Star Waker

Star Waker

Version presse fournie par From The Bard

 

Ce ne sera pas une découverte pour certains, mais je le confesse sans gloire : je suis parfois un peu con. J’ai été contacté par les p’tits gars de From The Bard, les mêmes à qui l’on doit Tavernier, qui m’ont proposé une clé de leur nouvelle production, Star Waker, et ce dans le but d’en écrire la critique. Jusque là, rien d’anormal. Toutefois, le jeu en question est un shoot’em up RPG au look retro-pixel-de-la-mort-qui-tue. Les habitués de la tanière sauront que j’ADORE le retro-graming et le pixel-art. Pour le reste, je n’ai pas touché à un shmup depuis (au moins) une bonne vingtaine d’années, notamment car ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, et j’ai franchement peur des hybrides improbables. Vous la sentez venir la connerie ? Eh oui… J’ai accepté. Comme quoi, il semblerait que Weed Shop 2 ait finalement eu des effets indésirables irréversibles. Alors, la loutre, au bout du bout, ça donne quoi Star Waker ? C’est ce que nous allons voir ensemble. C’est parti !

 

Star Waker nous met dans la peau de Ariane Ducenar, qui semble être la dernière femme en activité dans l’univers. En effet, suite à la propagation d’un virus, l’ensemble de l’humanité s’est cryogénisée, dans l’attente d’un remède miracle. Afin de parer à toutes éventuelles menaces pendant leur sommeil artificiel, toutes les planètes occupées sont placées sous haute sécurité. Ariane, elle, n’est pas immunisée contre ce fameux virus. Au début de la partie, l’intelligence artificielle qui l’accompagne, B.A.R.D.E. de son petit nom, la réveille et lui annonce qu’elle n’a plus que deux semaines à vivre. Deux semaines pendant lesquelles elle va s’échiner à dénicher un moyen pour créer l’antidote, allant de planète en planète pour sortir de la cryogénie les personnes qui peuvent l’aider dans sa quête. Pour ce faire, elle aura à sa disposition trois puissants vaisseaux spatiaux. Voilà pour le contexte.

Après un rapide didacticiel permettant de nous familiariser avec les commandes, et le choix d’un niveau de difficulté (ô combien bienvenu pour votre humble serviteur), on commence notre première mission, où l’on doit atteindre une planète. Dans un premier temps, la première chose que nous devrons faire sera de choisir le vaisseau que nous allons utiliser lors de la mission. Le premier est une sorte de foreuse spatiale, le deuxième est un genre de tanker, tandis que le troisième est spécialisé dans la récupération des ressources. Arrivent ensuite sur le trajet des vagues successives d’ennemis, vous balançant un nombre plus ou moins grand de saloperies sur la tronche et certains ont même l’outrecuidance de vous arroser de machins à tête chercheuse… Enfin, on arrive devant la planète. Tous les habitants étant cryogénisés, des défenses planétaires ont été mises en place. Vous devrez alors les détruire et les pirater afin de pouvoir y atterrir sans encombres. Fin du niveau. A noter que plus tard, il y aura évidemment des combats contre des boss.

Une fois au sol, la phase narrative s’enclenche, prenant un look de visual novel. On observe alors des échanges entre Ariane, B.A.R.D.E., ainsi que d’autres protagonistes que nous aurions pu sortir de la cryogénie. Cela me laisse d’ailleurs l’occasion de caser un mot sur certains bruitages. Lorsque Ariane et B.A.R.D.E. échangent entre eux, l’une a droit à une suite de petits bips aigus à mesure que les mots apparaissent, tandis que l’autre s’en coltine des plus graves. OK, c’est old-school, mais non quoi. Pas ça, les gars. Pour le reste, c’est relativement bien écrit sur la forme, mais le fond est relativement convenu et ne casse pas trois pattes à un canard.

On est d’accord : ce n’est pas réellement ce que l’on recherche lorsque l’on joue à un shmup, mais… Mais le jeu se pare du tag RPG. Je ne vais pas vous rejouer la complainte du rôliste qui a vu son genre préféré se faire violer à l’improviste par un autre genre improbable, mais un RPG, c’est surtout un personnage que l’on crée et que l’on fait évoluer, notamment via des choix narratifs ayant un réel impact sur l’histoire. Ici, on ne retrouve surtout que des mécaniques de RPG, comme les arbres de compétences. En ce sens, l’hybridation lorgnerait davantage du côté d’un shmup visual novel hack’n slash. Ahem.

