Journal de bord – Divinity : Original Sin

Divinity : Original Sin

Article réalisé pour RPG France

Après l’absence de chronique du dimanche pour cause de « pas de nouvelles sorties », en voici une aussi particulière que LE jeu sorti cette semaine, j’ai nommé Divinity : Original Sin. À vrai dire, je me suis tellement lobotomisé sur ce dernier que j’ai manqué à tous mes devoirs de chroniqueur en délaissant toutes les autres sorties. J’ai par contre décidé de m’atteler à un petit exercice de style : ayant joué en coop avec Baalka, je vais tenter de vous faire part du récit roleplay (RP) découlant de cette expérience.

.

Avant de continuer votre lecture, même si je les ai évités au maximum, attendez-vous à trouver quelques spoilers mineurs.

.

Baalka a donc choisi d’incarner une ranger, prénommée Scarlett. Elle est pétrie de bonnes intentions, charismatique, et aime par-dessus tout défendre la veuve et l’orphelin. Il a été défini dès le départ qu’elle serait le cerveau de l’équipe, ce qui s’avéra un choix relativement judicieux. En effet, pour ma part, j’ai choisi d’incarner un « chevalier » qui n’en porte que le titre et l’armure, tellement sa moralité est douteuse. Sa particularité ? Ayant grandi parmi les loutres, il a acquis la faculté de communiquer avec les animaux. À elle les humains, à moi les bestioles. Une rôdeuse sociable et un barbare en armure. Une fine équipe quoi !

.

Jour 1 – matin

À peine débarquée sur la plage, Scarlett n’a pas pu s’empêcher de courir dans tous les sens pour récupérer tous les coquillages qu’elle croisait. Autant dire que ça l’a occupé un moment ! Moi, tout ce que je voyais, c’était le tas de corbeaux au loin. Flairant la rapine facile, je me dirigeai dans cette direction. Le cadavre n’avait pas grand-chose sur lui, mais j’ai tout de même trouvé un petit parchemin d’invocation de pluie. Marrant pour berner les benêts ça… Juste à côté, une lettre. Il s’avère que ce gars-là s’était jeté du haut d’une falaise, tout simplement parce que des pierres le lui avaient demandé. Scarlett, les poches débordantes de coquillages, fut du même avis : quel con !

À peine avions-nous débuté l’ascension des escaliers menant à Cyseal, que trois nécromanciens déboulaient d’une crypte en braillant comme des cinglés. Leur chef a même trouvé ça super marrant d’invoquer des squelettes avant de se barrer. Poussant un cri de guerre, Scarlett se jeta directement dans la bataille. Elle banda son arc, tira une flèche presque à bout portant… Qui rebondit lamentablement sur le crâne du squelette, comme si elle était en mousse. Le rouge aux joues, sans attendre, elle en décocha une autre, mais celle-ci passa à deux bons mètres de la cible. Elle m’avouera plus tard qu’en réalité, elle ne savait utiliser que les arbalètes, et non les arcs… J’abrégeai tout de suite cette situation surréaliste avec deux-trois coups d’espadon bien placés.

Profitant du fait que Scarlett était repartie dépouiller les environs du moindre petit brin d’herbe, je partis faire une reconnaissance de la zone. Idée tout à fait bienvenue, puisque j’ai pu trouver mon objet fétiche : une pelle ! Un ustensile qui, sous une apparence des plus banales, s’avérera être le symbole de toutes les discordes. Quoi qu’il en soit, tout content de ma trouvaille, je la rejoignis. Et il était en effet plus que temps ! Elle avait engagé un combat contre les deux gardes complètement bourrés gardant le pont de Cyseal.

Je me demande encore comment elle a bien pu se mettre dans cette situation, en tout connaissance de cause quant à sa maîtrise du tir à l’arc ; ces types voulaient juste nous escorter jusqu’au chef de la ville, mais sous prétexte de leur ivresse, elle a joué la vierge effarouchée et se les est mis à dos. Et après ça, elle va me faire croire que c’est elle la sociable de l’équipe… Tandis que ses flèches persistaient à atterrir dans la rivière, à l’instar de je ne sais plus quel messie multipliant les bouts de pain, je m’appliquais à multiplier les morceaux de garde ; en tout cas, je ne m’attendais pas à saloper mon armure aussi rapidement !

