Just Cause 3

Just Cause 3

Ayant apprécié les deux premiers opus, j’ai acheté Just Cause 3 en 2016. Il a donc trainé sur mon disque dur pendant deux ans, occupant quelques heures par-ci par-là, entre deux jeux qui me happaient vraiment. Ce n’est jamais bon signe quand un jeu ne sert que de bouche-trou…

 

De retour dans ce troisième épisode, Rico Rodriguez, célèbre agent de la CIA (… ce n’est pas contre-nature ça, un espion célèbre ?), va de nouveau devoir imposer la liberté impérialiste américaine sur une petite ile tropicale. Mais les enjeux ici sont bien plus importants que dans les deux premiers épisodes, puisque l’ile en question est Medicie, la patrie de naissance de Rico. Non seulement cette île est dirigée par le général dictateur Di Ravello, mais en plus, elle représente une sérieuse menace pour le « monde libre  » , puisque c’est le seul endroit au monde où l’on trouve le Bavarium, minerai instable et surtout magique, étant donné qu’il sert absolument à tout ici : produire de l’énergie, créer des armes ultimes, ou servir de boucliers aux véhicules. Rico va donc devoir libérer tout ça par la violence et la destruction.

Dès son premier épisode, Just Cause a posé des bases très sympathiques présentes sur tous les épisodes : vous jouez donc Rico, à la troisième personne, dans un monde ouvert gigantesque à explorer (1000 km² dans Just Cause 1 et 2, et 2000 km² dans le 3). Vos déplacements pourront se faire avec n’importe quel véhicule que vous rencontrerez : voiture, moto, hélicoptère, avion, tank… Tout ce que vous trouverez. Un grappin vous est également fourni, permettant de rapidement monter sur les véhicules, et même de vous tracter sur le terrain dans les deux derniers épisodes.

Pour les cas où vous tomberiez de haut, un parachute à utilisation infinie sera à votre disposition. Chaque Just Cause se déroule sur une ile différente que vous devrez libérer en capturant villes et bases militaires. Tout cela se fait en détruisant absolument tout ce que vous voyez : réservoir, génératrices, statues, haut parleurs, grues… Pour cela, vous aurez accès à un arsenal varié, allant des fusils d’assaut aux mitrailleuses lourdes, jusqu’au lance-roquettes, en passant par des lance-grenades, explosifs, et autres grenades. Vous l’aurez compris : la part belle est donnée aux armes peu subtiles et aux explosifs.

Pour avancer dans l’histoire, vous aurez de temps en temps une mission scénarisée poussant le niveau de « what the fuck  » à son paroxysme, puisque l’on vous demandera par exemple de protéger un train d’attaques d’hélicoptères (en restant debout sur le train), sauter de votre chasseur sur un autre avion pour en prendre le contrôle, ou bien chevaucher un missile pour le désamorcer. Ces missions, dans l’ensemble plutôt sympathiques, sont trop peu nombreuses, et le jeu consistera essentiellement à libérer des zones en détruisant tout. Au total, une trentaine de provinces doivent être libérées, chacune ayant environ quatre à cinq villes ou bases a ravager. Vous la sentez la répétitivité ?

Au niveau gameplay, le jeu a peu évolué par rapport a deuxième épisode. On utilise toujours un grappin pour se déplacer vite un peu partout. Associé à un parachute, il permet de se tracter auprès des véhicules ou de s’agripper absolument partout. L’introduction d’une wingsuit facilite encore plus les déplacements, mais à part cela, on reste en terrain connu : des flingues, des explosifs, et des éléments de décor marqués en rouge à faire sauter un peu partout. Rico peut désormais légèrement évoluer, avec plusieurs arbres de compétences et matériels à débloquer, en réalisant des défis.

Malheureusement, ces défis (sauts en parachute, courses, pilotage) ne sont pas spécialement fun, ni suffisamment bien dosés niveau difficulté. Très rapidement, on les abandonne en se rendant compte qu’ils ne sont pas très intéressants, ni même nécessaires à la progression. Et oubliez les véhicules, ils sont lents, très lent, on dirait que tout a été fait pour vous faire jouer avec le combo grappin / wingsuit / parachute uniquement.

Lorsque vous êtes sur une zone à libérer, attendez-vous à mourir souvent. Rico n’est pas très résistant, et il sera la cible systématique d’armées entières. Vous prendrez votre mal en patience en réapparaissant, puis en essayant de faire un maximum de dégâts, encore, et encore. Heureusement, tous les objets détruits le sont pour de bon, et chaque mort vous offre un ravitaillement gratuit. Vous pourrez donc exploiter cette faille du jeu afin de récupérer balles et explosifs, et ainsi retourner nettoyer les zones qui n’attendent que ça.

Techniquement, le jeu est très joli, mais tout cela est bien mal optimisé : temps de chargement très longs, ralentissements, et autres bugs qui peuvent bloquer le jeu vont gâcher votre plaisir (le bug d’absence de ciblage des missiles à failli me rendre fou dans une paire de missions d’ailleurs). N’hésitez pas à baisser les paramètres graphiques si vous êtes sur PC afin de pouvoir jouer confortablement, et basculez le jeu en anglais ; il semblerait que cela stabilise un certain nombre de bugs. Les doublages des personnages, en français comme en anglais, sont vraiment bons, et une ambiance pleine d’humour se dégage du jeu. Les musiques, loin d’être marquantes, sont plutôt sympathiques, notamment lors des phases d’exploration.

 

Clairement, Just Cause 3 a été une déception. Répétitif, mal dosé, mal optimisé, et encore bugué trois ans après sa sortie. Ajouté au fait que le mode multijoueur soit développé par les fans à chaque épisode, cela indique bien à quel point Avalanche Studios se moque de ses joueurs. Si vous êtes en mal de jeux de destruction, Just cause 2 ou Red Faction Armaggedon seront de bien meilleurs pioches (… en plus, dans Red Faction, on peut utiliser une licorne comme arme de destruction massive !).

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A propos de l'auteur : Gelukpa

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Modèle de vertu détraqué et testeur pour la loutre

3 Commentaires sur “Just Cause 3”

  1. Ouais, le 1er était frais mais répétitif. Le 2nd était juste gééééééénial. Le dernier est une merde.

  2. Avatar Marcheur dit :

    Si je puis me permettre, niveau destruction bien décérébrée et fendard, c’est red Faction Guerilla qu’il faut conseiller, pas Armageddon 8-)
    Cela dit, j’ai jamais aimé Just Cause, le 2 était rigolo avec sa physique toute pété et son délire soixante quinzième degré, mais j’ai du y passer seulement cinq / six heures avant de me dire que c’était sans doute pas pour moi.

    Par contre Red Faction Guerilla <3

  3. Avatar Gelukpa dit :

    @Etienne ouais le 1 avait un coté frais mais il m’avait donné la sensation d’un jeu daté et trop limité dès sa sortie au niveau mécaniques de jeu, le 2 était clairement une réussite, croisons les doigts pour le 4

    @Marcheur c’est vrai que Guerilla était fun aussi, si je conseil Armageddon c’est surtout pour ça :


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