Pour la partie shoot’em up justement, on a droit à un défilement horizontal avec une vue du dessus, bien que cela arrive que certains niveaux disposent d’un défilement vertical. Avant chaque mission, on choisit le vaisseau que l’on va conduire ; pour ça, j’y allais toujours au feeling, c’est à dire en utilisant celui au blindage renforcé. Quoi qu’il en soit, même avec un vaisseau renforcé et une difficulté normale, cela n’a pas fait de moi un gars doté du skill d’un dieu du shmup… Toutefois, et je tiens à le souligner, Star Waker est parfaitement jouable au clavier. Les joueurs disposant d’une dose suffisante de réflexes arriveront à s’en sortir sans trop de mal, tandis que les plus acharnées pourront s’amuser en s’adonnant au scoring.

Je me fais peut-être des idées par simple méconnaissance du genre, mais pour moi, un shoot’em up, c’est un genre de jeu rapide, arcade, dont les niveaux et les parties s’enchaînent à un rythme endiablé. Dans Star Waker, entre chaque niveau, on a largement le temps de se poser. Même si on a un narratif de plutôt bonne qualité, j’aurais tendance à dire que les phases de visual novel pètent légèrement le rythme du jeu. Quant à la partie « RPG  » (… notes bien les guillemets, lecteur), on peut décemment affirmer qu’elle apporte de la rejouabilité à travers les différents vaisseaux, leurs arbres de compétences et leur gameplay respectifs. Sans être un concept d’hybridation tout droit sorti des neufs enfers, je ne suis toutefois pas persuadé ou convaincu qu’il s’agisse d’un bon mix de genres de jeux.

Graphiquement, on accroche, ou pas. Pour ma pomme, c’est plutôt « pas  » , mais ça se comprend assez bien, dans le sens où je n’ai jamais véritablement apprécié les visuals novel, ni les shmup avec des trucs qui explosent de partout tout en remplissant ton écran de petites boulettes, ni les jeux au look rétro. La messe est dite ; je vous invite à refaire un petit tour dans mon intro afin de tirer une conclusion vis-à-vis de la phrase précédente. Pourtant, objectivement, ce n’est pas moche ; les assets de la phase visual novels sont relativement variés, tandis que, des différents menus à la phase shmup, l’ensemble est cohérent visuellement. Ce n’est juste pas du tout ma came. Tout simplement.

Musicalement parlant, le style est composé de sonorités à la Vangelis dans les différents menus et pendant les phases narratives, tandis que cela devient du hard rock pendant les phases shmup. Dans le premier cas, ça colle plutôt bien à l’aspect minimaliste du jeu. Dans le deuxième, c’est déjà plus compliqué ; bien que ce ne soit pas désagréable, j’ai peut-être trouvé ça… trop en décalage et pas assez  rythmé pour réussir à me faire rentrer dans le trip d’un shmup. Résultat, je me suis mis un coup de Slipknot ; avec une petite zik comme Sarcastrophe et son rythme de batterie tout en légèreté. Beh, c’était déjà nettement mieux. De plus, lorsque le chanteur beuglait, ça correspondait à peu de choses près aux moments où je crevais comme une merde grâce à mon super skill de mouette. Ouais, je vous le confirme, il beugle (vraiment) beaucoup…

 

Quoi qu’il en soit, plutôt que de vous faire une Dean Takahashi en taclant un jeu dont je ne fais clairement pas partie du cœur de cible, et d’autant plus avec le fait que je ne l’ai pas terminé, je vais plutôt lancer un appel à (des vraies) reviews. En effet, j’ai beau eu parcourir toutes les langues du Grand Internet en long et en large, lorsque je tombais sur quelque chose à propos de Star Waker, je n’ai pas trouvé le moindre truc dépassant un pauvre paragraphe… Surtout que ledit paragraphe était descriptif plutôt que critique. Pour le reste, pour la prochaine fois, je me suis installé un appareil à baffe, comme dans les Sous-doués ; le jour où on me proposera un shmup RPG retro, ça devrait normalement s’enclencher automatiquement. En un mot comme en cent : non, on ne m’y reprendra pas.

