Un jeu, un album #1

Au même titre qu’un bon jeu d’aventure, un bon morceau sait offrir un univers profond et immersif. « Un Jeu Un Album » vous propose des associations libres entre ces deux mondes, comme compléments musicaux à des univers vidéoludiques. Bon voyage !

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J’ai toujours été attiré par les pays nordiques. Par la neige, la nature sauvage, les forêts de conifères. Les fascinantes mythologies viking et les sonorités particulières des langues scandinaves. Heureusement, je suis pas le seul que ça botte. Côté musique, il n’y a que l’embarras du choix : ce type d’ambiance, beaucoup de groupes s’y intéressent -principalement folk, dark ambiant et black metal. En jeu vidéo, c’est malheureusement plus rare… mais pas inexistant pour autant..

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Jouons au viking !

En fait, pour moi, l’exemple le plus intéressant serait Skyrim, le RPG de Bethesda sorti fin 2011, cinquième volet de la saga The Elder Scrolls. Skyrim choisit de présenter la région nord du continent de Tamriel, patrie de la race des Nordiques (qui ne pourraient pas mieux porter leur nom). Outre son gameplay qui offre ce que l’on peut attendre d’un RPG très grand-public et son histoire heroic-fantasy classique, c’est son monde ouvert qui fascine tout particulièrement.

Le jeu est très inspiré des cultures nordiques. En quelques mots, il propose de se prendre pour un Nordique (autant dire un Viking), un Enfant de Dragon aux pouvoirs magiques, qu’il tire de runes anciennes. De parcourir des décors montagneux au gré d’aventures épiques. De se forger armes et armures. De chasser dans des forêts enneigées et rapporter le butin bien mérité à la famille qui nous attend au coin du feu, dans notre maison de bois au toit décoré de dragons !

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Et avec ça, je vous mets quoi ?

Ouais, la vie d’un Nordique, ça fait rêver.

Ça fait aussi rêver un certain Einar Selvik, membre fondateur du groupe norvégien Wardruna, monté en 2003. Son idée : retranscrire musicalement l’univers de ses ancêtres Vikings. En 2009 démarre leur triptyque Runaljod, à ce jour inachevé. Wardruna y présente les anciennes croyances nordiques, et tout particulièrement celles liées aux runes. La première partie, Gap Var Ginnunga, s’intéresse aux huit premières d’entre-elles. Au menu, instruments anciens, field recordings, chant en vieux norrois… pour un résultat très organique, qui fleure les rites magiques ancestraux. Le groupe se refuse à utiliser toute sonorité « électrique ».

Les voix, quasi-incantatoires et d’une grande profondeur, sont particulièrement remarquables. Elles sont soutenues par des percussions très simples, quasi-tribales. Ce sont elles qui confèrent toute son aura mystique à la musique du groupe. Assez peu mélodique mais d’une beauté simple et brute, Runaljod-Gap Var Ginnunga, est étonnamment varié et facile d’accès pour le genre. A noter tout de même, que les morceaux sont plutôt courts mais s’apprécient vraiment sur la longueur. Si l’album fonctionne bien comme simple fond sonore, prendre le temps de s’y immerger au casque libère toute sa force évocatrice… et le long voyage peut s’apprécier dans toute sa finesse.

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Wardruna, c’est la Nature, aussi belle qu’impitoyable. Rien de plus, rien de moins. Des étendues enneigées à parcourir, des forêts de pins à perte de vue. Des roches où sont gravés d’étranges mots de pouvoir, autant d’incantations magiques que seuls certains initiés seront à même de comprendre et utiliser… Ça vous rappelle quelque chose ?

Ce n’est qu’une idée parmi une infinité de possibilités… N’hésitez pas à en proposer d’autres en commentaire !

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A propos de l'auteur : Prypiat

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Paladin des Terres Dévastées. Un peu irradié.

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