Spoiler Zone : Kreia

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Spoil : Spoil signifie en langage du net : gâcher une surprise dans un film, un jeu, un livre. C’est une activité souvent pratiquée par les trolls, que l’on surnomme communément : connards. Aujourd’hui, je vais m’avérer être un sacré gros connard, puisque je vais vous spoiler tout le contenu – ou presque – de Star Wars : Knights of the Old Republic 2 – The Sith Lords. Ce spoil est nécessaire pour parler pleinement d’un personnage phare du titre, que j’ai volontairement écarté de mon article Les Intouchables sur ce même jeu. Alors, on va se poser ensemble et parler de Kreia, sans avoir aucun respect pour ceux qui n’ont pas fait le jeu, si c’est votre cas, fuyez… pauvres fous.

 

Ceci est un article qui ne parlera que de spoils, et qui ne pourra pas s’empêcher de spoiler pour la compréhension du propos. Ne venez pas couiner en fin d’article en vous exclamant : « Mais tu m’as spoilé KOTOR 2 :'( « . Déjà, de un, tu étais prévenu. Et de deux, ça te poussera à le faire sur le champ. Voila.

 

Une fonction qui dépasse la simple notion de « personnage  »

Kreia est un personnage très riche, et pour cause, elle représente à elle seule toute les réussites du titre dont elle provient. Elle est le premier personnage important que le joueur croisera, et le dernier à qui elle parlera. En termes religieux, Kreia et Darth Traya sont pour ainsi dire l’alpha et l’oméga de KOTOR 2. Elle a un rôle trop important pour qu’on imagine le titre sans elle. Elle n’est pourtant pas le personnage le plus clinquant et le plus marketé autour du titre ; son ombre, sa créature, son Frankenstein Darth Nihilus s’en est chargé, arborant fièrement une bure noire et un masque cachant le vide de son âme.

De ce fait, sa relation et sa proximité avec le monde que nous parcourons la transforme en véritable guide, spirituel, géographique, politique, philosophique, etc… Kreia est un couteau suisse, une encyclopédie de connaissances qui ne semble jamais se tarir. Elle sait tout, elle voit tout, si bien qu’elle arbore même un air de madame-je-sais-tout qui a exaspéré plus d’un joueur. Pourtant, s’il faut bien lui reconnaître un mérite, c’est de pouvoir fournir un repère au joueur au sein d’un environnement qui ne lui souhaite que du mal. Or, Kreia est le seul fil d’Ariane du jeu, et la mettre de côté, c’est prendre le risque de ne pas saisir le sens de l’aventure.

Kreia ne jugera jamais les actions du joueur. Elle ne fait que constater ce qu’il est, ce qu’il deviendra, et ce qu’il a été. Consciente des conséquences de vos actions, elle saura vous forcer à vous remettre en question, quelque soit votre position. Elle n’a cure de vos idéaux. Elle ne les critiquera pas, sauf si vous tombez dans l’aveuglement et le manque de discernement. Elle est donc aussi là pour soumettre aux joueurs une possibilité intéressante, que le système de jeu ne suggère pas de prime abord : « Et si au lieu de choisir entre l’ombre et la lumière, tu tentais de te rapprocher de la voie de la neutralité ?« . En plus de tout ceci, elle est une mécanique de jeu à part entière, car elle permettra au joueur de se spécialiser, mais aussi de lui apprendre à former des jedis parmi vos alliés. Mieux vaut quatre jedis qu’un seul, n’est-ce pas ?

 

Une antagoniste, une alliée, une professeur

Multi-face, Kreia l’est évidemment. Elle a été jedi, et a été sith. Elle connaît la force mieux que quiconque, et sait prendre une autre forme quand elle le juge nécessaire. Si elle semble d’extérieure sûre d’elle, figure noble et inflexible, elle se connaît et vous apprendra à la connaître. Elle a le malheur d’avoir trahi tous les siens pour ses idées, pour son grand projet, et elle aime la trahison. Elle y attache un amour qui dépasse tous ceux qu’elle a pu avoir dans sa vie, et même celui qu’elle ressent à votre égard. Elle ne saura s’empêcher de vous trahir pour son projet fou, projet qui n’arrivera jamais à terme : détruire la force. Elle verra en vous, l’exilé, un moyen de mettre fin à cette énergie qui détruit la galaxie et donne aux êtres « intelligents » des pouvoirs qu’ils ne méritent pas.