À peine les portes de Cyseal se pointaient-elles dans notre champ de vision qu’un navire orque débarquait sur la plage. Ces monstres attaquaient le port ! On s’est aussitôt jeté dans la mêlée, histoire d’assister les légionnaires sur place. Sitôt le combat expédié, devant la porte nous attendait le mage qui avait passé commande auprès des Traque-Source. Je laissai Scarlett s’en occuper et m’écartai discrètement, faisant mine de m’intéresser au bateau qui brûlait sur le port. En effet, il aurait été fâcheux qu’il constate que quelques morceaux de ses gardes étaient restés accrochés à mon armure. J’en profitai pour utiliser le parchemin de pluie trouvé tout à l’heure ; mon armure était maintenant toute propre ! Entendant des cris de joie en provenance des quais, je m’aperçus que le feu qui ravageait le bateau s’était éteint également. Ou comment passer pour un héros à peu de frais… Heureux les simples d’esprit !

.

Jour 1 – après-midi

Nous avions procédé à une petite répartition des tâches : Scarlett allait enquêter auprès de la populace locale, tandis que j’interrogeais les bestioles qui pullulaient dans le coin. Je pressentais qu’interroger les poules du quartier allait être laborieux, alors autant que je m’y prépare psychologiquement. Je choppai une bouteille de vin qui traînait sur un  étal, et me l’enquillai d’un trait. Ni une ni deux, une mégère commence à couiner « Gaaaaaaaaaaardes !! Au voleur !!! » Je me retrouvais alors entouré de six gardes me demandant de restituer la bouteille. Mais comme je l’avais vidée, bizarrement, ça ne leur a pas plu ! Sans déconner, ils sont plutôt susceptibles dans cette ville ; ce n’était qu’une bouteille de piquette archi-dégueu. Enfin bref, six coups d’épées dans la caboche. Mort de Toupilitou.

Chargement dernière sauvegarde

Nous avions procédé à une petite répartition des tâches ; Scarlett allait enquêter auprès de la populace locale, tandis que j’interrogeais les bestioles qui pullulaient dans le coin. Je pressentais qu’interroger les poules du quartier allait être laborieux, et aussitôt je décidai de me rabattre sur les chiens et chats traînant aux alentours. Ce ne sont pas des lumières, mais je vous assure que c’est toujours mieux qu’une volaille ! J’ai tout de même bien ricané lorsqu’un poulet m’a demandé de l’aide face au cuistot du mess qui lui courait derrière avec un hachoir. J’avais tellement la dalle que j’ai aidé de bon cœur le chef cuisinier à le plumer. Un vrai régal, surtout avec cette petite sauce aux champignons…

En ressortant, au détour d’un pâté de maison, je recroisai Scarlett. Au bout de quelques mètres, nous avions aperçu un tas de terre un peu louche sous un arbre, et un mouton juste à côté. Je mettais de suite à contribution ma pelle pour voir ce que cela dissimulait. Et là, elle commence à me faire la morale, comme quoi ça ne se faisait pas de creuser des trous dans le jardin des gens. Nous avons fini par trancher le sujet au Shifumi et, une fois n’est pas coutume, j’ai gagné ! J’ai donc creusé mon trou jusqu’à ce que la pelle rencontre quelque chose de dur et qu’un *clic* sonore se fasse entendre. Nous nous approchâmes du trou et… *explosion*. Mort de l’équipe.

Chargement dernière sauvegarde

En ressortant, au détour d’un pâté de maison, je recroisai Scarlett. Au bout de quelques mètres, nous avions aperçu un tas de terre un peu louche sous un arbre, et un mouton juste à côté. Je décidai alors d’aller voir le mouton, histoire de m’assurer qu’il n’avait rien vu de louche. Scarlett me dit de laisser l’ovin tranquille, car elle tenait une piste au cimetière. Arrivés là-bas, on aperçut un clébard qui couinait à côté d’une tombe. Avant de l’aborder, je me suis dit qu’un os pourrait le rendre plus conciliant envers mes questions. Je sors donc ma pelle et entreprends de creuser la tombe juste à côté de moi, toujours sous le feu des réprimandes de la Mère Supérieure. Un squelette explosif sortit soudain du trou, et comme son nom l’indiquait si bien, il nous péta aussitôt à la gueule. *explosion*. Mort de l’équipe.

Chargement dernière sauvegarde

Arrivés là-bas, on aperçut un clébard qui couinait à côté d’une tombe. J’allai aussitôt le voir et il s’avéra être le cabot de la victime de notre enquête. Il m’indiqua qu’il fallait juste qu’on lui ramène les objets de nos suspects pour qu’il arrive à reconnaître l’odeur du coupable. Soit. Avoir déterré la moitié des tombes du cimetière n’ayant pas aidé à améliorer la bienveillance des habitants à notre égard, Scarlett m’avisa du fait qu’il fallait s’atteler à se les mettre dans la poche si l’on souhaitait avancer dans notre mission. Et du travail, pour un Traque-Source, dans une ville assiégée par des morts-vivants et des orques, il y en a toute une pelletée (on y revient…). Scarlett pourra récupérer les honneurs, je me contenterai des butins. On se donna alors rendez-vous le soir même devant la porte Nord de Cyseal, histoire de lui laisser le temps de récupérer toutes les missions qui nous seront allouées.

