La chronique à Papy #4

Cela faisait un bon bout de temps que je n’avais pas refourgué un jeu à l’ami Picq. Après lui avoir demandé ce qu’il voulait, il me disait vouloir un jeu qui peut tourner sur un MAC, se déroulant dans un univers de science-fiction, si possible dans l’espace, avec des mécaniques de RPG, le tout emballé dans un gameplay pas trop complexe à appréhender pour ses vieux neurones. Et pour l’occasion, loutre machiavélique que je suis, après une recherche d’au moins cinq bonnes minutes, je lui ai dégotté un shooter spatial un peu particulier, nettement plus fourni en contenu qu’un No Man’s Sky (… OK, elle était facile celle-là), clairement plus simple qu’un Elite Dangerous, mais qui lui rappellera malgré tout ses longues soirées d’hiver à farmer comme un bourrin dans World Of Warcraft. J’ai nommé : Rebel Galaxy, développé par les indépendants de Double Damage Games. Alors, Papy, bonne pioche, ou pas ? C’est, au milieu de tout un tas de références datant du siècle dernier, ce qu’il va vous expliquer ci-après. Let’s go !

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Loin des vicissitudes de la terre ferme pour une évasion lointaine, je vous emmène faire un tour dans l’espace. Un jeu spatial. Enfin ! J’adore tout ce qui touche à l’univers, aux étoiles, et aux extraterrestres, pour peu qu’ils soient sympathiques. Alors, voyons ce que nous avons… Un gros vaisseau, mais alors un gros plein de vide, et c’est bien là la trame principale de ce jeu : il va falloir le remplir de tout un tas de choses, comme par exemple un moteur (… avouez que cela peut aider), de l’armement, un rayon tracteur de marchandises… Et pour ce faire, il va falloir de l’argent. Beaucoup d’argent ! Ne comptez pas sur la Française des Jeux pour vous remplir les poches, pas plus que le PMU ou le Casino ! Non. Cet argent, vous allez devoir le gagner à la force de votre poignet, ou de vos petits doigts agiles. Je vous laisse toute latitude sur l’interprétation de cette dernière phrase.

Comment, me direz-vous ? Bien que l’univers soit généré aléatoirement à chaque partie, dans la base spatiale où l’on démarre le jeu, vous allez pouvoir vous rendre compte qu’il y a plusieurs moyen d’en gagner. Même si le nerf de la guerre se trouve principalement dans des missions de combats spatiaux générées aléatoirement, vous aurez également l’option de pouvoir commercer via un tableau qui va vous mettre pour un court instant dans la peau d’un trader. Acheter des marchandises lorsque le cours s’effondre, et les revendre ailleurs au plus fort de leur valeur. Simple, mais efficace. D’ailleurs, au bar, vous pourrez glaner quelques précieuses informations qui vous permettront d’orienter vos recherches, tant sur les opportunités de missions que sur les bons coups boursiers. La base se compose également d’une salle où vous trouverez un tableau de missions, référencées par ordre de difficulté. Attention toutefois, car votre carnet de mission est limité en slots disponibles !

Une fois vos objectifs désignés, en avant vers la salle des machines. Là, vous pourrez, si vous avez assez d’argent, améliorer votre vaisseau ou votre armement. Tout y passe : tourelle, canon, coque, bouclier, moteur, rayon tracteur… Notez que le rayon tracteur n’a rien avoir avec la dernière invention du salon agricole, hein ! C’est simplement un rayon qui vous permettra, par exemple, de récupérer des objets dans l’espace, ou bien encore du minerai. Avec tout cela, ça y est, vous êtes prêts ; le plein est fait, tant à la pompe qu’au bar. Alors en route pour votre première aventure spatiale dans Rebel Galaxy ! Tout d’abord, un constat s’impose avec la prise en main : easy, même pour un vieux de la vieille comme moi, peu habitué à ce que l’on appelle la réactivité. Quelques minutes pour les plus vifs, et deux ou trois heures pour les plus lents (… comme moi), et vous voilà au commande de votre capital ship.

En fait, vous n’aurez pas à utiliser manuellement toutes les armes du vaisseau ; les tourelles étant programmables, vous pourrez assigner telle ou telle tourelle à un type de vaisseau ennemi en particulier, ce qui donnera la possibilité de disposer d’attaques automatiques, tout en gérant l’énergie disponible du vaisseau. C’est donc votre positionnement qui sera important, afin que vos armes soient le plus efficaces possible en fonction des ennemis rencontrés. Et pour le coup, il va vous falloir faire de nombreux allers-retours. mais alors de très nombreux… J’appelle cela littéralement du farming spatial, et honnêtement, je regrette beaucoup une trame de jeu réduite à sa plus simple expression à travers un scénario bateau-2000. En effet, le tout est principalement de vous défouler au rayon laser, ou plasma, ou tout autre armement que vous réserve votre capital ship.

