Dead Island Definitive Edition

Dead Island Definitive Edition

Un zombie… Deux zombies… Trois zombies… hein ? Merde, c’est les vacances et je n’ai Ă©crit que trois articles ? La galèèèèère. Fait chier, j’Ă©tais bien sur PS4 et One Ă  saigner des jeux de tout horizons pour recharger les batteries avant une nouvelle annĂ©e de Fac et d’Ă©criture ! Faut dire qu’après plus de cent articles, dont certainement une centaine de critiques, il fallait renouveler mes rĂ©fĂ©rences, parce que voilĂ , moi-mĂŞme je trouve que je commence Ă  me rĂ©pĂ©ter. Donc voilĂ , j’arrĂŞte de raconter ma vie, et on part sur une valeur soit-disant sĂ»re de la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente que je n’avais Ă  l’Ă©poque pas du tout apprĂ©ciĂ©. Presque cinq ans après y avoir touchĂ©, Dead Island n’a pas fondamentalement changĂ©, mais moi, oui, ce qui explique l’un de mes plus grands retournement de veste de l’histoire : Dead Island, c’est marrant.

 

Et franchement ça m’emmerde de l’Ă©crire, parce qu’il y a cinq piges j’aurais hurlĂ© : « Au bĂ»cheeeeeeer ! » Ă  la moindre mention d’un « Moi j’aime bien Dead Island  » , parce qu’en fait je trouvais ça affreusement imprĂ©cis. Que cela soit au niveau des coups que l’on donne aux zombies, ou la maniabilitĂ© du personnage, je trouvais ça franchement naze. Eh bien vous savez quoi ? C’est toujours aussi imprĂ©cis et aussi rigide. Problème : ce n’est plus vraiment naze. J’ai juste changĂ© de point de vue, et je n’ai probablement plus les mĂŞmes attentes ; autant Ă  l’Ă©poque je m’attendais Ă  un grand jeu avec un scĂ©nario intĂ©ressant et très portĂ© sur l’Ă©motion, finalement on a bien vu que Dead Island c’Ă©tait avant tout un jeu oĂą on bute du zombie dans un ersatz un peu bancal de Borderlands.

Parce qu’on va pas tortiller du cul pour chier droit : c’est un jeu très bancal. Les armes Ă  feu sont inutiles ou presque du fait de leur faible nombre et de leur efficacitĂ© toute relative face Ă  nos cadavres ambulants chĂ©ris. On peut aussi dire que les armes qui se pètent toutes les trois secondes, c’est juste lourd. Le fait de perdre de l’argent quand on meurt sans raison ou pire, de devoir le dĂ©penser pour rĂ©parer des objets sur un Ă©tabli alors qu’il n’y a littĂ©ralement PERSONNE pour encaisser cet argent… non mais vraiment.

Bon après, on rajoute une chiĂ©e de bugs de collision, des ennemis humanoĂŻdes affreusement limitĂ©s (les zombies, passe encore, les humains beaucoup moins !) de bugs de scripts, et globalement des soucis de finitions (textures manquantes, notamment), et on arrive Ă  un cocktail qui refroidi bien les ardeurs. Le fait est qu’Ă  cĂ´tĂ© de ça, si on atteint pas le sacrosaint soixante images seconde sur console (la honte pour le coup), Dead Island fait son petit effet avec un visuel aux dĂ©tails parfois surprenants, une lumière globalement bien gĂ©rĂ©e, ainsi que beaucoup d’effets divers qui rendent l’image globalement attirante.

La rĂ©solution native, cette fois, permet de nettoyer l’image de ses impuretĂ©s, et fini par faire admettre que, oui, Dead Island est plutĂ´t joli, mĂŞme si ses animations robotiques et ses modĂ©lisations d’humains rappelant des animatroniques ternissent le tableau. On saluera les zones assez vastes, très ouvertes, et finalement juste assez nombreuses pour offrir de la variĂ©tĂ©.

