Tape m’en 5 : Jeux de cartes solo

Tape m'en 5...

J’adore les jeux de cartes, mais les parties en multijoueur sur les gros ténors du genre (Hearthstone, Magic Arena, Gwent…) ont vite raison de ma patience. Plutôt que de sortir une batte de baseball pour aller casser la voiture du voisin, ou même le voisin lui-même lorsque la RNG m’est défavorable (… un bon joueur vous dira que c’est toujours la faute de la RNG), je préfère parfois sauvagement massacrer une IA sur un jeu de carte en solo (… heureusement que les IA n’ont pas encore de conscience, parce qu’avec ce que je leur mets, la révolution Skynet aurait eu lieu depuis longtemps). C’est pour cette raison que je vous fais un tour non-exhaustif des meilleurs jeux de cartes totalement orientés solo que j’ai pratiqué, et sachez que j’en ai testé des bouses ! Oui, c’est à toi que je pense Runespell Overture ; comment ai-je pu croire un seul instant que transformer la bonne vieille réussite de Windows en jeu de combat était une bonne idée… Mélangez vos decks ! Piochez vos mains ! C’est parti !

 

1 – Slay The Spire

Slay The Spire est un Roguelike dans lequel les combats sont gérés par jeu de cartes. Le système de combat est très simple : chaque tour, vous gagnez quelques mana à dépenser pour jouer vos cartes, vous défaussez ce qui vous reste de main, et piochez une poignée de cartes. Il vous faudra coller des dégâts aux adversaires pour les éliminer, tout en préparant quelques points de défense afin de limiter votre perte de points de vie. Vous allez devoir monter une tour d’une cinquantaine d’étages en éliminant de nombreux ennemis, en résolvant de nombreuses rencontres, et en battant trois boss particulièrement retors. Toutes ces rencontres sont bien sûr proposées aléatoirement, rendant chaque partie unique. Pour réaliser cette ascension, vous aurez le choix entre trois personnages, chacun proposant des stratégies très différentes. Le soldat de fer vous proposera une approche tout en violence basée sur des attaques puissantes et de zones, des cartes puissantes mais qui vous maudissent, et l’augmentation de votre force…

La silencieuse propose un gameplay plus orienté vers l’affaiblissement des adversaires, la manipulation de la pioche, le poison, de nombreuses attaques rapides et légères. Le défectueux quant à lui invoque des sphères qui vous apporteront différents effets d’attaque, de défense, de mana, et possède de nombreux pouvoirs utiles (les pouvoirs octroient des bonus permanents). A cela se rajoute un système de potions et de reliques apportant de nombreuses variations. Chaque rencontre, chaque victoire, chaque magasin va vous permettre d’ajouter des cartes à votre decks, d’améliorer ou supprimer vos cartes, et bien sûr récupérer potions et reliques. Les parties sont courtes, toujours différentes (d’autant plus que des défis sont proposés quotidiennement, et que le jeu permet de paramétrer vos parties a volonté), tandis que les possibilités stratégiques sont gigantesques. Tout fan de jeu de cartes devrait essayer Slay The Spire (et succomber à son charme), d’autant que le jeu est proposé à petit prix. Le principal défaut du jeu est sa direction artistique que l’on qualifiera, pour rester poli, de pas vraiment réussie.

 

2 – Thronebreaker

Si vous avez joué à Witcher 3, alors vous connaissez sans doute le Gwent, aussi appelé Gwynt. Petit jeu de cartes dans le grand jeu, vous piochez une dizaine de cartes de votre deck, que vous devrez jouer sur trois rangées différentes, afin de cumuler plus de points que l’adversaire sur deux manches gagnantes. Attention à votre gestion des cartes, car votre main de départ vous servira pour les trois manches. Quelques effets se rajoutent aux cartes : espions que l’ont donne à l’adversaire pour piocher deux cartes, héros insensibles à tous les effets, créatures qui arrivent en groupe rameutant depuis votre pioche ou votre main les petits copains, ainsi que quelques cartes spéciales de type leurres ou effets météo réduisant la force des unités sur le terrain. Le Gwent était un vrai plaisir à jouer en parcourant Velen, Novigrad, Skellige, et Toussaint. CDProjekt a su surfer sur la vague et créer un jeu multijoueur, mais l’on sentait bien que le jeu de base n’était pas suffisamment riche tactiquement pour tenir la route.