Pour faire grandir vos pouvoirs, dans l’espoir de vous voir de rage détruire la force elle-même, elle vous blessera au plus profond de votre être, vous trahissant et allant jusqu’à chercher à causer votre mort. Elle libérera Darth Traya, monstre de la pire espèce qui a brisé ses apprentis pour qu’ils la haïssent, avant de haïr le pouvoir qui les a conduit à cette existence infernale. Sion, le monstre au corps brisé, ne vit que pour faire du mal à sa maîtresse. Il la poursuivra partout pour essayer de la tuer, mais il s’avérera incapable de lui faire des maux plus grands que celui de lui couper la main, alors que cette dernière le manipule, lui et Nihilus depuis toujours. Sion est un enfant perdu sans sa mère, et s’il ne peut être son jouet, il deviendra la menace qui la poursuivra éternellement. Incapable de mourir, il attendra que l’exilé vole le peu d’amour que pouvait encore ressentir Kreia à l’égard de cette pauvre créature, avant de mourir, seul, mais heureux d’en avoir fini avec l’existence… Et avec la force. Il faudra pour cela que l’Exilé lui fasse découvrir le bon en lui et que, constatant l’horreur qu’il était devenu, il se laisse mourir.

Nihilus a eu un destin plus tragique. La force lui a permis de vivre éternellement, et d’avoir un pouvoir qui dépasse l’entendement : la faim. Non pas que cet individu mange des burgers galactiques toutes les trois secondes, mais il a faim de la force. Il aspire la vie. Sa folie et sa puissance finiront par détruire tout ce qui pouvait encore rappeler qu’il y avait quelque chose de vivant, en lui. Au point qu’il en abandonne la langue commune pour parler sith, perde la notion du corps avant de le perdre, oublie la notion d’humanité au point de détruire une planète et une espèce en même temps. Il prend au passage la dernière trace vivante après son génocide afin d’utiliser sa haine pour se créer un puissant apprenti : Visas. Ce pouvoir démesuré attirera autour de lui une armée d’adeptes fanatiques qui offriront leur vie afin de devenir des esclaves de ce monstre. Il formera quelques-uns de ses sbires à l’usage de la force, de manière sommaire, mais réservera son enseignement à sa seule faiblesse qui finira peut-être par causer sa perte. Visas pouvant se retourner contre lui, par amour pour l’exilé.

Kreia a donc donné naissance à vos ennemis, à la menace qui revient sur la galaxie. Et pourtant, elle n’a pas fait que créer des antagonistes. Elle en est le plus redoutable ; elle manie ses pions de manière habile, tuant et détruisant tout sans aucun scrupules, pour forcer l’exilé à devenir plus fort, et peut-être le forcer à maîtriser son pouvoir. Si Darth Nihilus se nourrit de la force, l’exilé l’absorbe et la détruit sous toutes ses formes. Il est encore possible de canaliser ce pouvoir chez le jeune jedi, là où Nihilus a depuis longtemps perdu le contrôle. Vous vous doutez bien que cette crise ne pouvait finir que par l’anéantissement des pions de Darth Traya et sa destruction. Choses que Kreia savait en vous voyant la première fois, mais elle espérait peut-être que vous comprendriez la beauté de son projet.

 

Un personnage sombre, qui ne fait le mal que pour libérer le monde de la dictature de la force

L’expérience a su apprendre à Kreia deux choses: les siths sont mauvais, et les jedis le sont peut-être plus encore. Prétextant protéger le peuple de l’influence néfaste du côté obscur, ils s’attachent à une idée de pureté qui cache en vérité des ambitions politiques réelles, voire la naissance d’un culte de l’ordre flirtant avec le fanatisme religieux. Le mal est dans chaque être humain. L’homme est attiré par le vice, la luxure, par l’erreur, et doit y céder afin d’avancer. Contenir tout ceci le condamnerait à devenir un être décalé et vide d’émotions positives, des émotions d’ailleurs repoussées par les jedis. Les siths se nourrissent de la haine, des passions, tournant à l’excès d’émotions, entraînant par la même occasion une perte de repères et de contrôle de soi. Kreia a vu les deux côtés et a constaté qu’il n’y avait rien de plus que des hommes abusant de pouvoirs, et décidant du destin de personnes innocentes.

