« Journalisme »

Voilà un billet que je n’avais absolument pas prévu d’écrire, mais qui est venu d’un coup, comme on libère une vilaine diarrhée. En effet, suite à des échanges avec pas mal de personnes, je tenais à préciser que, non, personne à Loutrage n’est journaliste. Ces derniers temps, quand on me chauffe sur le sujet, j’ai tendance à avoir des réactions épidermiques. Pourtant, dire que quelqu’un est journaliste n’a rien d’injurieux, bien au contraire. Je trouve que c’est même un beau métier, bien que, comme dans tous les métiers, tout dépend où tu l’exerces. Mais voilà, j’ai une sainte horreur des amalgames de ce genre (… et apparemment, je ne suis pas le seul). Explications.

 

Le plus simple est encore de commencer par une définition : « Le journalisme est l’activité qui consiste à recueillir, vérifier ou commenter des faits pour les porter à l’attention du public dans les médias, en respectant une même déontologie du journalisme ». Ainsi, en France, un journaliste est tenu de respecter une charte des devoirs professionnels des journalistes français, ainsi qu’une déontologie du journalisme (charte de Munich). Le sujet est vaste et nébuleux, et avant même d’écrire ce billet, je n’en connaissais pas vraiment la teneur.

Pour faire (très) simple, disons qu’un journaliste est tenu de traiter les sujets avec objectivité, en vérifiant (et protégeant) ses sources d’informations à partir du contradictoire ; il ne s’agit pas de rapporter : « untel a dit gnagnagna », mais d’aller vérifier auprès de untel ou de témoin(s) direct(s) qu’il a bien dit « gnagnagna ». Une fois vérifiée, et selon sa pertinence en termes d’information du public, alors l’information peut être publiée. Après, selon la ligne éditoriale du média pour lequel ils bossent, libre à eux de diffuser cette information ou pas.

Évidemment, à l’heure du bourrage de crâne des chaines d’infos continues et des journaux dits « gratuits » blindés de publicités en tous genres, il est clair que dans le premier cas elles ne cherchent qu’à faire du buzz pour augmenter leurs revenus publicitaires, tandis que les seconds sont tenus en laisse par les couilles par un actionnaire majoritaire ou des entreprises maniant plus ou moins subtilement le chantage au fric à travers les publicités. Avec ces systèmes, et à mon sens, les contours du journalisme deviennent nettement plus flous.

En ce qui nous concerne sur Loutrage, nous ne respectons pas une quelconque charte, ou bien encore une déontologie d’origine professionnelle ; nous ne sommes que des joueurs (… voilà la seule et unique case dans laquelle nous mettre) qui étalons nos tripes dans nos écrits, afin de donner notre avis personnel sur un thème ou un sujet, en toute subjectivité. A partir de là, si l’on devait considérer que le moindre quidam en capacité de formuler un avis et d’aligner trois phrases est un journaliste, alors la France n’est constituée que de journalistes, et Steam serait blindé de professionnels armés d’une carte de presse.

Pour ma part, je ne suis qu’un informaticien. D’aucuns penseraient qu’il s’agit d’un boulot de feignasses, tout juste bons à cliquer sur des boutons en ayant leur gros derrière tout mou vissé sur leur chaise. Comme dans toutes les branches professionnelles, il y a une part de vérité dans le cliché, même si là encore, il existe des tétrachiées de types d’informaticiens. Cependant, si on devait faire l’analogie, c’est un peu comme ces gens qui, parce qu’ils ont installé et manipulé un logiciel, se prennent pour des informaticiens.

Là encore, laissez-moi vous dire que c’est un vrai métier, et rien ne me fait davantage péter un câble qu’un utilisateur qui pense t’apprendre ton taff parce qu’il sait foutre des formules dans Excel. Mais je vous l’accorde : internet a brouillé la donne. En ce qui concerne l’informatique, une simple recherche Google va vous restituer tout un ensemble de tutos et de détails techniques prémâchés ; appliquer une solution en suivant une procédure pas-à-pas ne vous transformera pas pour autant en expert.

