Tape m’en 5… Tactical addict

Tape m'en 5...

S’il y a bien une catégorie de jeux qui me rend totalement obsessionnel, c’est bien le tactical au tour par tour avec une gestion d’équipe. Posez-moi devant un, et je deviens un vrai junkie pour peu que la came soit bonne. C’est même le rare genre de jeux auquel j’apprécie de jouer en multijoueur lorsque cela est possible, bien que je me prenne à chaque fois une fessée cul-nu mémorable (… hein, Redd ou Mophentos !). Retrouvez donc ci-après mon top 5 des tacticals qui me rendent complètement addict.

 

1. XCOM 2 : War Of The Chosen

Celui qui me rend le plus addict est le dernier opus de la saga XCOM, dans sa version (optimisée) de War Of The Chosen. Les mécaniques de ce jeu sont huilées comme pas possible, et il faut une sacré volonté pour s’arrêter en cours de route (… ou bien un semblant de lucidité lorsqu’il ne reste plus qu’une poignée d’heures avant de partir au boulot). J’irai même jusqu’à dire que si vous êtes, vous aussi, sensible à ce genre de jeu, cela pourrait provoquer quelques scènes de ménage, votre moitié ne comprenant absolument pas pourquoi vous lui dites « ouais, j’arriiiiiiive » depuis quelques heures déjà.

Upgrader et customiser son vaisseau, faire évoluer et personnaliser à outrance ses soldats, les envoyer en mission, les faire revenir victorieux d’un objectif qui avait tout l’air de suicidaire, prendre soin d’eux lorsqu’ils ont pris cher, contempler le tableau de chasse, etc… Il y a toujours quelque chose à faire, et le rythme est particulièrement bien maîtrisé pour ne laisser aucune chance à ceux dont le tactical est la cryptonite. Alors, ouais, il y a de la RNG, mais à mon sens, c’est justement ce qui fait le sel de ce jeu : ne pas être totalement maître de la situation et des événements, et en subir les conséquences pour mieux réagir.

Si t’as pas joué à XCOM 2 : War Of The Chosen au moins une fois, t’as raté ta vie. Bah alors… Qu’est-ce que tu fais encore là lecteur ? Tu devrais déjà être en train d’entendre le générique du jeu, avec un « Commandant ! » en écho.

 

2. Mordheim : City Of The Damned

En voilà un autre qui me rend totalement fou, mais pour d’autres raisons. Bon, déjà, au-delà même d’être complètement faible face aux tacticals, je suis particulièrement vulnérable dès qu’on m’agite un chiffon Warhammer sous le museau. La combinaison des deux, d’autant plus lorsqu’il est possible d’incarner la faction du Chaos, brise totalement ma volonté. Pourtant, au-delà de la faction du Chaos, d’autres valent le coup : les skavens (faibles mais redoutables en meute), les morts-vivants (lents mais puissants), puis les factions humaines avec les Sœurs de Sigmar (de belles salopes en armure lourde), ainsi que les mercenaires humains.

Ceux qui pestaient contre le RNG de XCOM vomiront contre celui de Mordheim, qui a tout du punitif, d’autant plus que les mécaniques de jeu sont impitoyables. En effet, le jeu est par défaut en mode « Homme de fer », et la moindre erreur se paye très cher à travers des amputations de membre(s) ou bien d’affliction mentale. Mais voilà, là encore, on fait évoluer chacun des membres de notre groupe, on s’y attache, et même un manchot avec une jambe de bois peut avoir son utilité (… un peu moins s’il devient débile profond, je vous l’accorde). Ajoutez à cela que la faction du Chaos permet de voir nos soldats évoluer aléatoirement en fonction de mutations diverses et variées, et je fonds alors de plaisir.

Voilà donc un jeu qui ne se laissera pas approcher facilement, qui va vous ramoner la gueule à répétition, et seuls les plus masochistes y reviendront de par sa difficulté abusive. D’ailleurs, après un peu plus de 300 heures de jeu, je suis encore bien loin d’avoir fini la partie solo, puisque chaque faction a sa campagne solo.

 

3. Hard West

Autre salle, autre ambiance, avec Hard West, un tactical se déroulant dans un far west occulte. La ruée vers l’or attise évidemment la convoitise, et le diable serait bien en peine de ne pas en profiter. L’on suit alors les pérégrinations de différents protagonistes dans la même région désertique. Dans un premier temps, un père et son fils qui, au fil des embuches, finiront par franchement mal tourner. L’on incarne également d’autres personnages à travers d’autres branches scénaristiques, mais l’ambiance y est systématiquement délicieusement sordide. Bien que ce ne soit pas un jeu tiré de cet univers, ça a quand même de furieux relents du jeu de rôle papier Deadlands.

Il y a toutefois un élément, pourtant simple au demeurant, que les deux précédents jeux ne gèrent pas : les ombres, ce qui est d’autant plus évident lorsque l’on se retrouve à chaque fois sous un soleil de plomb. Un mec se planque derrière une cabane en bois, mais son ombre dépasse ? Alors il est une cible atteignable. Après tout, même sans voir son ombre, il est possible de faire son Lucky Luke de base en effectuant un ricochet (sur un seau par exemple), bien que cela ne soit possible que si l’on possède une carte. Et c’est d’ailleurs à travers cette feature, de cartes de poker, qui ramène l’essentiel de l’occulte du jeu.