Aucun être en ce monde ne peut porter le fardeau de tels pouvoirs sans dériver. Même elle. « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités« . Aucun être vivant ne peut alors supporter ces grandes responsabilités. Et si le pouvoir est inné chez l’enfant, il faut l’étouffer, qu’il s’en détourne à jamais, où il tombera dans les travers de ses semblables. Non pas parce qu’il manque de sagesse ou d’expérience, il n’est simplement pas un dieu. Un humain ne saurait jouir convenablement de tant de pouvoirs. Il vaut mieux détruire la source du malheur de la galaxie et des gens communs ; ils sont plus nombreux, et le choix pragmatique revient à détruire la force.

Pour cela, tous les moyens sont bons. Tous les élèves ayant un potentiel permettant de les espérer voir un jour détruire la Force, où même l’affaiblir, seront sacrifiables. Et petit à petit, la force s’étiolerait et disparaîtrait. Revan fut le premier monstre. Sion le second. Nihilus le troisième. Et l’exilé a été choisi par l’histoire pour mettre fin à la folie de Darth Traya. Quoi qu’il en soit, la force est et reste l’énergie qui permet au monde d’exister. Son projet est donc voué à l’échec ou à la fin des temps. Un dilemme dont elle semble avoir conscience, mais qui ne l’atteint pas. Son existence est et restera vouée à la destruction de la force.

Kreia est donc une humaine. Oui, elle a ses défauts. Elle a conscience de l’absurdité de l’existence et semble vouloir y mettre un terme. Nihiliste notre petite maîtresse sith de la trahison ? Évidemment. C’est son plus grand défaut, si tant est que cela en soit un.

 

Un personnage ayant des « échos  » sur tous

Quand Kreia n’est d’ailleurs plus présente dans les phases de dialogues, son ombre transparaît pourtant dans le discours. Les compagnons de l’exilé commenteront la relation de celui-ci envers sa maîtresse, ils n’hésiteront pas à le mettre en garde, surtout Visas, qui, sans voir clair dans l’obscur jeu de Kreia, comprendra qu’elle veut du mal à son aimé(e). Notez aussi que Kreia commentera les possibles relations amoureuses que vous pourrez développer avec vos compagnons, déconseillant ce type d’attachement au profit de vos études du monde. En réalité, elle ne veut surtout pas trouver en un des compagnons de l’exilé un rival qu’elle ne pourra manipuler, car elle manipulera même vos proches amis… à moins que vous ne le fassiez avant elle.

Ce jeu d’influence fait aussi parti des échos que Kreia créé. On les retrouvera chez un autre personnage qu’elle manipulera aisément, qu’elle retournera contre vous, car il est amoureux de votre force et de ce que vous êtes au plus profond de vous. Atris aura beau le cacher, l’amour qu’elle a à votre égard est réel. Elle éprouvera d’ailleurs énormément de jalousie envers l’une des amies du héros, si vous jouez un personnage de sexe masculin. Sa jalousie la fera basculer du côté obscur, et la conduira à vouloir tuer celle qui était avant sa plus proche disciple. Sauf si cette même disciple a appris assez auprès de vous pour vaincre son ancienne mentor.

Kreia est partout dans KOTOR 2. Pas parce qu’elle est présente physiquement à tous les endroits, mais parce qu’elle est à l’image du contexte dans lequel le joueur se trouve. Sans repères véritable, désabusée, elle hère dans ce monde à la recherche de la résolution d’un objectif vain. Kreia a conscience que tout ce qu’elle entreprendra pour détruire la force est voué à l’échec, mais elle essaiera tout de même, car en parfait personnage tragique, elle mourra pour la dernière idée qui hante encore son esprit. Et ce n’est que quand elle aura totalement échoué, qu’elle admettra admirer l’exilé pour sa ténacité, son attachement à l’existence, et tout ce qu’elle a à offrir. Je vous avais bien dit que KOTOR 2 était fabuleux !

Autre échos intéressant. Darth Traya désirait détruire la force à l’aide de ses deux plus monstrueux disciples. Elle forma un Triumvirat dans le but de créer un ordre des Siths éternel, mais son ambition était tout autre. Ses apprentis la démasquèrent, et ils la brisèrent, la coupant de son lien avec la force, faisant écho à la faiblesse de l’exilé au début de l’aventure, créant un miroir des plus pertinents, le maître et l’apprenti aussi faibles et brisés l’un que l’autre.

