Darkest Dungeon

Darkest Dungeon

Red Hook Games a réussi à créer une petite merveille débordant d’originalité, tant dans son gameplay que sa patte graphique. Je n’ai pour ma part jamais été vraiment adepte des Roguelike, et pourtant, avec Darkest Dungeon, je me suis retrouvé accro avant même d’avoir pensé à décrocher. Pourquoi ? C’est ce que nous allons voir ensemble. C’est parti !

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Dans Darkest Dungeon, vous incarnez l’héritier d’une demeure dans la ville d’Hamlet ; le testamentaire avoue y avoir libéré par inadvertance une force démoniaque, et vous conjure d’éradiquer la source de cette malédiction. Pour se faire, à l’aide de mercenaires, il vous faudra pénétrer dans ce manoir maudit, jusqu’à atteindre une porte très ancienne, vraisemblablement la porte des enfers. Rien de moins. La ville d’Hamlet vous servira de quartier général entre chacune de vos expéditions. Et du repos, croyez-moi, il vous faudra le gérer au mieux ! Mais pour l’instant, vous vous dirigez vers cette fameuse ville, et êtes attaqué en chemin par des bandits, histoire de vous faire la main avec le système de combat au tour par tour.

Chacun de vos mercenaires, jusqu’à un maximum de quatre, dispose de quatre capacités actives de combat, dépendantes de la classe à laquelle ils appartiennent. Pour autant, deux mercenaires de la même classe pourraient très bien avoir des capacités différentes, offensives comme défensives, ou encore curatives. Mais, selon la position de votre combattant, toutes ces capacités ne seront pas utilisables ; un guerrier placé en dernière position ne pourra pas faire d’attaque au corps à corps, tout comme un archer ne pourra pas tirer en étant en première position. Enfin, l’initiative de vos combattants et de celle des ennemis est calculée en fonction de la valeur de la caractéristique de « Vitesse ».

Une fois ce premier combat préliminaire torché, vous partirez en mode exploration, en sachant qu’une n’y a absolument aucune transition entre combat et exploration ; tout se déroule via un scrolling latéral, de la gauche vers la droite. Et si vous arrivez face à une intersection, alors il vous sera proposé, via la mini-carte en bas à droite de l’écran, de choisir le chemin que vous souhaitez emprunter. Simple et efficace. Mais, vous voilà enfin arrivé à Hamlet, et différents lieux vous seront accessibles, chacun ayant son utilité. Le bâtiment que vous visiterez le plus sera probablement celui qui vous permet de recruter d’autres mercenaires, car votre compagnie va être mise à mal, soit par la mort tout simplement avec le système de permadeath, soit par la folie.

D’autres bâtiments vous permettront d’améliorer vos armes et compétences, ou de réduire le stress de vos comparses, ou bien encore de supprimer des afflictions dont ils seraient victimes. Et c’est bel et bien là le gros point fort de Darkest Dungeon : la gestion du stress et des névroses ou psychoses associées. Chaque mercenaire disposera de sa propre jauge de stress qui augmente en fonction de plusieurs facteurs ; l’exploration dans l’obscurité, marcher sur un piège, se prendre un coup critique, etc… Tout est sujet à incrémenter cette fameuse jauge.

Mais que se passe-t-il si le niveau de stress atteint son maximum ? Attribué aléatoirement, soit votre combattant reçoit un bonus – ce qui est très rare – car il a su faire preuve de force de volonté, soit il récolte un malus car il aura totalement perdu les pédales. Comment cela se concrétise-t-il ? Eh bien imaginez donc un peu le soigneur de votre groupe passer systématiquement son tour par pur égoïsme ou peur, alors que l’issue du combat dépendait surtout de son action, entraînant tous les autres dans sa chute. Ou bien encore se flageller tout seul comme un grand après être devenu masochiste – quand il ne cherchera pas à se positionner à l’avant pour se faire destroy par l’ennemi.

Il m’est parfois arrivé d’avoir un mercenaire qui est devenu cleptomane, volant tous les loots qui lui tombent sous la main. Ce scénario, tout à fait plausible dans Darkest Dungeon, pourrait très bien être contrebalancé par un bonus, où l’un de vos combattants encouragerait l’ensemble de son groupe, réduisant ainsi le stress de tout le monde. Il vous faudra donc faire constamment attention aux jauges de tout le monde, afin de ne pas cumuler les afflictions et aller au-devant d’un échec cuisant. Pour autant, au-delà des bâtiments de la ville, vous aurez un autre moyen à votre disposition pour réduire ce stress : les campements.

Si un donjon est particulièrement long, vous pouvez éventuellement établir un campement afin de vous sustenter pour vous guérir, utiliser des compétences de campement dans le but de réduire le stress, raconter des blagues grivoises, chanter, ou prier ; c’est selon les personnages. Cette phase de repos peut être particulièrement déterminante dans la réussite de votre quête, d’autant plus lorsque le donjon se conclue par un combat de boss. Une fois votre donjon terminé, vous revoilà de retour en ville afin de planifier votre prochaine sortie, en choisissant vos compagnons, en en recrutant d’autres si besoin, en achetant la nourriture / les torches / la pelle que vous emporterez, et en choisissant la quête que vous souhaitez accomplir.

Autant ces différents achats vous rendront la vie plus facile, autant tout cela coûte un bras et il vous faudra alors prendre des décisions difficiles. En effet, une situation peut vite tourner à votre désavantage, contrecarrant vos plans et faisant voler en éclat la précieuse équipe que vous avez galéré à mettre sur pied. Eh oui, dans Darkest Dungeon, il ne vous faudra surtout pas vous reposer sur une petite équipe de quatre mercenaires, mais bien davantage pour optimiser la synergie entre les classes (parmi les dix existantes) et maîtriser le niveau de stress de chacun.

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Darkest Dungeon est tellement simple à prendre en main et suffisamment complexe à maîtriser pour rendre le tout totalement addictif. L’implémentation du système de stress est tout simplement une idée géniale dans la pratique, rendant la préparation des expéditions et les combats vraiment tactique. Et au-delà de cela, la patte graphique et l’habillage sonore de ce titre lui donne un cachet glauque très esthétique. Commencer Darkest Dungeon, c’est prendre le risque de ne plus savoir s’arrêter !

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A propos de l'auteur : Toupilitou

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