Le bruit et les ombres seront autant vos alliés que vos ennemis, puisque vos adversaires disposent des mêmes contraintes, mas j’avoue avoir toujours un petit coup de pression lorsque j’entends (sans voir) le rechargement d’un fusil à double-canon… D’ailleurs, les développeurs ont pondu tout récemment Phantom Doctrine, sur lequel je vais me jeter dessus comme un mort de faim dès que possible.

 

4. Blackguards

En voilà un autre que j’ai poncé dès sa sortie en early access. D’une part parce qu’il s’agit d’un jeu tiré de l’univers de l’œil noir, mais aussi et surtout parce que le groupe que l’on doit gérer est une sacré paire de bras cassés, ce qu’un démarrage dans une geôle de prison illustre relativement bien. Encore une fois, l’on parcoure un monde sur le déclin, où règne l’esclavagisme, la violence, et où chacun n’est franchement plus à une bassesse près. Pourtant, le scénario, bien que maîtrisé, est surtout un prétexte pour une enfilade de tableaux où l’on fera combattre notre petite équipe, avec parfois quelques contraintes bien putassières.

Démarrer un combat à poil, se retrouver dans une arène avec moult pièges, faire sonner l’alarme d’un camp par maladresse alors que l’on devait tenter l’approche furtive, déjouer les pièges de la nature lorsque elle aussi s’y met. Les développeurs de Daedalic Entertainement, quand bien même le tactical ne fait pas vraiment partie de leur ADN (ils font plutôt du point’n click), ont réussi à pondre un joli objet vidéoludique, tant mécaniquement, que graphiquement, ou bien encore narrativement parlant. Dommage que le deuxième opus ne fut finalement qu’une version 1.5, bien que narrativement, ils aient réussi une petite merveille.

Bien que le jeu nous largue un peu avec des feuilles de personnage autant complexes que complètes, une fois que l’on maîtrise tous les tenants et aboutissants, cela devient un vraiment un réel plaisir de faire évoluer librement tous les cassos qui composent notre groupe. Tout cela me fait dire que, finalement, j’en reprendrais bien encore une dose !

 

5. The Banner Saga trilogy

Bon, on s’éloigne un peu du genre tactical pur et dur, bien qu’il subsiste un léger fond de RNG, mais les combats tactiques au tour par tour avec gestion d’un groupe font bel et bien partie des trois jeux The Banner Saga. Pour dire le vrai, je viens tout juste de terminer plusieurs runs sur la trilogie afin d’en cerner tous les rouages. Quoi qu’il en soit, entre des phases globalement contemplatives, où l’on est en mode empathie 3000 face à la misère des clans que l’on prend en main, notamment à travers les choix cornéliens qui se posent face à nous, l’on doit donc se battre sur différents tableaux. Là encore, le mode « Homme de fer » est par défaut, ce qui rajoute encore de l’immersion à l’immersion.

Des cinq jeux dont je parle ici, il s’agit probablement du moins complexe en termes de mécaniques, bien que ce ne soit pas forcément le moins difficile. En effet, toute la difficulté réside dans les choix que l’on aura faits pendant les phases narratives ; il sera facile de perdre un combattant du groupe à cause d’un choix foireux, ou bien d’avoir le moral de notre troupe dans les chaussettes pour tout un tas de raisons (fatigue, faim, choix à deux balles, etc…). Ajoutez à cela des conflits raciaux entre les humains, les varls, et les centaures, et vous vous retrouverez dans des situations que Kafka ne renierait pas.

Avec la trilogie de The Banner Saga, on se retrouve donc dans un chouette voyage initiatique, bien que la série ait quand même mis quatre bonnes années avant de se conclure. Vous aurez donc droit d’ici peu à un retour complet sur ces trois jeux. Stay tuned !

 

Voilà le petit tour d’horizon de mon top 5 des tacticals qui me rendent complètement addict. Et vous, lesquels vous mettent dans le même état ?

A propos de l'auteur : Toupilitou

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Loutre hyperactive et webmaster de http://www.loutrage.fr

4 Commentaires sur “Tape m’en 5… Tactical addict”

  1. Ahhhh… les tactical-RPG au tour par tour. C’est teeeeeelleeeeement bon…

  2. Avatar Manitek dit :

    Ba finalement tu les a tous cités…. J’ai du mal à en trouver un sixième qui ne soit pas une vieillerie (du genre fallout tactics )

    Ha quoique, y’a un épisode récent de Mario qui reprend le gameplay (en version allégé) de xcom , mais je serais incapable de me souvenir du nom…

    Et ouai y’a aussi une tétrachié de jeux japonais tactique, mais ça ne m’a jamais attiré, du coup je ne sais même pas si ils entrent dans la catégorie de ce « tape m’en 5 » .

  3. Nan, les trucs bizarres du Japon ça compte pô.
    Un p’tit Heroes III, non ?


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