Escape Goat

Escape Goat

Escape Goat a tous les bons goûts. Si les reviews devaient tenir en un quart de tweet, ça donnerait cette phrase. Et vous pouvez compter, y’a 34 caractères. Sur les 35 permis. À moins que mon niveau en maths ait drastiquement chuté depuis cette douce époque où j’étais nul à chier en la matière.

 

Le bon goût de son genre. Un puzzle platformer, ce n’est pas une mince affaire. Niveaux trop courts, trop longs, insatisfaisants ou frustrants, réussir à toucher du doigt l’équilibre entre les différents facteurs qui définissent cette composante ô combien revêche qu’est le fun, c’est déjà beau, en soi, quelque part. Un peu comme un casu marzu tient lieu de clou du spectacle chez les amateurs de surströmming. Oui, elle est douteuse mon analogie. Et ? Au moins j’essaie, moi, môssieur.

Le bon goût de sa durée. Contrairement à nombre d’invités surprise, EG (vous permettez que je surnomme le bestiau EG, hein ? HEIN ?) ne s’incruste pas. Il vient, vous passez du bon temps avec lui, et puis quand l’hôte commence à bâiller il s’en va en saluant poliment. Le genre d’invité qu’on voudrait voir plus souvent quoi. D’ailleurs ça tombe bien, il est revenu. Mais c’est une autre histoire.

Le bon goût de sa difficulté. Jamais les énigmes ne sautent au-dessus du requin, jamais on ne sent que les choses deviennent plus corsées, jamais on ne se sent frustré par la facilité, rarement par la difficulté – et même alors, on fait une pause, on revient le lendemain, et la solution apparaît comme par magie sous nos yeux ébahis.

Le bon goût de son ambiance. Le pixel art, à la longue, c’est écœurant. Les chiptunes aussi, d’ailleurs (à l’inverse de leurs semi-homonymes à base de pommes de terre). Et pourtant Escape Goat est immédiatement prenant. Force est de constater que, si l’on abuse pas des aigus, si on ne fait pas de l’art pour l’art, la sauce continue d’être ce magnifique complément semblable à celui qui accompagne les tacos (venez pas vous plaindre si vous avez faim, maintenant, mmh).

Le bon goût de ses contrôles. Prise en main immédiate, réactions immédiates, confort complet que ce soit au clavier ou à la manette (quoique la seconde soit clairement à privilégier). Pas de manipulations compliquées, le gameplay est ici au service du joueur. Et ça, c’est bon.

Le bon goût de son sadisme. Je parlais plus haut de la difficulté, permettez que j’en remette une couche vite fait, de manière plus pointue. Le jeu inclut, une fois terminé, un mode plus difficile. Si vous avez trouvé le jeu trop facile (et entendons-nous bien, c’est tout à fait possible. S’il est plus épineux qu’un Portal, ce n’est pas de beaucoup)… ma foi le créateur lui-même avoue sans honte avoir du mal avec ce mode. Bref, si vous en redemandez, vous serez servi.

Tout dans tout, Escape Goat réalise le sans-faute. Pour peu que l’on ne soit pas complètement réfractaire à la 2D et aux jeux old-school, il y a là-dedans de quoi faire fondre sinon les cœurs, du moins les résistances et quelques neurones. On en demande pas plus, et en cela le jeu remplit parfaitement sa mission : il est l’un des meilleurs puzzle platformers disponibles.

 

Voire le meilleur. Mais cette ligne n’engage que moi.

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A propos de l'auteur : Hyeron

Pourrait retourner jouer à Call of Duty comme on le lui suggère, s'il avait seulement déjà approché cette franchise

2 Commentaires sur “Escape Goat”

  1. Ouega dit :

    Une petite découverte qui n’a pas l’air mal ! Ton article m’a donné envie de l’essayer, c’est simple, clair et précis !

  2. DAlth dit :

    Ca me rappelle les bons vieux jeux d’aventure-action des CPC, Amiga & CO.

    Snirf. J’en verserais presque une larme. ^^

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