille demoiselle vient nous demander si nous avons des pass, et devant notre négation, nous en donne deux très gentiment. Hop, 20 € d’économisé !

 

Une fois à l’intérieur nous parcourons le programme et les allées du salon. Étant arrivé assez tôt, on se jette sur les files de réalité virtuelles encore peu remplies. Première expérience : Bunker VR.

Page de pub rapide, comme ça on est débarrassé : le jeu est proposé par CAHEM, un parc à thème dédié à la Réalité Virtuelle que l’on retrouve sur Caen, Rouen, et bientôt Rennes. Mais revenons à la vraie question, à savoir : est-ce que c’est bien ! L’expérience de jeu se fait avec du matériel classique HTC Vive. Pour le pitch, il s’agit de fuir un monstre génétiquement modifié dans un bunker nazi. L’expérience est assez agréable, les décors sont flippants avec un bunker sombre et des piles de cadavres déchiquetés ; tout cela justifie le PEGI moins de 16 ans. L’objectif est simplement de trouver la sortie. Pour cela, on doit entrer dans différentes salles se cacher dans des armoires, activer des portes, trouver un passe, tourner quelques manivelles… Tout cela est de l’ordre du jeu d’aventure classique. Le monstre en lui-même n’est pas très terrifiant, et on comprend vite que lorsqu’il nous tombe dessus, on ne subit en pénalité qu’un petit compte a rebours de cinq secondes avant de réapparaitre, en sachant que vous aurez quinze minutes pour fuir.

Le jeu est clairement pensé comme une expérience unique qui ne sera jamais rejouée. Elle est donc courte, et finalement propose assez peu de gameplay à part ouvrir des portes et courir. Tout est dans l’ambiance. Même si l’expérience est sympathique, j’ai tout de même été confronté a certains problèmes énervants. En effet, le jeu n’est pas prévu pour être fait lors d’un événement comme les Geek Days. J’ai rencontré un problème de câble des plus gênants. Du haut de mes 1m82, j’ai eu beaucoup de mal à me baisser pour ramasser un objet sur un banc assez bas sans arracher le câble. Cerise sur le gâteau : l’objet en question a échappé des mains de mon camarade et a fini au sol, et comme il est aussi grand que moi, il était quasiment impossible pour lui de le ramasser. C’était d’ailleurs assez drôle de le voir se pencher tout en essayant de maintenir sa tête le plus haut possible, tandis que sa main était tendue le plus bas possible afin de ne pas arracher son casque. Autre inconvénient rencontré : le son était quasiment inaudible avec le bruit ambiant du salon (… c’est qu’il fait du bruit Marcus lorsqu’il défonce des visiteurs sur Soul Calibur).

On enchaine avec un petit jeu en VR nommé Pécheur de lumière. Le jeu prend place dans l’univers d’Incarnatis qui se veut une expérience trans-media ; j’en reparlerai plus tard. Concentrons-nous d’abord sur le jeu. Vous êtes immobile dans un décor futuriste, tandis que des poissons sautent autour de vous. Il faudra viser en tournant la tête, et tirer sur des sphères de lumière accrochées aux poissons durant les deux minutes que dure une partie. Il s’agit clairement d’un jeu orienté sur la précision et l’observation, afin de voir et shooter les sphères dorées (qui rapportent 1000 points), bleues (pour 500 points) et violettes (donnant 200 points) alors qu’elles apparaissent régulièrement autour de vous.  Il s’agit clairement petit jeu de scoring. L’environnement unique est assez joli et pose l’univers de l’expérience trans-media. La VR répond vraiment très bien, tout est d’une grande fluidité, le gameplay et la précision des tirs est vraiment agréable. Clairement, on est sur du petit jeu comme on en trouve beaucoup, et qui a essentiellement pour but d’être une introduction à l’univers du jeu. La rejouabilité est limitée, mais le scoring promet de faire passer quelques heures de compétition sympas entre potes. Le jeu sera probablement bientôt disponible sur Steam gratuitement ou a doux prix (de l’ordre de 1 à 2 € au maximum). A la fin de ma session, je me suis toutefois fait une remarque à propos des casques VR : je n’aurais jamais cru que la sueur autour des yeux pouvait générer un tel remugle de vieux fromage oublié…

Parlons un peu d’Incarnatis. il s’agit de romans (deux sortis à l’heure qu’il est, et le troisième en crowdfunding sur Ulule jusqu’au 14 mai) qui proposent des éléments complémentaires en lecture augmentée. Vous aurez accès a ces éléments en scannant des QR codes dans les pages du roman. Totalement accessoires à la compréhension du livre, ils apporteront des éléments supplémentaires sous forme de dialogues, musiques, ou illustrations en 2D / 3D. Les musiques sont agréables et permettent de poser l’ambiance tout en lisant, bien qu’elles ne m’aient pas paru spécialement mémorables. Les illustrations 2D sont très réussies, mais j’admets avoir été déçu par les représentations en 3D. Les doublages des voix sont assez sympathiques avec les voix françaises d’Eva Longoria, Morgan Freeman, Samuel L. Jackson, ou Bruce Willis. Que du beau monde. A noter que Francis Lalanne joue le rôle du méchant : Tara Nex, chef du Techno-Fascisme. Ouais. Francis Lalanne. Je vous laisse juge de la justesse de ce choix, mais sachez que ayant entendu une de ses scènes, je suis plutôt agréablement surpris. Un jeu de rôle dans l’univers d’Incarnatis existe aussi, pas encore publié ; il est exclusivement jouable en convention ou événements comme les Geek Days. On est donc face à un univers complet qui semble assez intéressant, même si tout cela semble viser un public assez jeune.

