La chronique à Papy #7

La chronique à Papy #7

N’avez vous jamais rêvé d’être un jour biologiste du futur, qui plus est d’avoir également le sort de l’humanité entre vos mains ? Si oui, Sky Break, un open world développé par Farsky Interactive, et encore actuellement en early access à l’heure où j’écris ces lignes, va vous donner cette opportunité. Ce jeu part d’un postulat relativement simple : vous voilà arrivé sur une planète étrange qui, bien qu’autrefois utilisée pour la colonisation spatiale, devint très hostile lorsque des drones de chantier se sont retournés contre les humains. Vous, le héro de l’humanité, êtes parachuté avec des collègues sur cette planète afin de trouver un remède qui pourra sauver les êtres humains !

 

En arrivant sur Arcania, tout ne se passe pas exactement comme prévu, puisque les vaisseaux se crashent sur la planète. C’est ainsi que vous vous retrouvez seul, a côté d’un vaisseau en fort piteux état. C’est à ce moment-là que vous avez votre destin, ainsi que l’avenir de l’humanité, entre vos mains. Cette planète, au-delà d’être privée d’oxygène, est agitée par de nombreuses tempêtes ; pour moi qui habite la Normandie, histoire de me sortir du train-train quotidien, j’aurais souhaité un chouette beau ciel bleu pour une fois, et un peu moins d’éclairs, tornades, vents violents, et autres joyeusetés. Pour compléter le tableau, cet endroit est envahi par de nombreux drones méchas, forcément hostiles !

Votre première mission, si vous l’acceptez, sera de retrouver et de vous reconnecter à votre drone. Il s’agit en effet d’une pièce importante de votre inventaire, car c’est lui qui sera votre boussole pour toute la durée de l’aventure. Assez rapidement, vous trouverez une plateforme, et vous pourrez, depuis cet emplacement, appeler une nacelle qui vous emmènera sur une base en hauteur. Cette base, vous allez très vite apprendre à la connaître, car c’est de là que vous allez diriger toutes vos opérations, réparations, cultures de plantes, améliorations de méchas que vous aurez capturé, stockage de votre surplus d’inventaire, et bien d’autres choses… Et un peu plus tard, vous saurez comment la déplacer. En explorant cette base, vous détecterez également un mystérieux et faible signal radio provenant d’une autre île (… ah, vous êtes donc sur une île !). Il faudra donc trouver un moyen de s’y rendre !

On retrouve dans Sky Break un gameplay assez souple, tandis qu’on constate une bonne fluidité dans les mouvements. Il vous sera assez aisé de le prendre en main ; même moi, je n’y ai pas passé des heures, c’est dire !  Je vous rappelle que mon arthrose, arthrite, et compagnie, sont un handicap dans tous ces jeux où l’on doit agir prestement, charger les bonnes munitions, se soigner, sans oublier de réparer son mécha ! Entre nous, et une fois n’est pas coutume avec les « vieux  » , je dirais que j’ai trouvé chaussure à mon pied du premier coup. Les graphismes ne sont pas transcendants, mais il est clair que l’ambiance prime sur le reste. La musique assez zen vous permet de flâner sans stress, jusqu’au moment où un son distinctif (… toujours le même jusqu’à présent) vous rappelle que vous n’êtes pas dans le monde des Bisounours, et qu’il va falloir combattre pour sauver votre peau !

L’objectif principal est simple : trouver le remède qui sauvera l’humanité toute entière à l’aide de la flore de cette planète, cette dernière étant victime d’un virus mortel. Les objectifs secondaires ne sont pas plus complexes : trouver le moyen d’aller d’île en île, cueillir et ramasser tout ce que vous trouvez pour arriver a vos fin, et gérer le climat qui est, au demeurant, très très capricieux sur ces îles. Heureusement, des ioniseurs permettent de rétablir une météo plus clémente, ce qui vous donnera la possibilité de ne pas succomber au milieu d’une tornade, ou à cause d’un désopilant éclair fatidique ! Chaque mécha a sa particularité. D’aucun pourront être affronté de face, mais certains vous demanderont agilité et réflexion ; si au début vous enfuir vous paraît être la meilleure solution face à l’adversité, sachez que certaines autruches mécaniques ont de fâcheux penchants pour la lapidation, et qu’elles vous jetteront des pierres dans le dos. Du coup, ce n’est pas franchement une chouette idée de mettre la tête dans le sable !

Afin de trouver la formule du remède miracle, il vous faudra cueillir des plantes et des mucus au maximum, et autant vous dire que cela vous prendra un certain temps, si ce n’est un temps certain. Fort heureusement, votre drone est là pour vous guider, car c’est quasiment votre seul moyen de vous repérer dans ces îles au relief changeant et inattendu : collines, falaises, culs de sac… Aaaah, les joies de l’errance en monde hostile ! Tant que j’y suis, parlons rapidement des sauvegardes. Il vous faudra vous rendre aux bornes ou aux ioniseurs ; ils sont assez nombreux, donc c’est un bon point de plus, car il est toujours frustrant d’avoir à tout recommencer. Toutefois, j’ai été confronté à un sérieux problème : vous n’avez le droit qu’a un et un seul emplacement de sauvegarde pour chaque nouvelle partie. Mais, papy, quel est donc le problème ? C’est simple : ne vous mettez pas dans l’impasse !

