Agents Of Mayhem

Agents Of Mayhem

Version presse fournie par Koch Media

 

Agents Of Mayhem (que l’on peut traduire par Agents du grabuge, du désordre, du chaos, de la destruction… Je pense que vous avez compris le principe) est un jeu développé par Volition, studio bien connu pour son travail sur Red Faction et Saints Row. Les derniers épisodes de ces jeux, Red Faction Guerilla, Saints Row 4, et Gat Out Of Hell sont des third person shooter en monde ouvert où l’accent est mis sur l’action et la destruction, notamment grâce à un tas d’armes surpuissantes et de capacités dignes de super héros. Agents Of Mayhem est le digne successeur de ces jeux puisqu’il en reprend les grands principes, tout en y ajoutant un certain nombre de nouveautés : système d’escouade, composantes RPG, gestion de ressources, etc… Alors, la recette légèrement modifiée a-t-elle autant de saveur qu’avec ses prédécesseurs ?

 

L’organisation Legion, dirigée par Morningstar, a décidé de conquérir le monde. Le Docteur Babylone, ministre au Ministère de l’orgueil, qui fait office de grand méchant du jeu, a permis cette conquête lors de la Nuit de l’enfer à l’aide de technologies de pointe comme la Matière noire, source d’énergie infinie, ou bien la téléportation. Perséphone, ancien ministre de Legion trahit l’organisation et vole l’Ark, une sorte de forteresse volante, unique détentrice de la technologie de téléportation. Elle décide alors de recruter différents Agents pour son organisation, Mayhem, afin de lutter contre Legion. Le jeu se passe dans un Séoul futuriste où Legion tente de s’imposer par la force. Vous serez amené à jouer une équipe de trois personnages proposé parmi douze différents (treize pour ceux ayant précommandé le jeu) appartenant à l’organisation Mayhem. On y retrouve une grande variété de personnages, dont certains en commun avec Saints Row (Kingpin et  Johnny Gat). On y retrouve également la corporation Ultor, grand méchant des Red Faction.

La narration du jeu se fait essentiellement par des dialogues en jeu, quelques cinématiques, et surtout, par des dessins animés assez sympathiques (… bien que parfois un peu kitsch). Ils rappellent certains dessins animés des années 80 comme Mask, Transformers, ou G.I. Joe. On croise d’ailleurs dans le jeu des méchants typiques de ces œuvres (savant fou, grosse brute, célébrité usant de son influence…) avec des plans typiques eux aussi : récupérer un cristal dans l’espace pour en faire un satellite laser, utiliser des casques de réalité virtuelle pour asservir les foules, et même un robot géant pour écraser le Mayhem. Rien que du classique je vous dis… L’histoire ne restera malheureusement pas dans les mémoires ; il ne s’agit que d’un enchainement de missions sans véritables retournements de situations ou événements marquants. On retrouve dans Agents Of Mayhem l’humour si particulier des Saints Row : les situations absurdes, les dialogues stupides, les blagues trashs, ainsi que de nombreuses références parsèment le jeu.  Tout a été fait pour être fun et déjanté ; si vous aimez Saints Row, alors vous serez conquis.

Le jeu propose les deux types de gameplay que l’on retrouve dans la plupart des jeux en monde ouvert : phases à pied, et conduite. Évacuons rapidement la conduite qui n’est qu’une partie minime du jeu. Celle-ci est très arcade, un peu comme dans Mario Kart ; on accélère, on drift, on utilise le turbo, mais on ne freine jamais (… d’ailleurs la voiture n’a même pas de frein à main). On peut conduire les véhicules civils ou les véhicules proposés par l’agence, oubliez les véhicule trouvés dans les rues ; ils sont lent et peu résistants. Tout a été fait pour pouvoir rapidement récupérer le véhicule de l’agence que vous avez choisis : en une seule touche vous l’appelez, il arrive en quelques secondes, et une zone au sol vous indique où vous tenir pour monter instantanément dans le véhicule avec une animation classieuse.

La dizaine de véhicules proposés par l’agence possèdent différentes caractéristiques : Maniabilité, Force et Vitesse. A vous de choisir ce qui vous convient le mieux. Dans tous les cas, ces véhicules sont très très très résistants. Vous pourrez vous prendre de face un mur à pleine vitesse sans perdre plus d’un quart de la résistance du véhicule. Les véhicules servent assez peu dans le jeu, ce déplacement ne servant qu’à passer rapidement d’un bout de la ville à l’autre, ainsi que pour quelques missions : course avec checkpoint, détruire ou rapporter un véhicule civil tout naze dans un garage. A noter que vous croiserez beaucoup de vélos, scooters, et autres motos dans l’environnement, mais aucun n’est utilisable.