Pour en revenir au journalisme, internet a également mis son grain de sel, puisque l’on a vu émerger ce que l’on appelle le « journalisme citoyen ». N’importe qui, s’il veut s’en donner la peine et les moyens, est en mesure d’utiliser les moyens de communication lui permettant de singer le journalisme en empruntant ses codes. Sur Loutrage, nous ne sommes pas en reste, puisque nous rédigeons des « articles », ou des « chroniques », voire nous réalisons des « interviews », le tout en respectant une simili « ligne éditoriale » (qui ne va pas chercher bien loin hein). Même l’adresse mail que j’utilise pour les relations publiques contient le mot « presse », tandis que nous récupérons (au même titre que les professionnels) des « accréditations presse » pour des événements, ou des « versions presse » pour écrire des critiques.

Pour le reste, on ne va franchement pas péter plus haut que notre cul : le contenu n’est que subjectivité, hypothèses, déductions, réflexions, croisement d’informations, mâtiné d’une certaine forme de pédagogie en vulgarisant des propos, mais cela ne va clairement pas plus loin. Même les interviews sont biaisées, puisque je ne vais voir que les personnes qui m’intéressent, et que je les titille très rarement sur des questions qui fâchent ; à ceux qui me diront qu’il s’agit de complaisance, je leur rétorquerai qu’il s’agit plutôt de bienveillance. Toutefois, le gros avantage que nous avons par rapport aux journalistes, est que publier une information va se faire avec nettement plus de sérénité, bien qu’il arrive parfois que la vérification des faits s’effectue à posteriori.

J’en veux pour exemple l’article sur la Japan Expo, où certaines informations (mineures) ont été corrigées une fois l’article publié. J’ai oublié de parler d’un seul jeu alors que j’ai mentionné à minima les trente autres ? OK, je complète vite fait après une vanne en guise de pirouette écrite. J’ai indiqué que le studio Joinbots est orléanais parce que j’avais vu le développeur s’inscrire sur le site à travers Google Analytics, sauf qu’en réalité, le studio est strasbourgeois. Idem : corrigé après coup. Ça m’apprendra à jouer à l’apprenti Big-Brother

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas le respect d’une certaine éthique professionnelle ou d’une déontologie qui m’a fait modifier ces informations, juste mon éthique personnelle. Sur le même ordre d’idées, dans ce même article, j’ai parlé de nombreux jeux que je n’ai absolument pas touché ; là encore, disons qu’à titre personnel, je me sentais mal de ne citer qu’une poignée de jeux alors que tous ont trimé, et qu’ils étaient finalement la seule et unique raison de ma présence dans ce salon, ou bien encore de faire une distinction « ceux qui sont à mon goût » et « les autres ».

Marcheur : J’ai laissé Toupilitou finir un propos qui méritait d’être lu, et qui explique bien ce que nous sommes : que dalle, même pas besoin d’étiquette. Je vais ici parler de ce que j’ai fait sur le site, et probablement donc clarifier moi aussi de mon côté ce qui a pu être dit au grand manitou à propos du contenu du site. Prenons exemple sur une série d’articles, où le contenu et l’idée peuvent laisser tendre à croire que j’ai fait de la recherche journalistique : Les années 360. Il n’en est évidemment rien ; c’est une série d’articles fait à la suite du désir de rendre hommage à la deuxième console de Microsoft. Rien de plus, rien de moins.

La méthode usée pour faire ces articles a été simple, et je peux vous résumer la principale source : Wikipédia version anglaise. Évidemment, j’ai aussi fait d’autres recherches pour vérifier la véracité des propos tenus, ainsi que des recherches complémentaires. Cependant, ces articles sont avant tout un contenu personnel fait pour, certes, donner des éléments de connaissances à propos du studio ou du jeu (processus créatif, etc…), mais c’est aussi fait sous un angle tout à fait partial. Par exemple, j’aurais pu parler d’autres jeux Microsoft, j’aurais pu faire un année 360 sur Bioware (Mass Effect a été édité par Microsoft), ou sur Ensemble Studios (Halo Wars). J‘ai même tiré les choses par les cheveux en en faisant un sur Bayonetta, sous le seul prétexte qu’à l’origine c’était une exclusivité 360.