Après tant d’émotions, nous voilà parti pour manger. On se rabat sur un stand de bouffe japonaise. L’expérience n’est franchement pas top. On paye 18 balles pour des produits pas très bons et pas bien cuits. Mention spéciale au dessert où je cherche encore le Nutella annoncé (non j’aime pas les orangs-outangs !). En faisant la queue devant le stand, je vois au loin un géant en train de patienter devant… personne. Je me renseigne et découvre qu’il s’agit d’Abraham Benburi, alias Kubiac de Parker Lewis ne perd jamais. Oui, j’ai connu ça. Oui, ça remonte à loin. Et non, aucun jeune ne sait qui il est. Les fins de mois doivent être dures pour le pauvre Kubiac puisqu’il tarifait 20 € pour une photo, et 20 € la dédicace ! On a vu de péripatéticiennes proposer bien plus à ce tarif-là ; pas étonnant qu’il ait pas eu grand monde… On me souffle dans l’oreillette que le petit Abraham a été réceptionniste pendant quinze ans dans la série Urgences et qu’il ne fait pas payer si cher que ça sa célébrité par rapport à d’autres « stars » .

Nous voilà parti sur le stand Malkyrs. Mais qu’est-ce donc ? Il s’agit d’un jeu de carte à collectionner. Les cartes sont très épaisses, du genre téléphoniques pour les vieux qui ont connu ça, et sont donc bien solides. Elle présentent en plus de jolies illustrations. Sinon, on s’arrête là pour les compliments. Déjà, vous n’allez pas collectionner grand chose. D’une part parce que les boosters qui contiennent royalement trois cartes sont vendus entre 6 et 7 €. Et d’autre part, parce que de toute façon, ce n’est pas un vrai jeu de cartes, puisque vous n’avez ni deck ni pioche. Un héros et six cartes représentent tout ce que vous aurez pour jouer avec assez peu de choix tactiques. Un lecteur RFID est nécessaire pour activer vos cartes. Ce lecteur, vous le trouverez soit dans votre téléphone s’il est compatible, soit dans un lecteur de carte vendu 30 € spécialement pour le jeu. Je suis passé par le tutoriel pour apprendre a jouer, et honnêtement, je me demande toujours comment ça fonctionne exactement. Rien n’est écrit sur les cartes, le tutoriel n’est pas clair, et ne met pas en avant les zones importantes sur l’écran. En effet j’ai cherché un moment où étaient les info sur l’écran, alors que tout est écrit en sombre sur du sombre. Impossible de savoir combien de dégâts étaient collés si on ne regardait pas au bon endroit au bon moment.

Les mécaniques de jeu sont très obscures, basées sur l’intelligence et la force de votre personnage. Sauf que l’on découvre rapidement que le calcul est assez moisi, du genre telle attaque inflige 0.6 x votre force + 0.4 x votre intelligence. Certains pouvoirs ont un nombre d’utilisation limité, et aucune info sur le nombre d’utilisations restantes ne vous sera donné. Le personnage dont j’ai hérité infligeait du poison à lui-même et à l’adversaire, ce qui me faisait regagner des PV (ouais, c’est bizarre). Je me demande toujours si le poison soignait aussi mon adversaire. Parmi les règles pourries, il est à noter que certaines cartes ont un compte à rebours de 30 secondes pour les jouer. Ces cartes ont des effets d’autant plus puissants qu’on les joue vite. Alors voilà, quand on est débutant avec ce genre de cartes et qu’on ne peux pas réfléchir, on se fait défoncer par un joueur expérimenté sans aucune chance. L’équilibrage des perso testés était au mieux discutable. Mon perso devait attendre dix tours pour se booster lui-même et lancer un pouvoir à effet fort, alors que l’adversaire tout aussi débutant que moi a pu me lancer son pouvoir surpuissant en seulement trois-quatre tours après m’avoir donné des bonus d’énergie que je n’ai pas eu le temps d’utiliser. J’aime les jeux de cartes, mais là, vraiment, passez votre tour.

 

Pour un Geek Days, j’ai trouvé que le salon était tout de même très orienté japanimation. Il n’y avait pas grand chose autour des autres univers, à part un peu de Star Wars avec la présence du 501ème, un escadron de fans qui débarquent déguisés et qui proposent des séances photos. Leurs costumes étaient d’ailleurs tous très réussis. Au final, la journée a été assez riche, autant en bons moments qu’en déceptions. Je reste d’ailleurs subjugué par la championne de Just dance qui a dansé encore et encore avec ses fans pendant toute l’après midi… Où trouve-t-elle toute cette énergie ?

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A propos de l'auteur : Gelukpa

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Modèle de vertu détraqué et testeur pour la loutre

Un commentaire sur “Geek Days 2019 à Rennes”

  1. Avatar flofrost dit :

    Et fallait payer combien pour qu’il bouffe un poisson vivant Kubiac ?
    N’empêche ils ont loupé une occaz en or, à la place des organisateurs j’aurais également fait venir Diana (aucun rapport avec un tunnel), on aurait pu faire un battle :lol:


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