 

« You were deafened…  » « At last, you could hear…  »

Écrire ce titre me ramène plus de deux ans auparavant, quand j’avais pu écrire une critique complète de KOTOR 2, un jeu sur lequel il est vraisemblable que je n’arriverai jamais à tarir. Je ne vais pas vous cacher que j’ai souvent remis en question son statut dans mon esprit, et je me suis pris à douter à maintes reprises. Et à maintes reprises, il m’a prouvé qu’il ne serait jamais vraiment absent de mon esprit critique. Il a été le point déclencheur d’une passion dévorante. Pourtant, les années passent, et je me rends compte que je m’en éloigne. Avant que je n’en décroche totalement, au profit d’autres titres qui ont déjà bien entamé son influence sur moi (… The Witcher premier du nom, le troisième, Metal Gear Solid V…), il reste encore aujourd’hui mon jeu préféré. La pierre la plus importante à mon édifice culturel.

J’étais sourd, et j’ai pu entendre. C’est métaphorique, mais c’est très exact. KOTOR 2 est le premier jeu à m’avoir permis de comprendre ce qu’était le vrai travail d’écriture, le vrai travail d’un auteur. De bâtir un propos, de le défendre, et le communiquer du mieux possible par le biais d’éléments. Et cet élément majeur qu’est Kreia dans ce chef d’œuvre brisé, est d’une beauté et d’une richesse à nul autre pareil. J’ai tendance à beaucoup exagérer, mais Kreia est certainement le personnage de fiction le plus important de mon existence, et le restera surement à jamais ; elle a bénéficié du temps qu’il fallait pour livrer son plein potentiel. Kreia méritait cet article pas bien long, qui n’est là que pour effleurer la richesse du personnage et saisir sa personnalité.

C’est peut-être cela qui est limite flippant : la relation que j’entretiens avec KOTOR 2 est particulière, car j’ai tiré des enseignements de Kreia. Plus jeune, j’étais comme tous, naïf et bête je pensais que la gentillesse n’appelait que la gentillesse, et que la méchanceté n’appellerait jamais que la méchanceté. Deux graves erreurs, car il est tout simplement impossible de ranger nos actions dans ces catégories, tout comme il est impossible de ranger quoi que ce soit dans quelque case que ce soit. Vous commencez peut-être à comprendre, à saisir l’importance que j’accorde à ce jeu, et pourquoi je ne fais que le citer et lui vouer un culte. KOTOR 2 est très intelligent, use d’un univers connu de tous, propose une histoire riche et complexe à la portée d’un enfant, une histoire qu’il pourra se remémorer et redécouvrir au long de sa vie.

C’est un jeu qui m’a accompagné depuis 2009, et qui continue encore d’avoir une place importante dans mon imaginaire et dans mes ambitions personnelles. Avellone a donné naissance à un tel jeu, que son absence du projet Pillars of Eternity a achevé de décrédibiliser ce jeu à mes yeux. Obsidian sans Avellone, cela ne m’intéresse pas. C’est pour ça que KOTOR 2, Fallout New Vegas et Alpha Protocol sont et resteront les Obsidian qui auront une trace dans l’histoire du jeu vidéo ; il faut au moins le talent d’Avellone pour que leurs jeux accèdent à la postérité. La preuve, onze ans après, KOTOR 2 voit un article pondu à son sujet, et les deux autres… qui sait ?

 

J’aurais eu des difficultés à faire plus court, bien qu’il soit un jeu d’enfant de faire plus long. Le final de cet article met en avant le fait que Kreia n’est pas un personnage du jeu, mais bien le fruit du travail du titre. Créer un protagoniste suffisamment riche et intéressant pour qu’il dépasse le cadre de l’œuvre, et vienne interpeller le joueur. Kreia c’est un exemple de maîtrise, de conscience du travail à faire pour marquer le joueur. C’est un personnage indétrônable qui n’a jamais vraiment été effleuré en termes de qualité. KOTOR 2 disparaîtra sans doute un jour de mon esprit, mais Kreia restera fermement ancrée dans ma mémoire, tel un rappel à l’ordre quand je trouverai un autre personnage bien écrit. Ainsi, il existe un refrain réflexe dans mon esprit lorsque j’aime un protagoniste d’une autre fiction: « il est cool, mais c’est pas Kreia. »

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A propos de l'auteur : Marcheur

Rédacteur de Loutrage aimant le jeu vidéo dans tous ses pluriels et appréciant tout particulièrement réfléchir sur le média.

7 Commentaires sur “Spoiler Zone : Kreia”

  1. Kekona dit :

    Ce que j’ai lu de plus sincère et articulé au sujet d’un crpg et de son pivot narratif ces dernières années, vraiment sympa.