Bien sûr, ça, c’est que pour Les années 360, mais on pourrait aller plus loin en parlant d’autres articles que j’ai écrit, dont beaucoup sont souvent de l’opinion ou de la réflexion personnelle, avec son lot de connaissances dans le texte (… oui, de l’expérience, on peut aussi en avoir, et on peut même raconter des trucs véridiques dans un texte rempli de blagues nulles). Je pense que le problème qui vient de la confusion, c’est tout simplement qu’aujourd’hui, à l’heure ou Internet domine tous les autres médias, les journalistes ne font plus leurs boulots de journalistes. Pour beaucoup, ils ignorent la charte de Munich et n’ont plus de code de déontologie « parce qu’après tout : OSEF » , comme certains seraient tentés de dire. Honnêtement, voir les articles de presse vidéoludique devenir de plus en plus des publireportages où l’on voit des « rédacteurs » devenir des régies publicitaires plus qu’autre chose, oui, ça me fout un peu les boules.

Et c’est probablement entre autre à cause de cela (… et du fait aussi qu’un vrai article journalistique n’attire pas assez de clics) qu’on se retrouve dans des situations où l’on peut nous confondre avec des journalistes. Sauf que, s’il y a une conclusion à tirer de tout cela, c’est que les vrais journalistes jeux vidéo, y en a pas beaucoup. C’est certainement pas le mec qui s’est permis de lyncher des jeux (pas si mauvais) comme Life Is Strange, Dragon Age Inquisition, Pillars of Shiternity, tout en portant au nues des jeux plus que perfectibles tels KOTOR 2, Prey, Metal Gear Solid V, ou Kingdom Come : Deliverance qui va vous donner des leçons d’objectivité.

La vérité c’est que si parfois notre « travail » (… rien que ce mot est stupide ; mon taff actuellement, c’est d’être étudiant en psychologie) peut potentiellement se rapprocher du journalisme (= quand on se déplace pour des événements, lorsqu’on fait des articles avec des sources, etc…), il ne faut jamais oublier qu’on est surtout là pour partager des bouts de vie, de l’expérience ou autre, sur le thème du jeu vidéo. Après, libre à vous de croire que je fais un travail de journaliste de temps à autre, ou même que je fais mieux ce travail que certains se prétendant « journalistes » . La réalité est que je m’en cogne. Ça ne m’empêchera pas de pouvoir écrire que le prochain Bioware sera une grosse merde, tout en ayant conscience qu’objectivement ce n’est pas le cas.

Manitek : Bon bah voila que je vais me sentir obligé de participer à ce débat. Après tout, j’ai allumé la mèche lors d’une innocente discussion sur Steam, où je reprochais à Toupilitou de faire de son article de la Japan expo, un article vitrine qui présente TOUS les jeux indés de la convention. J’aurais préféré qu’il se focalise uniquement sur l’expérience qu’il a vécu sur les jeux qu’il a essayé. Attention : je ne critique pas ta démarche à mettre en lumière les jeux des indépendants du salon. Je ne pense qu’à ta santé mentale pour avoir monté un article aussi conséquent.

J’imagine le jour où tu devras te coltiner un salon dédié aux indés (du genre le Stunfest) où il y a un nombre encore plus élevé de jeux présentés. C’est un coup à ce que ta capillarité oscille encore davantage vers la blancheur immaculée… de la sagesse. Mais là n’est pas le sujet ! À mes yeux, le journalisme est un terme générique qui regroupe plusieurs catégories. En haut du panier, nous retrouvons le journaliste international ou bien celui d’investigation, mais que dire du journaliste culinaire ? Et celui qui écrit la rubrique des chiens écrasés ? Ou pire : le journaliste de jeux vidéos ? Ne sont-ils pas journalistes pour autant ?

Certains ont suivi de longues études, mais d’autres sont parvenus à atteindre ce statut sans suivre ces cursus. Ne serait-ce que parce qu’ils ont réussi à se distinguer de la masse en maniant le verbe mieux que d’autres, ou bien car ils bénéficiaient des bons contacts pour accéder au statut de professionnel. Je ne suis pas un expert, mais à mon avis, sur la fiche de paye d’un « journaliste » Jeuxvideo.com, Gamekult, ou Canard PC, il doit bien y figurer la mention « journaliste » écrite quelque part.