.

Jour 1 – soir

Je vis débarquer Scarlett, toute fière de se trimballer avec son nouveau toutou, un mage répondant au nom de Jahan. C’était assez amusant de le voir galoper derrière elle, accroché à ses bottines avec une ténacité que ne renierait pas le plus opiniâtre des morpions. Par ailleurs, elle s’est enfin décidée à s’acheter une arbalète ! Espérons qu’elle soit moins manchot qu’avec son arc ! Je remarquai qu’elle avait également changé d’armure. Celle-ci, en cuir, la serrait tellement au corps que sa poitrine opulente débordait allègrement dans tous les sens. Malgré ses discours de jeune fille prude, j’étais forcé de constater qu’elle savait utiliser ses charmes pour arriver à ses fins ! Jahan était tombé en plein dedans si je puis dire. Raison de plus pour garder un œil sur eux deux…

Nous devions donc nous diriger vers le phare qui serait peut-être, selon les dires du capitaine des légionnaires, la source des morts vivants. En effet, plus nous nous approchions de notre destination, plus nous embrochions du macchabée. Je m’interrogeai encore sur les instructions que pouvait bien donner Scarlett à Jahan avant chacune de ses attaques ; dès lors que je me précipitai sur les cadavres ambulants, ce foutu mage envoyait des salves d’éclair. S’il les dirigeait sur nos ennemis, cela m’aurait été très bien, mais en réalité il les envoya sur les flaques d’eau créées par la pluie. Me trouvant sur ces mêmes flaques, je me retrouvai paralysé, les muscles tétanisés par la foudre ! Une fois le contrôle de mon corps récupéré, l’espadon qui était en position de frappe se relâchait sauvagement sur tous les ennemis qui m’entouraient. Non sans un regard noir en direction de ce fourbe de Jahan, nous reprenions notre route.

Juste avant d’arriver au phare, nous avons croisé deux pleutres se cachant dans des buissons ; des légionnaires à la solde du capitaine. Je les aurais bien jetés du haut de la falaise en contrebas, mais j’aurais alors dû supporter les sermons de Madame… Et ça, non, j’avais eu ma dose pour la journée. Enfin, c’était surtout le coffre derrière eux qui m’intéressait ! On fonça illico vers le phare dont une goule gardait l’entrée. Je me jetai à nouveau dans la mêlée, avide de faire rugir mon espadon. Cette chère Scarlett ne trouva rien d’autre à faire que de lancer un carreau enflammé sur un tonneau de poison. Ce qui eut pour effet principal, à l’issue d’un enchaînement de circonstances toutes plus fâcheuses les unes que les autres, de souffler mes deux mètres de muscles comme une brindille, en même temps qu’une bonne partie des créatures et objets alentours. Toute la zone était en flamme. Le pire étant que je me retrouvais étendu, aux côtés de la goule, sur une flaque de poison n’ayant pas encore pris feu. Mais c’était sans compter sur Jahan qui, suivant à la lettre les consignes de la succube qui me servait de partenaire, envoya un éclair sur ladite flaque. Le poison étant aussi conducteur que l’eau, me revoilà de nouveau tétanisé !

Comme si de rien n’était, ils achevèrent la goule et les morts-vivants restants, et s’en allèrent enquêter à l’intérieur du phare. Pendant ce temps-là, j’épanchais ma frustration sur ce qui restait de la goule, mettant un point d’honneur à recouvrir un maximum de surface avec ses entrailles. Une fois les deux compères sortis du bâtiment, ils m’indiquèrent que cet endroit n’était pas la source. L’enquête devait donc se poursuivre le lendemain.

Brûlé, empoisonné, électrifié, tailladé… Je me sentais un peu palot sur le moment, et il faudrait me reposer si je voulais être en mesure d’assurer la suite de notre mission, et surtout avant que l’envie ne me prenne d’empaler, sans aucune espèce de procès, ce crétin de mage. Et dire que ce n’est que le premier jour…

.

Vous pourrez constater que les possibilités de RP sont assez fortes, et il ne fait aucun doute que votre expérience de jeu pourrait différer totalement de la mienne. À n’en pas douter, si Baalka venait à partager son récit, il serait totalement différent. Enfin, un grand merci à lui qui a supporté stoïquement ma manière si particulière de jouer. Maintenant, c’est à votre tour !

Tags

A propos de l'auteur : Toupilitou

Photo du profil de Toupilitou

Loutre hyperactive et webmaster de http://www.loutrage.fr

0 Commentaires sur “Journal de bord – Divinity : Original Sin”

Laisser un commentaire

Groupe Steam

Derniers commentaires

Aller à la barre d’outils