Nihilumbra

Nihilumbra

A l’origine, Nihilumbra, des espagnols de BeautiFun Games, fut le portage vers les PC d’un jeu pour mobile. Support pour lequel je ne suis clairement pas le cœur de cible ; j’évite bien soigneusement de les approcher à moins d’une bonne centaine de mètres. Mais pour le coup, ce n’est pas le genre abrutissant conçu par des développeurs épileptiques, du type King avec leur Candy Crush Machin, mais un puzzle platformer onirique. Vaut-il son pesant de cacahuètes ? C’est ce que nous allons voir ensemble. C’est parti !

 

Vous incarnez Born, et pourtant, vous n’êtes rien. Un morceau de néant qui essaye de s’émanciper du néant absolu, qui lui même essaye de récupérer cette partie de lui en le poursuivant inlassablement. Mais partout où passe le vide, il ne reste plus rien, engloutissant des terres qui n’en demandaient pourtant pas tant. Et, dans son désir d’existence, ce petit morceau de rien va se nourrir des couleurs qui l’entoure pour se donner une consistance et enfin acquérir une identité.

Peu après sa naissance, à travers les touches directionnelles, Born ne sait finalement pas faire grand chose ; il va à gauche, à droite, et il peut sauter. Quelque peu sommaire il est vrai, et cela n’aide clairement pas à se forger une identité. Fort heureusement, le premier tableau, The Frozen Hills, qui est une terre glacée comme son nom l’indique si bien, va lui permettre d’acquérir un premier pouvoir ; celui de recouvrir une surface avec de la glace. Rien de bien complexe en application, puisqu’il nous suffira de maintenir le bouton gauche de la souris pour définir la zone en question.

Plusieurs utilisations sont alors désormais possibles ; prendre son élan en glissant pour faire un saut plus long, ou bien encore couvrir de glace une surface bordant un précipice pour que vos adversaires y glissent. Il faut juste savoir que nous ne pourrons pas recouvrir intégralement le niveau de glace, car une jauge se videra progressivement ; elle ne se remplira à nouveau que si vous annuliez avec un clic droit la surface recouverte, ou que vous franchissiez des checkpoints, dont la répartition est suffisamment bien pensée pour ne pas générer de frustration. Au passage, je me demande si ce pouvoir de glace est un clin d’œil à Portal 2, tant dans son effet que la teinte de sa couleur.

Le paysage suivant, The Living Forest, vous donnera le pouvoir de rendre une surface rebondissante ; plus vous sautez de haut, plus votre rebond sera puissant. The Ash Desert donnera un pouvoir de surface collante, vous donnant la possibilité de passer furtivement près d’un ennemi assoupi, ou d’atteindre des endroits inaccessibles autrement. The Volcano vous donnera accès à une surface brûlante, vous permettant ainsi de passer à l’offensive et de vous défendre face aux créatures du néant.

Et enfin The City pour permettra de créer une surface électrique afin d’activer ou de désactiver des circuits. Sachez qu’il est tout à fait possible de mixer les couleurs utilisées pour un même puzzle, dans la limite de disponibilité de la jauge, bien entendu. A noter qu’à aucun moment je n’ai buté ou réfléchi intensément pour progresser ; les puzzles sont bien pensés et l’on progresse sans mal.

A la fin de chaque paysage parcouru, Born est poursuivi par le Grand Vide, et l’on doit utiliser dans l’urgence nos pouvoirs pour y échapper, mais cela ne l’empêchera pas pour autant d’engloutir tout le niveau. Eh oui, ce n’est pas tous les jours que nous avons la possibilité d’incarner un avatar totalement égoïste, n’hésitant pas à condamner tous les mondes qu’il traverse ! Comptez environ trois heures pour sacrifier toutes ces contrées au néant.

Mais voilà, BeautiFun Games a trouvé le tour de passe-passe scénaristique afin que nous ne nous sentions pas forcément comme des enfoirés de première à la fin du jeu, puisque nous aurons la possibilité, dès lors que Born aura acquis une identité, de repousser le vide qui a envahi le monde, pour le repousser là d’où il vient. Cela rallonge la durée de vie de ce titre de trois bonnes heures également.

Je ne m’étendrai pas trop sur la partie graphique, car pour le coup, on adhère ou pas, même s’il faut avouer que, bien que plaisants, les niveaux parcourus sont assez convenus ; seules les créatures du néant ont un look barré bien distinctif, ce qui donne indéniablement du caractère au jeu. Quant à l’aspect sonore, il y a un peu de voice-acting pendant les transitions de niveau lorsque le narrateur parle.

Bon, après, globalement, ce serait vous mentir que de dire que le narrateur m’a profondément bouleversé à travers l’histoire qu’il raconte ; c’est bien enrobé, mais cela ne casse franchement pas trois pattes à un canard. Enfin, musicalement parlant, disons qu’elle sait habiller le titre en sachant se faire oublier, ce qui est déjà une grande qualité en soi.

 

Sans être exceptionnel, Nihilumbra est rafraichissant et parsemé de bonnes idées, suffisamment pour arriver à faire oublier qu’il provient du monde mobile. A noter également que plus vous progressez dans le jeu, plus vous débloquerez d’artworks et de petits à-côtés. De quoi le rendre plaisant sans être addictif. Un bon jeu apéritif en somme, à consommer en one-shot !

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A propos de l'auteur : Toupilitou

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