Je t’invite à lire les diplômes et qualités requis sur ce site. Il est vrai que sur le dernier point de cette description, on se rapproche de ce que dit Marcheur. Loutrage est plutôt porté dans la critique que dans l’exposition de faits purs et durs, mais après tout, c’est ce qui fait le charme du site. Le fait que le site soit indépendant des carcans financiers nous donne le droit de dire ce que l’on a sur le cœur. Hormis ce détail, il faut dire que les autres points de comparaison avec l’activité que nous exerçons sur le site restent assez semblables au descriptif du métier de journaliste de jeux vidéo. Ce qui m’amène à penser que nous sommes plus proches de ce statut que de celui d’éplucheur de clémentines.

Mais… Mais… Il n’y a que moi que ce descriptif choque ? Enfin, je ne sais pas… Peut-être que j’idéalise trop ce métier, mais à lire ce que je viens de lire, ça me donne juste l’impression que n’importe quel branquignole peut s’auto-proclamer journaliste…

Etienne Navarre : … Déjà, quand je parle, commencez tous par fermer vos gueules, c’est gonflant et vous savez pertinemment que ça m’énerve.

Personnellement, j’ai tenté les études de journalisme et je me suis heurté à un mur de gens obtus, fermés sur eux-mêmes, à la limite de la franc-maçonnerie. Comme je hais ces putains de maçons de merde et les gens étroits d’esprit (ça me donne envie d’élargir leur vision des choses en m’attaquant à leur fondement), j’ai foutu le camp. Ensuite, j’ai pris mon baluchon et j’ai toqué à des portes, dont celle de Mad Movies. Je frappe à la porte donc, et j’entre sur un open space composé de mes idoles (ouais j’idolâtre Mad Movies), tout le monde s’arrête et me regarde en silence. Là-dessus, je balance « salut, je veux faire du journalisme, le rédac’ chef est là ? » . A l’époque, le pilote s’appelait Damien GRANGER (quelle époque…) et le manitou JPP (que les fans de la première heure connaissent bien). Damien GRANGER me salue, se lève, et me propose d’aller boire un café.

Je lui propose de lui laisser mon mémoire de maîtrise (dont le sujet est la trilogie des morts-vivants de Romero). On discute une petite heure et il me dit « cool mon gars, je garde ton mémoire, je le lirai et je t’appelle si on a besoin » . Et Marc TOULLEC de me contacter pour me demander d’écrire le premier article du hors-série sur Romero en travaillant sur les origines ethniques du zombie. A l’annonce de cette nouvelle, je n’ai pas débandé pendant des semaines, m’obligeant à dormir sur le dos la nuit, chose dont j’ai horreur. Par la suite, j’ai bossé pour plein de sites internet (et à l’époque, fallait bidouiller Dreamweaver tout seul comme un grand, putain les filles c’était chiant) de cinéma principalement, et de jeux vidéo par la suite. Maintenant, je « bosse » pour ce site de branleurs et cochonnes. Quoi ?

Alors, journaliste ? Pas vraiment. D’abord, sur Loutrage, on ne relaie pas d’informations à proprement parler, on ne fait pas dans la news et l’actualité puisqu’on s’en fout royal. Il n’y a que de la critique, de l’interview, de la preview, des billets d’humeur… Finalement, on n’y trouve que du contenu qui appelle directement à l’opinion du rédacteur. Et sincèrement, à part Rock Paper Shotgun et éventuellement Gamekult, selon moi, le journalisme vidéoludique n’existe pas. Ceux qui se prétendent journalistes dans ce domaine ne sont que des petits connards imbus d’eux-mêmes. J’ai envie de me choper la syphilis et de leur pisser dans la bouche. A commencer par jeuxvideo.com, des vrais putassiers du clic, des michetonneuses de la news, des nabots de la dignité sans aucune pudeur.

En ce qui me concerne, quand je lis (ou regarde sur Youtube : ACG, Angry Joe, WAF, xsubtownerx…) une critique de jeu, je veux seulement connaître le point de vue de la personne qui s’exprime, c’est tout. Et c’est déjà bien ! Et puis, tant qu’à faire, j’ai envie de me marrer en lisant le papier : du reste, merci, mais je me ferai mon opinion tout seul comme un grand. Il serait temps d’arrêter de prendre les joueurs pour des connards : bordel mais on sait quand même si un jeu va nous plaire ou pas.