Attardons-nous maintenant sur les phases à pied et les différents personnages que vous allez utiliser. Le gameplay est donc un TPS très orienté action. Preuve en est le jeu ne propose même pas de système de couverture. Vous partirez en mission en sélectionnant une équipe de trois personnages  parmi les douze ou treize proposés par le jeu, chacun ayant ses compétences et caractéristiques. Chaque personnage peut réaliser un triple saut très pratique pour se déplacer dans la ville de Séoul (… d’ailleurs la ville est parsemée de plateformes, balcons, et autres supports qui vous faciliteront la vie), tandis que chacun a une capacité spéciale de déplacement supplémentaire : dash en l’air, capacité à grimper, ou invisibilité temporaire pour les approches furtives. Les personnages ne sont pas tous disponibles au début ; il faudra réaliser une série de missions pour en débloquer la plupart, et le jeu vous donnera l’occasion de tous les jouer à travers des séries de missions spécifiques pour chacun d’entre eux.

Le jeu propose des composantes RPG. Chaque passage de niveau d’un personnage offre un point de compétences à distribuer parmi une des quatre compétences proposées. A partir du niveau 20, les personnages peuvent débloquer vingt autres niveaux de super agents, en échange de cristaux ramassés dans la ville ou obtenus en missions. Ces cristaux permettent aussi à chaque personnage de débloquer jusqu’à trois capacités passives, très fortes, pouvant grandement changer la façon de jouer des personnages. A cela se rajoute des équipements (… en réalité un pouvoir, une capacité passive, et une offensive) sur lesquels viennent se greffer des équipements Legion volés à l’ennemi, permettant ainsi de rajouter des effets passifs. Comme vous pouvez le constater, c’est assez complet, et le choix dans tous ces éléments permet de bien personnaliser chaque agent. L’apparence des personnages est elle aussi customisable, mais reste anecdotique en se limitant le plus souvent à un changement de couleur des vêtements ou des armes.

Dans un premier temps, les combats laissent penser qu’il s’agit d’un jeu d’action complètement décérébré. Néanmoins, il intègre un système de gestion de la difficulté assez original et bien pensé. Le jeu possède en effet une quinzaine de niveaux de difficultés qui vont changer les dégâts et la résistance des ennemis, mais aussi et surtout l’expérience et l’argent gagnés. En augmentant la prise de risques, on augmente également les récompenses, et très rapidement, on apprend que foncer est synonyme de mort. J’ai personnellement vécu deux-trois game over en étant trop pressé de tout détruire ! Le jeu vous proposera de lui-même une difficulté adaptée au niveau et à l’équipement de votre équipe à chaque nouvelle sortie de l’Ark.

Les premières rencontres sont faciles, car composées d’ennemis de base, mais très vite, des pièges et des spécialistes vont faire leur apparition : bufftrooper, snipetrooper, et autres tanktrooper vont vite vous donner du fil à retordre, surtout dans les niveaux de difficulté les plus élevés. Le jeu propose un système de buff et debuff typique des RPG  peuvant grandement changer la donne dans les combats : vulnérabilité, raillerie, étourdissement, panique, fortification, accélération… qui vient compléter tout cela. Il vous faudra alors bien réfléchir à comment gérer les groupes d’ennemis, à bien choisir son équipe, et à bien accorder les capacités que l’on choisit. Il est possible de customiser le gameplay de chaque personnage avec le bon choix de compétences, afin qu’il corresponde à votre envie de jouer.

Par exemple le personnage de Yeti (… un soldat russe modifié pour générer du froid) peut être orienté pour récupérer son bouclier en combat au corps-à-corps, ou alors orienté pour avoir un maximum de santé. Son arme tire un rayon de givre, et le fusil devient gelé au bout d’un certain temps ; il ne peut alors plus tirer, mais permet de porter un coup au corps-à-corps, ou bien une attaque spéciale dévastatrice avec projection d’éclats de glace. Vous aurez la possibilité de monter Yeti pour que le rayon soit très efficace, que le gel arrive tardivement, et donc plus rarement. Un choix idéal pour rester à distance. Toutefois, vous aurez aussi la possibilité de permettre au gel d’arriver très vite pour frapper au corps-à-corps, bien plus souvent avec d’énormes dégâts bonus. Certains personnages peuvent être particulièrement tactiques à jouer. Par exemple j’ai choisi de monter le ninja Shérazade afin de jouer tout en furtivité. Invisibilité avec accélération pour s’approcher vite de l’ennemi afin de réaliser des dégâts critiques furtifs, téléportation en attaque, technique de lancer de couteau qui regroupe les ennemis afin de faucher dans le tas. En contrepartie, Shérazade a peu de vie et de bouclier. C’est un personnage très fort s’il est maitrisé, mais qui peut mourir très vite si l’on n’est pas prudent.

