CQFD : Juillet 2018

CQFD - Ce Qu'il Fallait Démonter

On est déjà en juillet. C’est fou ce que le temps passe vite ma bonne dame. Logiquement, à l’heure où vous lirez ces lignes, vous aurez pu profiter des feux d’artifice, et également des gros beaufs avinés qui les accompagnent (… cherchez pas pourquoi, c’est une loi de la nature ; d’ailleurs, je trouve étrange que les scientifiques ne se soient pas encore penchés sur le sujet). Encore mieux, vous avez eu droit à une double dose, alors on dit merci DD !

 

Bon, alors, niveau sorties ayant attiré mon attention, ce sera rapide. A coté, un cent mètres de Bolt passerait pour un épisode de L’homme du Picardie (… je vous conseille cette série si vous êtes en manque de sommeil, ou tout simplement dépressif et comptez rentabiliser votre convention obsèques rapidement).

Pour commencer, Octopath Traveler de Square Enix a fait son apparition sur Switch. Vous vous souvenez de Bravely Default ? Eh bien on nous propose ici quasiment la même recette. Si la réponse à ma question était non, c’est normal, c’est encore un de ces jeux qui a profité d’un buzz incompréhensible à sa sortie, et qui valait aux gens le critiquant (ou même à ceux n’étant juste pas assez dithyrambiques au goût de certains) cette phrase à laquelle on a tous eu droit : « Non mais toi t’es un blasé, si t’aimes pas le JV trouves un autre loisir ! » .

Il n’empêche qu’à peine quelques mois (semaines même) après la sortie, le son de (ou des) cloche(s) a changé. Il suffit d’ailleurs de jeter un coup d’œil aux ventes du second (700 000 contre 1 million) pour se rendre compte que le soufflet était bel et bien retombé. C’est bien beau de partir du principe que c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe, mais quand ledit pot est rouillé, et que la fameuse soupe a été réchauffée à maintes reprises, faut pas s’étonner qu’on ait envie de gerber après la première cuillère.

Vous lirez un peu partout qu’on est en rupture de stock, et les gens un peu fragiles (t’as vu Toupi, j’ai pas dit « complètement cons » ) y verront là un gage de qualité. Je répondrais deux choses à ces personnes (et non, ce n’est pas « Fermez vos gueules ! » et « Allez vous pendre ! » ). D’une, le jeu a été distribué en très peu d’exemplaires, et de deux, au cas où cela aurait échappé à certains, on est en été, et sur Switch, si on veut occuper ses chiards braves bambins, on ne peut pas vraiment dire que l’on croule sous les propositions. Donc, ce sera peut être le seul endroit où vous lirez ça, mais à titre personnel, je pense qu’il serait peut-être prudent de relativiser ce « succès » et éviter l’emballement tel qu’on peut malheureusement le voir un peu partout.

Juillet a aussi vu l’arrivée d’un titre, ou plutôt la fin d’une trilogie, à savoir celle de The Banner Saga. J’avoue que je m’en suis aperçu uniquement parce que j’ai consulté les sorties du mois (… et vous devriez m’en remercier, car en cette période creuse, ça consiste surtout à se taper des listes de noms de jeux à la con destinés aux mobiles), car cela s’est fait très (trop) discrètement. Il est vrai que les développeurs, de leur propre aveux, ne sont pas au mieux financièrement et n’ont sans doute pas les moyens de nous pondre une campagne de pub digne de ce nom, mais même dans ces conditions je trouve que là c’est très léger.

Pour la sortie du second si ma mémoire ne me fait pas défaut, ils avaient profité d’un coup de pouce de Microsoft, qui avait proposé le jeu dans leur programme Games with gold, mais ce ne sera pas le cas cette fois. Pour parler du jeu en lui-même, ayant à peine touché au premier, je préfère donc céder ma place. Un volontaire les amis ?

Toupilitou : Eh bien oui, mais nan, pas pour tout de suite ; j’ai fait le premier opus de The Banner Saga il y a une paire d’années, et ma mémoire étant ce qu’elle est, je suis en train d’enchaîner la trilogie d’une traite, alors va falloir attendre encore un peu. Par contre, quatre ans et demi pour conclure une histoire, ça fait un peu beaucoup. Comme quoi, quand on n’a pas un budget de fou, mieux vaut éviter de vouloir être trop ambitieux en termes narratifs, car il est facile de perdre des joueurs en cours de route. Pourtant, je suis persuadé que je vais être conquis par ce final. Bref, wait and see

Marcheur : Ce mois de Juillet est… calme. Désespérément calme. Niveau actualité on est probablement au niveau zéro, ce qui est finalement assez cohérent avec le fait que l’E3 vient de passer et que l’on est dans le creux entre le plus grand événement du JV annuel et la Gamescom. Pourtant, je ne suis pas venu là que pour jouer les Captain Obvious, mais pour vous parler de comment je m’occupe en ce mois de juillet, et de ce qui a retenu mon attention.