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A propos de l'auteur : Toupilitou

Loutre hyperactive et webmaster de http://www.loutrage.fr

11 Commentaires sur “Star Waker”

  1. Andariel dit :

    Zuteuh… Maintenant que tu l’as critiqué, j’ai plus de running gag avec lequel te charrier…

    Va falloir y remédier…

    Alors, Toupi, ton prochain jeu va être DEEP SPACE WAIFU ; un jeu qui combine tout ce que tu kiffes ! Allez au boulot, et que ça shumpe !

    Tu remarqueras que je t’ai linké la page Steam : t’es obligé d’y jouer maintenant ! HAHA ! 😉
     

     

    Héhé, ouais, je veux juste voir comment marche ton appareil à baffe :p

  2. Toupilitou dit :

    Ah bah bravo ; j’ai failli m’étouffer avec ta connerie en buvant mon café ^^

    « Vous n’y aviez jamais pensé ? Les japonais l’ont fait ! »

    Par contre, c’est con… J’étais en train de me demander quel jeu j’allais faire tester à Papy Picq ; dommage qu’il tourne pas sur Mac, parce que ça aurait pu matcher 😛

    • DAlth dit :

      Star Waker est un ignoble plagiat Toupi. Mate plutôt l’original ^^ :

      Asteroids

      Il s’agit d’un jeu sorti sur l’Atari 2600. Tu noteras la finesse du trait, la profondeur de champ. ☺

       

    • Andariel dit :

      C’est fou. C’est l’un des shmup les plus populaires sur Steam et t’as vu ces reviews ?! C’est surement parce qu’il y a un nude patch de dispo…

      Pour Picq. Fastoche. Je te propose de lui donner le bouc émissaire de Loutrage : Life Is Strange xD

      J’ai vérifié, c’est bien sur Mac.

      @ DAIth : Asteroid, c’est en 4K ? Je veux dire 4 kilos de larmes suite à une irritation des yeux :p

    • Hyeron dit :

      Et pourquoi pas RapeLay, d’abord ? Hein ? Pourquoi ?

    • Toupilitou dit :

      … Oh
      … My
      … God

      Pitch de RapeLay :

      RapeLay est joué à partir de la perspective d’un frotteur nommé Masaya Kimura qui traque et ensuite viole la famille Kiryuu, composée d’une mère et ses deux filles.

      … Nan, vraiment, je suis sur le cul x)

      Y’a une trad’ FR et il fonctionne sur Mac ?

      Nan parce que je suis capable de lui refourguer ça, tu sais. C’est scientifique ; test de Pacemaker 😛

    • Hyeron dit :

      Oh, rassure-toi, le pitch ne dit pas tout.

      Tu peux aussi les engrosser, et il faut ensuite parvenir à les maintenir sous contrôle sans quoi elles peuvent se retourner contre toi et te tuer.

      Le jeu dispose évidemment aussi d’un mode libre du meilleur goût où tu peux t’en donner à coeur joie, définir la présence d’un hymen ou d’un polichinelle dans le tiroir, ainsi que euh… ahem.

      Bref : c’est pas en FR et ça tourne probablement sous Mac avec Parallels…

    • Toupilitou dit :

      Je… Je… crois que je viens de perdre le peu d’innocence qui me restait ^^

      Ça me rappelle le boss de Cyanide qui me disait, à propos du PEGI 18 qui le gonflait, que de toute façon, les jeux de cul, ça n’existe pas, alors y’avait pas de raison de le faire chier avec ça.

      … Bah finalement, je vais peut-être lui envoyer la page wiki par mail 😛

    • Andariel dit :

      J’ai même pas le cran de taper RapeLay sur google. Déjà que je suis fliqué selon Toupi, si je le faisais je me ferais surement fiché en tant que délinquant sexuel…

  3. Marcheur dit :

    En plus y a pas de critique de Life is Strange, juste un Otter’s Dial, c’est pas si con comme proposition :p

  4. flofrost dit :

    Mais il vous a fait quoi ce pauvre Picq pour que vous lui vouliez tant de mal ?

    Vous me connaissez, je n’ai rien contre une bonne séance de torture, mais y a des limites. Vous ne préférez pas l’enlever avec sa famille et ses proches et les torturer devant lui ? Perso je trouverais ça plus humains, même ma cruauté a ses limites vous savez.

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