Putain mais le mec qui a besoin de lire 20 critiques et voir 60 vidéos pour savoir si PES 2019, Call Of Duty XII ou Pillars Of Monkiki va lui plaire et s’il doit l’acheter n’a qu’à aller se pendre tellement il gaspille son temps et nuit à l’univers tout entier. Mais mec, rends-toi service, éteins ton PC, et arrête de nous faire chier avec ta dégaine de puceau bouffeur de tacos à la merde. Ton existence est un supplice : deviens animal de compagnie, gravier dans un parc public, ou balai à chiotte dans une aire d’autoroute.

Moi, journaliste ? Même pas quand j’étais pigiste. Je ne l’ai jamais été. J’écris pour moi (parce que j’aime l’exercice d’écriture depuis toujours), pour me marrer à me relire, et parce que j’espère faire rigoler ou réfléchir la poignée de lecteur (enfin, surtout de lectrices, qui doivent, j’en suis sûr, se caresser en me lisant) qui ont la chance (ou malchance) de tomber sur un des rares articles que j’ai le temps d’écrire depuis que j’ai décidé de me reproduire (hé oui, j’ai eu une autorisation des docteurs, bande de sales connards).

Et entre nous, vous pensez sérieusement que j’aurais cette liberté de ton si j’avais une carte de presse et un rédac’ chef suivi par des actionnaires avides de pognon ? Non, bien entendu. C’est cette liberté que je revendique en tant que rédacteur amateur (amatrice le vendredi soir quand j’écris en me travestissant). Donc, à tous ceux qui posent la question à la Loutre : merci de respecter notre liberté. C’est notre indépendance qui rend notre exercice passionnant et nos contenus frais, honnêtes et finalement dérisoires. Car je ne me prends pas au sérieux, non monsieur.

Aaaaah Navarre… J’aime tellement quand tu viens poser tes couilles sur la table ; ça éclaircit tout de suite le paysage. Par contre, tu m’excuseras, mais j’ai laissé mes notes juste en dessous, et va falloir que je les récupère pour conclure.

 

Autant le positionnement de Loutrage est clair sur ce point, autant certains amateurs sur le web ont fini par se prendre pour des journalistes, et à se présenter comme tel. Faire cela, et même si je ne vais pas rentrer dans cet autre détail nébuleux, c’est au même niveau que ceux qui s’auto-proclament « influenceurs » (… une autre vaste connerie). Bref, halte à l’imposture, et avant que ce billet ne parte trop dans tous les sens, je tenais à conclure ainsi : le prochain qui affirme que je suis journaliste, je lui pète les deux jambes…

 

… Quoi qu’il en soit, c’est encore Peter et Steven qui ont le mot de la fin :

 

Et pour la route :

A propos de l'auteur : Toupilitou

Avatar

Loutre hyperactive et webmaster de http://www.loutrage.fr

4 Commentaires sur “« Journalisme »”

  1. Avatar Mickey dit :

    On ne m’a pas demandé mon avis pour cet article, autre que celui du lecteur, mais j’ai moi aussi tout à coup envie de donner mon propre ressenti sur ce thème.

    Comme précisé plusieurs fois dans l’article, je ne suis effectivement qu’un joueur, passionné par ce monde « fait pour les gamins », amoureux aussi de tout l’univers communautaire qui gravite autour, ce petit côté gestion / administration, qui peut parfois amener à « diriger », « commander », « prendre des décisions » pour d’autres, non pas qu’ils ne soient pas capable de les prendre eux même, mais juste parce que j’aime ça.

    Je prends aussi parfois sur mon temps pour rédiger des évaluations de jeux, recommandations, pour prendre le terme officiel de Steam, dans lesquelles je m’octrois ce droit de dire qu’un jeu est une perle, ou juste un grosse bouse sans nom, que les développeurs ont du génie, ou sont juste des pantins qui remuent la queue devant les demandes de l’éditeur (pognon pognon…), mais ce droit je ne le prend que sur une seule ligne directrice, mon ressenti du moment, ce que ce jeu m’a apporté ou, au contraire, mon envie d’étrangler celui qui m’a presque volé mon argent.