La ville de Séoul n’est pas un immense terrain de jeu, mais elle regorge d’éléments : missions, patrouilles, coffres, composants de crafts, cristaux à ramasser. Tout ce que l’on ramasse a une utilité dans le jeu, et, miraculeusement, il n’y a pas de piratage de tour pour révéler la carte ou les activités. tandis qu’il n’y a aucun objets inutiles à collectionner (… qui a dit Ubiworld ?!). Les environnements sont assez variés ; building, bâtiments traditionnels asiatiques, zones en construction… Les missions que l’on trouve en ville sont elles aussi relativement diversifiées : cela va de la destruction, aux courses en véhicules ou à pied, en passant par l’élimination de patrouilles, ainsi que le contrôle de zone. En plus de la ville, vous explorerez les nombreux complexes souterrains de Legion qui, malheureusement, se ressemblent tous. Dans ces zones, vous aurez quelques objectifs différents : tuer les ennemis ou un chef, détruire équipements ou fils électriques, pirater ou utiliser des ordinateurs pour obtenir des renseignements, sortir d’une salle empoisonnée… Chaque complexe est généré aléatoirement à partir d’une dizaine de salles et d’objectifs génériques. Notez que l’objectif « Aller à la salle suivante  » , vous allez le voir souvent. Très souvent…

Chaque phase principale de l’histoire amène à combattre un boss assez résistant, mais pas vraiment difficile lorsqu’on trouve le point faible. Le jeu propose par ailleurs d’envoyer en mission dans le monde les personnages inactifs. Cela aboutit à l’exploration d’un complexe de Legion particulièrement difficile, mais qui offre des récompenses uniques. Bien les objectifs y soient variés, on retrouve tout même une certaine répétitivité dans l’activité principale : TOUT DÉTRUIRE !!! Cette répétitivité est compensée par les douze personnages jouables qui offrent des approches variées, et, il faut bien l’avouer, toujours fun dans l’art de la destruction.

Au niveau technique, le jeu est plutôt moyen. On retrouve de nombreux problèmes typiques des open world : problèmes d’affichages, quelques bugs de collisions, une distance d’affichage correcte (… même si certains objets ont tendance à apparaitre un peu trop près du joueur). Les développeurs ont utilisé le même moteur que celui de Saints Row 4 et Gat Out Of Hell ; on y retrouve les mêmes animations et comportements pour les ennemis, ainsi qu’une ambiance graphique similaire. La ville de Séoul, totalement envahie par les hologrammes, apparait très lumineuse et colorée. La durée de vie du jeu est d’une trentaine d’heure pour finir le jeu en ligne droite, bien plus si l’on souhaite monter tous les personnages, ainsi que l’agence, au maximum. Au niveau des doublages le jeu est entièrement en VO sous-titré. Il est d’ailleurs parfois difficile d’arriver à suivre les dialogues des personnages en plein milieu de l’action. Enfin, la localisation n’est pas terrible ; des mots sont manquants (… cf le deuxième screenshot, relatif à Hollywood. Il manque tout de même un « de la  » ), ou mal traduits (« a pie  » , c’est « une tarte  » , pas « une pie  » …), et on retrouve même quelques erreurs de frappe.

 

Graphiquement Agents Of Mayhem est dans la norme des jeux en monde ouvert. Le jeu pêche un peu au niveau scénario, mais dans l’ensemble, les situations restent amusantes, bien que son humour si particulier ne fera pas rire tout le monde de bon cœur. En contrepartie, le jeu est clairement une réussite au niveau gameplay, ainsi que dans sa direction artistique. Les personnages sont attachants et vraiment fun à jouer, avec pour chacun de vraies spécificités, ainsi que la possibilité de les rendre uniques par le choix de leurs capacités. Si vous aimez les Saints Row, alors foncez ! Si vous aimez tout détruire, foncez ! Si vous aimez l’humour trash et déjanté, foncez ! … Parce que vous ne serez pas déçus.

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A propos de l'auteur : Gelukpa

Modèle de vertu détraqué et testeur pour la loutre

4 Commentaires sur “Agents Of Mayhem”

  1. Toupilitou dit :

    J’viens seulement d’atterrir… Même si c’est le même univers, Agents Of Mayhem ne fait pas partie de la série Saint Row, en fait ? ^^

    • Marcheur dit :

      Bah en gros c’est un spin off sauf qu’il est pas écrit Saints Row. C’est assez révolutionnaire parce qu’on dirait une extension du délire de Saints Row 4 qui était à l’origine une extension pour le 3 sachant que le 4 a eu cette même extension de délire et désormais on a un stand alone qui est une extension du même délire…
      … hudaiercgydqv gcbvcvdkqcfdgvcfdgbfcerbcauh !

    • Gelukpa dit :

      J’ai lu quelque part (mais je sais plus où) que Gat out of hell (le stand alone de Saints Row 4) avait 4 fins différentes et que une des fins du jeu menait vers le monde qui sert d’univers à Agent of Mayhem. Donc officiellement ça en ferai parti, la preuve en est 3 des perso de Agent of mayhem sont clairement issus des Saints Row (Kingpin, Gat et Yeti).

  2. Hyeron dit :

    Bon bah de wishllisté je sens qu’il va passé en wishlisté prioritaire avec Danganronpa V3, lui. 😛

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