En effet, si au cours de vos pérégrinations vous vous égarez un peu trop loin de votre base, qu’après de multiples combats vous vous retrouvez à court de munitions, mais surtout à court d’activateurs de ionisateur (… ces formidables merveilles technologiques qui font la pluie et le beau temps), et qu’à ce moment là que vous avez choisi (… ou du moins juste un peu avant) de faire votre sauvegarde, c’est quasiment mission impossible de retourner à la base. Au passage, vous aurez malencontreusement écrasé une sauvegarde précédente bien plus avantageuse. Du coup, j’ai été obligé de tout recommencer, et c’est à ce moment-là que votre humble serviteur a craqué ; recommencer environ quinze heures de jeu, à refaire strictement les mêmes actions… J’ai maudit le concepteur de ce jeu de ne m’avoir laissé ne serait-ce qu’une chance de m’apercevoir que j’étais un imbécile. Ça n’a pas raté !!!

Mais, me direz-vous, pourquoi ce papy Normand au moral aguerri par les intempéries craint-il tant cette météo ?! Tout simplement parce que vous avez trois niveaux d’alertes, et lorsque le troisième niveau est atteint, votre radar se brouille, votre carte est illisible, votre drone est bon à faire objet de collection sur une étagère de bibliothécaire, et des éclairs frappent en tous sens autour de vous (… voire sur votre gentil minois). Nul doute que vous serez sur la photo avant de finir grillé comme un cochon à la fête du village qui vous a vu naître. RIP. Et bon courage pour tout recommencer…

Néanmoins, c’était sans compter sur la hargne et l’obstination d’un vieux comme moi. Je suis reparti de ma sauvegarde pourrie, et je suis retourné tant bien que mal à ma base histoire de me refaire une santé. Un bien bel exploit, mais je l’ai fait, requinqué comme il se doit. Pourtant, je n’ai pas trouvé le bar… Quoique, après tout, j’ai bien l’impression d’incarner un androïde, et qu’il me faudra plutôt me contenter d’une petite burette d’huile.

Quoi qu’il en soit, direction plein nord sur cette deuxième île qui me donne tant de fil à retordre, où je me retrouve avec un coffre à ouvrir. Mais là, ce fut moins facile qu’avec le premier, car je n’avais pas la combinaison. Pour corser le tout, une nouvelle race de méchas fait son apparition, un genre de mini-boss. Toutefois, après avoir eu raison de lui, il me donne une pièce détachée de qualité, puisqu’elle me permettra de réparer mon vaisseau ! Attention : pas le vaisseau spatial avec lequel je suis venu. Non, il s’agit plutôt, au mieux, d’une mobylette volante me permettant de faire des sauts de puces tant son énergie est limitée. Cette bécane reste malgré tout bien pratique pour retourner à sa base sans avoir à se taper tous les obstacles qui m’en sépare.

Vous l’aurez compris, ce jeu, encore en pleine évolution, pourrait s’avérer très convaincant si l’accent est mis sur un scénario un peu plus complexe, histoire de faire autant chauffer les neurones que son laser. C’est vrai quoi, nous ne sommes pas que des machines, et si par le plus grand des hasards, au détour d’un arbre, je trouvais une elfette, cela meublerait mes longues soirée de solitude… Je me sens si seul et perdu dans ce monde hostile ; pas un bordel à l’horizon. Pour les petits plaisirs électroniques, il ne me reste que mon drone et mes méchas apprivoisés, que j’ai pu réparer dans ma base à l’aide de cristaux trouvés par ci par là. A noter que, une fois réparés, ils vous donneront un emplacement supplémentaire de méchas, à votre service ceux là ! Il suffit ensuite de trouver les composants permettant de les améliorer. De même, vous pourrez vous-même vous améliorer si vous trouvez certaine puces ; c’est d’ailleurs sur une console de votre base que s’ouvrira alors un arbre de compétences. Faites le bon choix ! Gérez les priorités, car être fort ne sert pas à grand chose si on n’a pas de place dans ses sacs…

 

En résumé, Sky Break est un jeu sympa, plein d’avenir, pour peu que les développeurs y apportent prochainement un peu de fond, afin d’éviter de sombrer dans un rebutant farming répétitif et ô combien lassant. Et puis, il manque aussi des surprises ; ouvrir cinquante coffres pour trouver à chaque fois des munitions lasers, ce n’est franchement pas folichon. Pour moi, les coffres, ce sont des trésors que je veux dénicher, des bouts de cartes, des indices, des… enfin, des surprises, quoi ! Allez, bonnes vacances les loulous. Et s’il vous prend l’envie un jour de pluie de jouer à Sky Break, ne quittez pas vos bottes en caoutchouc ainsi que votre ciré, car il fait encore plus mauvais que là ou je Vx..Oxx .US ckcrk.kkrdc PAxcr..R cxkrs c..rskk…

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A propos de l'auteur : Picq

L'alcool, non. L'eau ferrugineuse, oui !!!

3 Commentaires sur “La chronique à Papy #7”

  1. Toupilitou dit :

    Bon, ce serait pas mal qu’on sorte Papy du cycle infernal des jeux à farming dans lequel je l’ai enfermé. Donc, les gens, si vous avez des idées de jeux qu’on pourrait lui faire essayer, pouvant tourner sur Mac, et à même de ne pas faire griller un pacemaker, je suis à l’écoute d’idées 😀

  2. Picq dit :

    Flofrost tu n’as pas lu ma devise !! j’ai une santé de fer forcément !!!

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