    Après quelques phrases échangées sur le sujet avec Toupilitou, j’en suis juste arrivé à la conclusion que finalement, tout ça n’est peut-être que de la brève de comptoirs, ces avis que l’on donne accoudé au coin du bar avec une petite mousse en train de s’éventer devant nous quand on refait le monde à l’image qu’on voudrait bien qu’il ait.
    Parler de ce sujet du « journalisme » dans le contexte internet de ce 21ème siècle m’a rappelé le site agoravox, où tout le monde se sent en droit d’y aller de son article, et finalement, Loutrage n’est pas très différent, et chacun y va de son avis subjectif (pour ceux qui l’aurait loupé, ce mot est bien inscrit dans la présentation du site) .

    Voilà probablement la grande différence avec le journalisme, la subjectivité là où la charte demande le maximum d’objectivité, même si celle-ci avec le temps s’est bien dilué derrière les pressions de ceux qui en ont, non pas le droit, mais les moyens, ceux qui se permettent d’orienter un avis juste parce que le chèque, c’est leur signature qui sera dessus, ou parfois juste parce qu’un avis trop impartial risque surtout de finir aux chiens écrasés ou en nota bene de fin de page.

    Alors non, non et non, effectivement, les chroniqueurs de Loutrage ne sont définitivement pas des journalistes, quelle que soit la forme qu’on cherchera à y donner en regardant du coin de l’œil.

    Ils sont directs, parfois râleurs ou de pure mauvaise foi, mais finalement, ils font ce que l’on attend d’eux, il nous donne « Un regard subjectif sur l’univers du jeu vidéo » .

  2. Avatar flofrost dit :

    Pour moi un journaliste, c’est Albert Londres, pas Julien Chieze ou d’autres youtubeur teubés (Bordel, rien que de mettre ces deux noms dans une même phrase mériterait qu’on me passe à tabac et qu’on me balance dans un fossé remplit de verre pillé).

    Quand on parle JV, on parle quand même d’un loisir, du coup je trouve toujours ça très étrange quand on se prend trop au sérieux. D’ailleurs j’ai aussi le même ressenti envers les développeurs qui se servent de ce média pour faire passer une idéologie de quelque sorte qu’elle soit. Qu’on en profite pour faire passer un message qui nous tient à coeur, ok, mais virer dans la propagande genre « Ecoutes nous petit joueur intellectuellement limité car nous détenons la vérité absolue et allons la partager avec toi  » ça me gonfle.
    Bref pour moi la « critique JV » c’est un ressenti, point barre, en aucun cas une vérité absolu, et encore moins un truc objectif, c’est pour ça que j’ai toujours du mal quand je vais sur certains sites et que je vois les lecteurs attendre la parole du Lionel messi et carrément annuler leurs réservations selon ce que ce dernier dira. Et penser que ces mêmes personnes ont le droit de vote ça me donne des frissons, mais en même temps ça explique pas mal de chose sur l’état de notre société

  3. Avatar cabfe dit :

    Remplace « jeux vidéo » par cinéma et relit ton commentaire, c’est rigolo. ;)

  4. Avatar flofrost dit :

    Ou par « sport » et ça ne change absolument rien, le fond de ma pensée reste exactement le même, les « journalistes » sportif capable de te dire il y a deux ans qu’une équipe à gagner sans le mériter, et de te parler de coup de génie deux ans plus tard car c’est plus toi le cocu de l’histoire, méritent au mieux qu’on les ignore, et au pire qu’on les méprise ouvertement.
    Je sais qu’à l’heure actuelle sortir les grands mots et parler « d’échelle de valeur » c’est mal vu, mais c’est comme ça que je vois les choses, et si on a le droit d’avoir un avis sur tout, il n’empêche que tout n’a pas la même valeur. Comme l’a si bien dit Etienne, beaucoup se prétendent journalistes mais ne sont que des petits connards imbus d’eux-mêmes. Il s’avère qu’ici on parle JV, donc c’est ce que je fais, mais selon moi ça s’applique aussi à bien d’autres domaines, mais c’est pas vraiment le débat ici.


Connectez-vous pour laisser un commentaire

Groupe Steam

Derniers commentaires

Aller à la barre d’outils