Commençons par le plus évident : Sonic Mania Plus. Développé par des fans de la saga du hérisson bleu, SEGA nous délivre ici un jeu qui ressemble à s’y méprendre au plus généreux menu maxi best of of the dead pour une franchise. C’est un véritable cadeau pour les fans, avec cela dit peu de vrais niveaux inédits, mais énormément d’ajouts, de modifications. Bref, un remix de Sonic qui s’adresse directement au cœur des fans, et il faut bien dire que ça fait plaisir à voir et à jouer.

Toutefois, mis à part mes envies de vitesse, j’ai aussi l’occasion de jouer à Prey… Celui de 2006, ce qui me permet de renouer avec le FPS comme on l’a fait dans la courte période Doom 3. C’est d’ailleurs un bien meilleur jeu que ce dernier. Le Prey original est en effet un shooter solide et original, dans lequel on retrouve pas mal de mécaniques de gameplay vraiment intéressantes, renversant les perspectives et jouant sans cesse avec les habitudes du joueur, mais aussi avec leur estomac (… j’ai eu des nausées et des vertiges en jouant à ce Prey, le mieux étant que c’était vraiment à propos pour le coup). Je valide donc d’ores et déjà le Prey original par Human Head Studios, et il fera probablement l’objet d’un article dans un avenir plus ou moins proche.

Enfin ma jeune adolescence m’a rattrapé. Lorsque j’étais un jeune adolescent ténébreux, potelet et dépressif, je jouais principalement à trois jeux sur ma Xbox 360 : Fable II, Two Worlds, et… Overlord. C’est à ce dernier que j’ai rejoué récemment, car il a été rendu compatible sur Xbox One. Après un rapide tour en ville à la recherche dudit jeu, je l’ai trouvé à pas cher. Lorsque je lance l’installation et que je vois qu’il ne pèse que 2,9 Go, j’ai un geste de recul particulier, le genre de geste que l’on fait quand on se rend compte à quel point les choses ont changé en une dizaine d’années de jeux vidéo.

Une fois le jeu installé, j’y ai donc joué… trois heures d’affilée. Vous savez depuis combien de temps je ne me suis pas enfilé trois heures de jeux d’affilée sans regarder une seule seconde l’heure ? Cela date de Kingdom Come Deliverance, et ceci explique probablement pourquoi j’avais l’impression de ne plus vraiment m’éclater sur du jeu vidéo depuis ce temps, pour une raison simple : je ne m’éclatais plus.

Ah, sinon, mis à part les jeux auxquels je joue, j’ai pu assister à la Game Camp France et vous pouvez me lire trèèèèèès longuement à ce sujet. J’ose espérer que la chose n’est pas trop indigeste.

Absolument pas indigeste. Très intéressant même ce Game Camp France. De mon côté, j’ai à peine touché un jeu en ce mois de Juillet à cause d’une chaleur intenable, mais j’ai malgré tout trouvé le temps d’aller à la Japan Expo, histoire de divaguer sur les cosplayers et parler rapidement de la tonne de développeurs indépendants venus présenter leurs jeux. Intéressant également, mais fatigant. Dans ce même salon, et au même titre que Marcheur au Game Camp France, on nous prenait parfois pour des journalistes, et histoire que je n’aie plus à l’avenir qu’à répondre en envoyant un lien vers un article, on a pondu en meute ledit billet.

Mais ce n’est pas ça qui va entamer mon enthousiasme, et je suis allé squatter chez le studio Ninpo, les développeurs derrière un jeu de stratégie avec des mécaniques de tower defense, Vanishing Stars, alors que je l’avais déjà entraperçu à la Japan Expo. Vous verrez donc apparaître un topo détaillé sur ce jeu dans très peu de temps. Stay tune !

A propos de l'auteur : flofrost

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J'ai l'air méchant comme ça, mais ce n'est qu'une impression. En vrai je suis pire !

4 Commentaires sur “CQFD : Juillet 2018”

  1. Personnellement, j’ai ENFIN fini Dying Light dans sa version « enhanced » (merci GOG, je t’adore).

    Ce qui m’a permis de me replonger dans la tétralogie du zombie de Fulci. Que du bonheur !

  2. Avatar Toupilitou dit :

    Personnellement, j’ai ENFIN fini Dying Light dans sa version « enhanced » (merci GOG, je t’adore).

    Ce qui m’a permis de me replonger dans la tétralogie du zombie de Fulci. Que du bonheur !

    Elle apporte quoi la version enhanced ?

    Et le zombie de fulci, c’est des bouquins ?

  3. Elle apporte des ajustements de gameplay, l’extension « The Following » et tous les DLC pourris ajoutés jusqu’à sa sortie.

    Fulci, ce sont les films : « L’enfer des zombies », « Frayeurs », « L’au-delà » et « La maison près du cimetière ». Miam.

  4. Avatar flofrost dit :

    Tu me fais penser qu’il va être temps que je fasse découvrir Romero à la gamine, à 12ans ça passe. J’ai découvert les Halloween et Vendredi 13 je devais en avoir 10 et j’ai pas eu de séquelle…ou presque :twisted:


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