A sa sortie en bêta en 2016, le jeu avait été légèrement retravaillé pour ne pas perdre son essence tout en étant plus intéressant, et un module solo avait été mis en développement pour compléter l’expérience. Fin 2018, le Gwent a été totalement retravaillé pour sa sortie de bêta, et l’aventure solo est devenue un jeu a part entière nommé Thronebreaker : The Witcher Tales. Clairement, le travail effectué a été remarquable. Le principe de base reste le même, mais chaque carte propose désormais des effets riches et complexes qui, bien utilisés et combinés entre eux, offrent des possibilités tactiques vraiment riches. Cette aventure en solo propose une aventure scénarisée d’une trentaine d’heures, avec un scénario passionnant et mature, des choix qui auront un véritable impact sur l’histoire, le tout avec un doublage et une musique très réussis. Seul vrai défaut du jeu : sa facilité. Mettez le jeu en difficile dès le début si vous voulez un semblant de challenge.

 

3 – Etherlords 2

Etherlords 2 est l’enfant illégitime de Magic l’assemblée et des Heroes Of Might And Magic. Il vole de Magic son système de règles : mana à dépenser pour invoquer créatures et sorts, créatures avec attaque / défense et autres capacités type vol, initiative ou célérité, couleurs des factions rouge, vert, noir et un bleu / blanc fusionné. Tout ce système très varié et bien rodé permet des affrontements tactiques riches. De plus, chaque faction propose un ensemble de cartes suffisamment différentes pour envisager de nombreuses stratégies. Aux Heroes Of Might And Magic, le jeu récupère le déplacement sur la carte, la gestion de ressources permettant de fabriquer / acheter ses cartes, et surtout, un système d’expérience, de gain de niveaux, et de choix de compétences, qui vous permettront de bien personnaliser votre héro tout en l’accordant à vos choix stratégiques.

Le jeu propose plusieurs campagnes vous amenant a jouer chacune des factions. Le tout forme une histoire qui, bien que sympathique, ne sera pas votre moteur principal pour avancer. Le jeu vous piégera dans ses filets par ses parties de cartes variées, qui vous forceront à vous creuser les méninges pour gagner certains combat. Il existe bien évidemment un Etherlods premier du nom qui lui propose une formule bien plus proche de Heroes Of Might And Magic… et qui est particulièrement frustrante car elle vous fera recommencer l’évolution de votre personnage à chaque nouvelle mission. Allez directement vers le 2 qui vous proposera une expérience bien mieux maitrisée. Attention toutefois : le jeu date de 2004, et la technique pique vraiment les yeux aujourd’hui, mais la richesse du jeu mérite que l’on passe outre ce défaut.

 

4 – Guild Of Dungeoneering

Guild Of Dungeoneering, c’est moche ! Guild Of Dungeoneering, c’est pas cher ! Guild Of Dungeoneering, c’est fun ! Ici, vous allez envoyer votre héro dans des donjons pour récupérer des ressources. Mais là où le jeu est original, c’est que vous ne contrôlez pas le déplacement de votre personnage. Vous allez uniquement choisir les différentes salles et monstres que vous mettrez sur son chemin, et c’est lui qui décidera où aller se suicider ! Bien évidemment, en bon héro vénal, il se dirigera toujours vers le trésor le plus proche. A vous de bien en profiter. Vous ne choisirez pas non plus directement les cartes de votre suicidaire ; c’est son équipement qui lui fournira des lots de cartes, souvent sous forme de combinaisons de très bonnes cartes et de moins bonnes. Il faudra ajuster les effets obtenus (gain de vie, attaque et défense magiques ou physiques, et autres effets bonus) en fonction de ce que jouera l’adversaire.