MĂŞme si de variĂ©tĂ©, c’est certain que Dead Island en manque ; les types d’ennemis ne sont pas lĂ©gions, et les missions se rĂ©sument Ă  faire des allers-retours très frĂ©quents, ou rejoindre un point A pour chercher un truc et le livrer Ă  un point B. Les quĂŞtes sont globalement très, très Fedex, et c’est franchement agaçant, car Techland fait preuve de beaucoup d’humour et donne une ambiance très Z Ă  son jeu ; c’est un vrai plaisir de se balader dans un univers qui se prend tout sauf au sĂ©rieux, mais la qualitĂ© d’Ă©criture ne suit pas et ne va pas assez dans ce sens. Il faut dire que Dead Island a souvent l’air d’un jeu très fauchĂ©, en tĂ©moigne ses cinĂ©matiques pas très rĂ©ussies et peu nombreuses.

C’est surtout dans sa narration que le jeu déçoit. Difficile de comprendre ce qu’il se passe tant les comĂ©diens de doublage ont l’air de s’en foutre et que le jeu lui mĂŞme semble juste vouloir aligner de succulentes rĂ©fĂ©rences aux films de zombies en passant des plus mainstream aux plus undergrounds. C’est d’ailleurs lĂ -dessus que le jeu accroche ; c’est assez impressionnant de voir tous ces clins d’œil s’aligner et former un tout cohĂ©rent.

L’autre mamelle du jeu, c’est ses combats qui sont certes très, très perfectibles, mais restent apprĂ©ciables grâce Ă  une intelligente gestion de l’endroit oĂą l’on frappe. On peut briser et trancher les bras, les jambes, et la tĂŞte de nos adversaire avec nos armes, mais aussi les dĂ©stabiliser avec un bon coup de pied. C’est le système de combat qui passionne ici, car malgrĂ© beaucoup d’imprĂ©cisions, on fini par s’arranger pour faire mouche Ă  chaque fois, et on dĂ©couvre une grande variĂ©tĂ© de coups et de stratĂ©gie pour Ă©clater des tronches de zombies. Fendard.

C’est d’ailleurs avec son système d’Ă©volution que le jeu pĂŞche le plus : le sentiment de progression est presque nul, car les ennemis suivent notre niveau. Seul possibilitĂ© de creuser la diffĂ©rence, trouver des armes lĂ©gendaires et les amĂ©liorer, histoire de fracasser des zombies un peu plus rapidement et rendre les affrontements plus expĂ©ditifs et moins stressants. Car oui, Dead Island alterne avec les zombies très lents et ceux très rapides pour offrir un stress bienvenu. La fuite est une option plus que vitale, car, en de nombreuses occasions, la vie vous manquera, et s’il y a une certaine quantitĂ© d’objets de soin, ils sont en nombre juste suffisant pour offrir du challenge.

Les compĂ©tences que l’on acquiert ne font pas forcĂ©ment varier le jeu. Dommage. D’autant que monter un niveau est assez long, donc on aurait vraiment aimer ressentir un sentiment d’accomplissement Ă  chaque niveau, mais non. D’autant plus dommage que cela aurait vraiment Ă©tĂ© complĂ©mentaire avec un système de combat qui fonctionne très bien. Sans doute faudra t-il se pencher sur Dying Light pour que je trouve mon bonheur.

 

Certes, Dead Island n’est pas une tuerie. Mais j’ai enfin compris pourquoi il plaisait tant Ă  son public. C’est en effet un jeu assez unique qui a de vraies connaissances du cinĂ©ma de films de zombies, et rien que les rĂ©fĂ©rences valent le dĂ©tour pour quelqu’un qui voit un peu plus loin que Georges Romero (RIP) dans le genre. Certainement pas fantastique et beaucoup trop fauchĂ© pour prĂ©tendre au panthĂ©on, Dead Island n’en reste pas moins un jeu curieusement attirant. Maintenant, est-ce que j’ai envie de me pencher sur le « more of the same  » Dead Island Riptide ? L’avenir (… ou les prochains jeux disponibles dans le Xbox Game Pass) nous le dira.

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A propos de l'auteur : Marcheur

Enfant attardé de Kreia et d’Alfred de Musset. Pense que tout est narration, et répète sans cesse qu’il donne tout en dansant comme un ouf

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