Tape m’en 5… La science-fiction

Tape m'en 5...

Dans les univers trop souvent balisés que nous offrent les jeux vidéo, on retrouve une multitude de lieux communs qui se déclinent infiniment, de l’époque contemporaine au Moyen-Age, de la fantasy à la science-fiction, du steam punk au surréaliste. Chacun de ces univers s’est vu proposé à toutes les sauces ludiques, du FPS au RPG, de la STR au MMO. Sûr, ça fait beaucoup de sigles de trois lettres à y regarder de plus près. Comme quoi, le vocable du geek n’est pas si large que ça finalement. Mais revenons au cœur de ce Tape m’en 5 : le domaine raffiné, sans limite, et diablement sexy de la science-fiction. L’univers de tous les possibles, la porte ouverte à l’anticipation sociale et politique, le maelstrom bouillonnant où s’entre-choquent dans l’espace temps IA et aliens, poussière d’étoile et trous noirs, exploration spatiale et philosophique, eugénisme et mécanique de l’androïde qui rêve de moutons électriques.

 

Deus Ex

Deus Ex est l’Alpha et l’Oméga du jeu vidéo en ce qui me concerne. Il est le Roi qui trône fièrement et observe son royaume avec attention, vieillissant mais toujours debout. Au carrefour des gameplays, son scénario d’anticipation, l’exotisme de son contenu, l’étonnant avant-gardisme qu’il proposait m’ont marqué pour toujours. La découverte de ce titre sur PC en 2000 a été une révolution complète et a défini mon profil de joueur, dessinant ses contours et guidant ma vision du jeu vidéo.

Et puis, il y a tous ces méchants : les robots bipèdes qui rappellent quand même fortement Robocop, cette espèce de ******* de Anna Navarre (aucun lien de parenté) et ce ****** de Gunther Hermann ! Une expérience de science-fiction et d’anticipation longtemps imitée, mais jamais égalée. Peut-être que Cyberpunk 2077 aura l’étoffe d’un prétendant solide…

 

Starcraft

Maître étalon de la stratégie en temps réel, le mastodonte de Blizzard a blanchi mes nuits et atomisé ma vision du genre. Envoyer sur le champ de bataille des Goliaths façon Robocop (oui bon ça va) est juste un rêve de gosse. « Acknowledged HQ » !

Gameplay au poil, ambition visuelle démentielle, et cohérence globale, le premier volet est un monument encore joué aujourd’hui. Quant à sa suite, sa qualité générale est presque insolente et donne carrément la fièvre : un vrai space opera qui m’a laissé sur le carreau. C’est de la pure science-fiction dans toute sa splendeur : classique mais bien orchestrée, dynamique et qui laisse rêveur.

 

XCOM 2

Bah quoi ? Oui, alors, ça peut paraître facile, et en fait, ça l’est totalement. Je trouve toujours une occasion de parler de XCOM. En même temps, c’est tout ce que j’aime : des aliens belliqueux (qui me rappellent Predator), des mecs et des nanas qui n’en veulent (et me rappellent Aliens), des combats fascinants (qui me rappellent Starship Troopers)…

Alors oui, XCOM est bel et bien un jeu qui traite ses références avec respect et intelligence, et c’est un pur plaisir de cinéphile d’être aux commandes d’une bande de lascars, armes au poing, prêts à en découdre avec l’envahisseur Sectoïde. En plus c’est un chef-d’œuvre de gameplay.

 

Dead Space

Ah, tu ne l’as pas vu venir celui-là ! N’empêche que Dead Space est un vrai jeu de science-fiction (avec lui aussi ses références au cinéma, mais je me calme, promis) qui se permet des séquences de trouille intenses et adrénalitiques – ouais, je viens d’inventer le mot, sympa non ? La visite de l’USG Ishimura répond parfaitement aux codes imposés par l’horreur et la science-fiction, propose des panoramas étonnants, des séquences claustrophobiques à souhait, et se pose en vitrine quatre étoiles sur sa partie sonore.

Il a marqué mon chemin de joueur (je l’ai retourné plus de trois fois), et c’est à chaque fois avec un vrai plaisir coupable que je force, fébrile mais souriant, les sas de l’USG Ishimura. Essayer le cutter plasma, c’est l’adopter.

 

Mass Effect

Le premier volet de la série avait tout de même, excusez du peu, l’ambition de nous faire vivre un vrai space opera en mode RPG, avec des dialogues à choix multiples, des séquences d’action dégorgeant de testostérone, de l’exploration en veux-tu en voilà, un scénario digne des meilleurs sagas cinématographiques du genre (suivez mon regard inquisiteur…).

Contrat rempli pour un jeu qui a su s’imposer en patron, mais qui n’aura jamais été égalé (le second volet était cependant un vrai délice explosif sous forme de fuite en avant désespérée). Et ce n’est pas le navrant dernier épisode qui me fera changer d’avis. Mass Effect avait une réelle ambition, et je me dois de saluer les développeurs qui ont écrit une belle lettre d’amour vidéoludique à mon univers de prédilection : la science-fiction.

A propos de l'auteur : Etienne Navarre

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Joueur insatiable, rédacteur passionné, génie séducteur : le monde a besoin d'Etienne Navarre.

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