    Si Kreia n’est pas ta création, le billet fait tout de même écho à ce que concluait Yourcenar sur son Zénon : « Je n’ai jamais cru non plus que je pusse me rassasier d’un personnage que j’avais créé. Je n’ai pas fini de les regarder vivre. Ils me réserveront des surprises jusqu’à la fin de mes jours. »

    • Marcheur dit :

      Merci, c’était important pour moi de rendre hommage à ce personnage.

      C’est marrant, écrivant moi même à côté de mes autres activités, je comprends parfaitement ce que voulait dire Yourcenar, c’est très cool d’avoir partager ma passion autour de ce personnage en tout cas et d’avoir été lu avec autant d’intérêt, merci !

  2. Manitek dit :

    déjà rien que l’image de présentation du sujet est un gros spoil , même pas le temps de lire l’intro anti spoil que celui qui débute kotor 2 est déjà spoilé xD

    Bon c’est pas mon cas car je l’ai déjà finit 2 fois, je sent que je vais me régaler à lire ton article, cela va raviver des souvenirs que j’avais oublié du jeu.. d’ailleurs l’idée en elle même est plutôt bien trouvé ! Des idées pour des chroniques du même acabit sur d’autres personnages marquant ?

    • Marcheur dit :

      L’image est plus ou moins un spoil elle ne sous entend que les choses ^^ Kotor 2 est assez riche pour qu’on puisse se permettre de le spoiler un poil :p Des idées oui et non. Oui parce que des bons personnages il en existe heureusement d’autres, et j’ai une série de noms qui me viennent à la volée et non parce que pour l’instant je dois laisser un peu de temps avant de parler d’un personnage autre que Kreia.

      Parce que déjà il faut se mettre à niveau en matière de profondeur du sujet traité, puis maîtriser et enfin essayer de ficeler l’article pour qu’il soit intéressant, j’avais peur de l’effet redondance notamment avec Kreia qui aurait pu empiéter sur la critique de Kotor 2 déjà présente et mon précédent article sur le sujet.

      Mais un autre personnage est d’ors et déjà réfléchi pour être traité. Surtout que c’est typiquement le genre de chose qui m’intéresse, me recentrer sur un point fort d’un titre et l’expliciter au maximum, c’est bien plus captivant que de parler grossièrement et globalement d’un jeu ou en faire une critique. Bon, bien évidemment je ne vais pas révéler le sujet du prochain article de ce genre, ça restera une surprise jusqu’au moment de la sortie 😉

  3. Toupilitou dit :

    Haha… J’avoue, j’suis le fautif pour l’image d’entête. Et pour tout te dire, ça ne m’a pas traversé l’esprit un seul instant 😛

  4. Nallitsac dit :

    Un grand merci à toi Marcheur pour ce juste hommage à l’un de mes grands amours fictionnels !
    Car oui, nonobstant son grand age, je ne peux m’empêcher de voir dans sa complexe relation avec mon Exilé une romance platonique, pourtant les personnages de Visas et de Brianna sont également très réussi et je les adore aussi : c’est dire !

    J’ai beaucoup aimé également tes pertinentes remarques sur la jolie contradiction que représente Sion et Nihilus. Ils ont beau être les plus terrifiants et implacables seigneurs sith qu’il m’ait été donné de voir au sein de la franchise, ils n’en sont pas moins également les plus humains. Sion éprouve de la haine et de l’amour mêlé pour son mentor, jalouse l’Exilé et se hait pour se qu’il est : un véritable « enfant perdu sans sa mère » pour te paraphraser. Nihilus est l’être le plus puissant qui soit, mais également le plus vulnérable qui soit de son propre pouvoir, et il en a peur. Il ne fait que fuir l’inéluctable en tentant vainement de calmer momentanément sa faim car, malgré sa perte d’humanité, il a peur de la mort : c’est un être aux abois, effrayé.

    Mais bref, je digresse !
    Pour conclure avant de dériver définitivement dans le vide cosmique de mes réflexions je tiens à dire que j’ai été très heureux de voir quelqu’un traiter le sujet aussi profondément que toi, peu de gens sur la Toile s’en sont donné la peine.

    • Marcheur dit :

      Merci 🙂 C’est quelque part un petit devoir que de rendre hommage au meilleur script d’Avellone en écrivant cet article, surtout que Kotor II n’aura pas de suite donc écrire quelque chose sur lui était logique dans l’idée que jamais rien ne modifiera le canon des chevaliers de l’ancienne république.
      En tout cas je suis content que ça t’ai plu 😉

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