Le niveau de difficulté n’existe, pour ainsi dire, pas vraiment ; même pour une mission classée verte, durant votre voyage pour rejoindre les coordonnées de la mission, vous pourrez malencontreusement tomber sur une bande de pirates bien plus armés que vous. Si vous ne voulez pas vous faire pulvériser, il vous faudra mettre votre égo dans votre poche, et vous initier très rapidement à l’art de la fuite ! Cependant, ne vous inquiétez pas les loulous ; il suffira de revenir lorsque vous serez plus gros ! Le classement des missions dépend en réalité uniquement de l’équipement de votre vaisseau. Pour les déplacements et les combats, ici, point d’axe vertical. Vous vous déplacez sur une espèce de ligne d’horizon virtuelle, avec au lointain des petits points de repère qui vous indiquent vos missions principales ou secondaires. Pour vous donner un ordre d’idées, combattre dans Rebel Galaxy revient peu ou prou aux combats de navires dans Assassin’s Creed IV : Black Flag. En conséquence, les amoureux de descentes vertigineuses et de sensations fortes n’auront plus qu’à s’installer un toboggan dans leur jardin… Et pour les loopings, c’est raté également !

Afin d’égayer votre voyage, des petites balises de détresse vous permettront d’effectuer une bonne action de temps en temps à travers un sauvetage… ou de vous ramasser une gamelle. Au choix. Serez-vous assez curieux ? Et téméraires ? A moins qu’un champs d’astéroïdes ne vous permette de tester votre virtuosité aux commandes de votre mastodonte ? Néanmoins, il faut tout de même souligner que nous sommes là, à mon avis, devant un jeu d’arcade assez pur et dur, un peu comme le fût Freelancer à son époque, les frissons du pilotage en moins. Pour le reste, le système de factions, le commerce, l’exploration, ainsi que le scénario du jeu sont totalement basiques. Beaucoup trop à mon gout. Si toutes ces rubriques avaient été un tant soit peu plus poussées, nous serions passés d’un bon jeu à un excellent jeu, voire même un must have. Encore une fois, dommage, bien que le rapport qualité / prix soit au rendez-vous. Une chose qu’il faut par contre signaler : la bande-son !! Alors là, respect ! Un mélange de rock, de blues, et de country, qui va vous décoiffer s’il vous reste des cheveux sur la tête. Vraiment, une bande son de malade comme on aimerait en entendre plus souvent. Comme vous m’êtes sympathiques, en voilà un petit extrait, lancé par notre mustélidé de disc-jockey :

Vous l’aurez compris : votre plus grosse préoccupation sera de vous offrir le plus gros vaisseaux avec le plus gros armement. Il vous faudra des tonnes d’heures pour y arriver, si toutefois vous n’êtes pas lassés par les nombreux allers-retours nécessaires à la thésaurisation de votre tirelire. Personnellement, la répétition des missions m’ennuie au bout d’un moment, alors je laisse tomber quelques jours, pour mieux y revenir de temps en temps juste histoire de me défouler et me taper du pirate… et, qui sait, encore améliorer telle ou telle tourelle. Je regrette également l’absence d’une vue du cockpit, ce qui aurait grandement renforcé l’immersion. Mais que fait la police, me direz vous ?! Eh bien, elle est présente et s’offrira le luxe, de temps à autre, de contrôler votre cargaison. Alors, ne transportez pas n’importe quoi, même si les sanctions encourues ne se résument bien souvent qu’à une grosse perte de marchandise.

L’univers s’avère tout de même assez grand, avec quatorze galaxies à explorer, mais ne vous jetez pas trop vite avec votre trottinette sur la piste du skateboard, sinon gamelle assurée ; chaque galaxie est faite pour une intervalle de niveaux de personnage. Trop petit vous vous ferez allumer, trop gros vous roulerez sur tout sans trop de plaisir. Il convient tout de même de préciser que je n’ai rencontré absolument aucun bug, tandis que le jeu est resté fluide tout du long de ma session, et ça… c’est un must ! Néanmoins, il faut noter que le système de sauvegarde est complètement à chier. En effet, si l’on oublie de mettre sur pause en cas de coup de téléphone ou d’absence prolongée, ce qui m’est arrivé quelques fois, la vie continuera de se dérouler, y compris des attaques-surprises de pirates. Il ne reste alors plus qu’à ramasser les miettes et à recommencer au dernier checkpoint (… entendez par là, à chaque passage dans une station).

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Vous l’aurez compris, j’ai pris un réel plaisir à découvrir ce jeu, mais je n’en ferai pas mon fil-rouge, car bien trop répétitif à mon goût, et bien trop arcade pour moi, avec notamment l’absence d’axe vertical. Quoi qu’il en soit, ce titre vaut malgré tout le détour, et la découverte d’un espace coloré et varié pendant une poignée d’heures, le tout avec une bande-son de folie qui en ravira plus d’un. Foi de Papy !

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A propos de l'auteur : Picq

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