Chaque run vous emmène dans un donjon à explorer jusqu’à la mort, ou jusqu’à la destruction du boss afin de gagner quelques ressources pour améliorer votre guilde. Préparez-vous à en tuer des héros avant de pouvoir monter une guilde correcte ! Vous pourrez jouer avec différentes classes offrant des decks de base assez différents. Les premières classes d’apprentis ou de mimes ne feront pas long-feu mais vous permettront de débloquer des barbares, rangers, et autre alchimistes, avant de pouvoir vous amener aux surpuissants cartomanciens et autres mathémagiciens. Comme je le disais, Guild Of Dungeoneering est moche ; on a l’impression que chaque élément du jeu a été créé par un dessinateur amateur uniquement armé d’un crayon de papier ou d’un bic, mais si vous passez au delà de cette limitation, le jeu est vraiment très fun à jouer, et propose quelques stratégies intéressantes (… bien que plus limitées que les autres jeux de cette liste).

 

5 – Monster Monpiece

Voila bien ici un jeu de la honte ! Dans Monster Monpiece, vous jouez un groupe de jeunes filles spécialistes en stratégie, qui parcourent un monde où les humains et les monster girls coexistent parfois difficilement. Ouais, des monster girls. Et il s’agit d’un jeu de deux studios japonais : Idea Factory et Comile Heart. Je vous vois venir bande de petit fripons ! Des filles japonaises, des monster girls, ça sent le jeu coquin ! Et bien… c’est pire que ça ! Il vous faudra récupérer des cartes représentant ces fameuses monster girls pour les emmener au combat. Et sachez que chacune d’entre elles existe en trois niveaux que vous leur ferez passer en stimulant ces petites trainées lors d’un mini-jeu appelé First Crush Rub (qu’on pourrait traduire en « Première séduction par frottement » ). Lors de ce jeu, il faudra trouver les points qui stimulent l’excitation de votre gobelin ou autre dragon sexy jusqu’à lui faire attendre l’orgasme.

La bête perdra dans l’histoire quelques vêtements, gagnera en puissance, et parfois quelques capacités (cherchez pas la logique ; faut juste pouvoir jouer avec une seule main). Mais pourquoi ce jeu finit-il en cinquième position alors ? Eh bien parce que outre l’habillage graphique pas dégueu pour les amateurs de hentai, le jeu a une vraie profondeur tactique. Les combats se déroulent sur un champ de bataille divisé en trois lignes d’attaque. Vos héroïne devront avancer sur ces lignes jusqu’à atteindre la forteresse ennemie tout en dézinguant les unités adverses. A chaque tour, vous gagnerez quelques points de magie à dépenser intelligemment pour invoquer une de vos filles. Elles ont toutes des statistiques d’attaque et de défenses différentes, ainsi que des capacités à utiliser à bon escient : Guerrières, Archers, Soutiens ou Soigneuses.

Il vous faudra réfléchir : garder son mana pour acheter les créatures plus puissantes ? Envahir la zone de combat avec de petites créatures ? Utiliser une monster girl unique avec un pouvoir très fort ? Quelles combinaisons de filles sont les plus efficaces ? La couleur de vos filles a aussi une importance ; si vous jouez plusieurs cartes d’affilé de la même couleur, cela offrira un bonus conséquent à vos filles déjà en place. Et pour corser le tout, il est aussi possible de fusionner deux unités pour renforcer vos filles déjà en jeu, au prix bien sûr de ne pas rajouter l’unité fusionnée en jeu. Un peu de profondeur stratégique, un habillage graphique agréable (si on aime les filles peu vêtues), une évolution constante de vos championnes, et hop, vous voilà tombé dans un gouffre qui aspirera vos heures de jeu sans que vous ne vous en rendiez compte… Le plus gros défaut du jeu ? Ses musiques sont insupportable !

A propos de l'auteur : Gelukpa

Avatar

Modèle de vertu détraqué et testeur pour la loutre

Un commentaire sur “Tape m’en 5 : Jeux de cartes solo”

  1. Avatar Toupilitou dit :

    Effectivement, Thronebreaker est un très bon cru, sans même avoir besoin du dégainer du Gégé avant au moins 20 bonnes heures de jeu.


Connectez-vous pour laisser un commentaire

Groupe Steam

Derniers commentaires

Aller à la barre d’outils