Warriors Orochi 4

Warriors Orochi 4

Review copy fournie par Koch Media

Comme le jeu est assez facile à expliquer, essayons un nouveau défi pour cet avis : nous allons essayer de ne pas utiliser le pronom « je » tout au long de cet article, parce que franchement, s’il faut parler de Warriors Orochi 4, ça peut aller très vite, et ça risque d’emmerder le patron si l’article ne fait que trente lignes au lieu des trente mille prévues. Donc voilà l’avis sur Warrior Orochi 4 en mode complètement excentré, mais pas prétentieux au point d’utiliser la troisième personne du singulier pour parler de soi-même. Tout un programme.

 

Il s’agit du nouveau mûso de Koei, vous savez, le créateur de jeux vidéos qui recycle à l’infini ses licences au point que ça en devienne indigeste, répétitif, et un peu feignant. Le jeu mélange deux licences phares de Koei : Les Samurai Warriors et les Dynasty Warriors, jeux plus connus en occident. Ainsi, des Samouraïs vont coopérer avec des légendes chinoises pour contrecarrer les plans des dieux grecs… Oui. Oui, le scénario n’a aucun sens et les développeurs / scénaristes s’en sont foutus eux-mêmes. le Predator aurait pu être ajouté au jeu que ça n’aurait pas modifié tant que ça le niveau de non-sens du jeu.

D’autant plus que, les personnages parlant japonnais et les sous-titres étant en anglais, diffusés pendant des moments intenses d’action, et écrits en petits caractères, font qu’au bout de dix minutes de jeu, les yeux regardent autre chose et s’en cogne royal de scénario. Le problème étant que, comme d’habitude avec Koei, si vous voulez du joli, vous repasserez en 2024 pour une amélioration du moteur graphique qui nous fera passer d’un moteur digne de la Playstation 3 à la Playstation 4.

En attendant, c’est toujours joli… pour un jeu de 2006… C’est même difficile d’en dire plus ;c’est moche, c’est raide, et c’est pauvre. Les arènes sont de grands espaces plats et gris, mais qui ont au moins le mérite de se différencier en fonction de scénario en cours. La caméra est sortie de l’opéra de Paris en tête, et nous prouve son talent en faisant pirouettes et roulés-boulés, particulièrement lorsque le personnage est contre un mur. Bref, le côté technique est… dans la norme… pour un jeu Koei.

Finalement, ce qui fait la force de ce type de jeu, ce n’est pas son aspect technique mais bien son gameplay et encore, tout n’est pas rose. Un gameplay de pur hack & slash nous est proposé ici : une arène, vaguement ouverte dans laquelle se trouvent des milliers d’ennemis que vous pouvez tuer à loisir. Chaque mission demande de tuer un certain général pour passer à la suivante. Ce général ne se débloquant qu’après avoir conquis les objectifs précédents. La formule ne va pas vraiment varier : il s’agira de tailler dans le gras des ennemis jusqu’à l’objectif et recommencer sur un nombre incalculable de missions.

Parfois, vous devez escorter un mec, ou défendre quelque chose, ou  bien encore tuer un boss, mais la formule ne varie pas des masses. Le casting des personnages avec lesquels vous pouvez zigouiller trente mille ennemis sur une mission est énorme : plus d’une centaine de personnages se débloquent, chacun avec leurs armes et capacités spéciales, ce qui ravira les fans. Chaque mission vous propose de choisir trois personnages dans le pool afin de réaliser la mission. Chaque personnage à ses propres attaques « normales » , et une attaque combinée en fonction du trio dans lequel il se place.

Le scénario introduisant de la magie, les personnages ont aussi accès à plusieurs attaques magiques dévastatrices et impressionnantes qui vous nettoient le champ de bataille plus vite qu’un détergeant industriel. Pour le reste, le gameplay est simple : les combinaisons se font avec deux touches, et c’est franchement addictif ; il n’y a rien de mieux que de balancer une boule de feu au milieu d’un groupe de soldats. On a envie de continuer, de faire leveler ses personnages, d’améliorer son matériel. La dynamique hack’n slash fonctionne très bien. D’autant qu’une fois la mission finie, vous pouvez améliorer votre camp en y investissant des ressources histoire de donner des bonus passifs à votre équipe.

C’est long, c’est copieux, ça vaut largement son prix en termes de contenu pur. Par contre, c’est une formule de hack’n slash « à l’ancienne » ; il y a très peu de twists pour rompre la monotonie inhérente à ce type de jeu. D’autant que l’interface du jeu, particulièrement, celle de l’entre-mission est mal foutue, avec des menus dans des menus qui demandent plusieurs heures pour s’y habituer et y naviguer avec aise. Il n’y a pas beaucoup de mots dans cet article ; c’est dommage, mais que voulez-vous savoir de plus ?

Que pour les plus complétitionistes, il y a des défis annexes sur chaque mission, et chaque mission dispose d’une note de « réussite » . Si c’est votre truc de tout faire au mieux, vous allez être servis. Il est a noter tout de même que le nombre de personnages est tellement important qu’évidemment l’équilibrage est totalement aux fraises, et qu’une fois que vous aurez compris qui est surpuissant dans le tas, vous aurez tôt fait de ne choisir que les trois meilleurs pour rouler sur tout ce qui vous barre la route. Du coup l’intérêt d’avoir cent trente personnages disparaît un peu.

 

Warriors Orochi 4 est l’exemple même d’un jeu de niche dans une formule de niche. Si le hack’n slash a évolué depuis quelques années en proposant : défis, saisons, évolutions alternatives de personnage, du multi-classe,etc… Warrior Orochi 4 garde quant à lui une formule standard sans twists, en restant classique au possible. C’est à la fois désespérant et ultra-efficace. Le mélange attaque standard / attaque magique fonctionne, et donne un sentiment de puissance assez grisant. Le classicisme confondant de la formule et son prix excessif réservent le jeu à une tranche très spécifique de gamers aimant à la fois le hack’n slash ultra classique, les Dynasty Warriors, et qui ont une résistance hors du commun au graphismes datant d’il y a dix ans. Ceux-là y trouveront du contenu pour six mois. Les autres, même les fans de hack’n slash modernisés y trouveront un jeu archaïque, dont l’efficacité du gameplay est noyée sous une interface d’un autre âge, un équilibrage aux fraises, et une formule bien trop répétitive pour vous garder dessus plus d’une dizaine d’heures.

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A propos de l'auteur : Ziltoledodo

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Un piaf qui ouvre son bec sans style et avec humour (niveau CE1 maximum)

Un commentaire sur “Warriors Orochi 4”

  1. Mon dieu, cette direction artistique dégueulasse…


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