Tape m’en 5… Les FPS PC

Tape m'en 5...

Pour cette nouvelle rubrique, nous avons décidé de vous proposer, dans un format court, une fenêtre de sélection de cinq jeux qui nous ont marqué – enfin,  à tout le moins, le rédacteur concerné – dans notre courte vie de joueur. Totalement subjective, cette rubrique n’a pour vocation que de partager avec vous des titres d’hier ou d’aujourd’hui qui, d’une manière ou d’une autre, ont fait de nous les joueurs que nous sommes maintenant. Je m’intéresse cette fois-ci au cas royal du FPS, ou jeu de tir à la première personne (je le précise, parce que je sais que nous avons des lecteurs un peu cons sur les bords, n’est-ce pas ?), et plus particulièrement au cas des FPS sur PC, la machine de la race dominante ; une évidence depuis 1984 et la sortie de Terminator.

 

1. Left 4 Dead 2

S’il y a bien un FPS qui réunit à la perfection la coopération, le stress de la horde d’ennemis, l’intuitivité et la rapidité des contrôles, c’est Left 4 Dead 2. Non pas que le premier opus soit mauvais ou ne compte pas, mais le second épisode a mis la barre hyper haut en terme d’atmosphère, de level design et de feeling général. C’est bien simple, je n’ai jamais autant pris mon pied en coopération que sur Left 4 Dead 2, et j’y retourne régulièrement pour son ambiance moite des bayous, de la Nouvelle-Orléans, et pour ses mods hallucinants (certaines campagnes personnalisées sont meilleures que les campagnes originales, c’est dire).  Le multijoueur finit d’enfoncer le clou avec ses équipes aux gameplays différents (survivants contre infestés), ses maps bien pensées, et son énergie généreuse. Entre affrontements dantesques, phases de fun à se pisser dessus, difficulté hardcore et rejouabilité infinie, c’est un des meilleurs FPS qui ait jamais vu le jour.

 

2. Half-Life

Ma première vraie incursion dans le FPS (si l’on exclut les Descent et autres Doom) m’a rendu fier d’avoir un Pentium III cadencé à 733 Mhz. A l’époque, c’était plutôt cool si vous vous posez la question. Comme des milliers d’autres joueurs à ce moment-là, je sentais bien qu’il se passait quelque chose quand j’y ai joué pour la première fois. Vous savez, ces moments un peu étranges qui vous font sentir que vous vivez une expérience unique et nouvelle, qu’il y aura un avant et un après. Et le temps a bel et bien confirmé ce sentiment : pierre angulaire du FPS moderne, la simple évocation de Half-Life suffit à foudroyer le cœur de millions de joueurs d’émotions proustiennes, lorsque ce n’est pas l’idée d’un troisième opus qui alimente les fantasmes les plus fous. Sa narration parfaite, son gameplay sans accrocs, son pied de biche, son univers militarovniesque parfaitement ancré dans son époque, ses bruitages cultes… Half-Life restera à tout jamais le FPS de toutes les émotions, et le jeu qui aura changé l’idée même que l’on se faisait du shooter à la première personne.

 

3. Crysis

Il y a finalement assez peu de jeux narratifs solo que j’ai refait plusieurs fois. Crysis fait cependant office d’exception : je l’ai accompli plus de cinq fois sans aucune lassitude. De la claque graphique à la souplesse du gameplay, en passant par sa narration et son atmosphère : chaque pan du jeu tutoie le génie absolu. Sa liberté d’approche et son feeling de tir en font un monstre redoutable d’efficacité ludique. C’est un de ces très rares jeux qui ne vieillit pas et qui a modifié profondément mon exigence envers les FPS solo sur PC. La pépite de Crytek est tout simplement un monument du jeu vidéo.

 

4. Serious Sam – The First Encounter

Le coup de foudre de ma vie de joueur : comme Crysis, voilà un jeu que j’ai fait des dizaines de fois – à l’époque et récemment dans sa version remastérisée. Il n’y a aucun autre jeu qui sait faire à mon palpitant autant de loopings qu’un bon vieux Serious Sam. Entendre les kamikazes ou les taureaux arriver de loin, chercher les harpies dans le ciel pendant qu’on entend trotter les chèvres squelette : c’est un pur FPS sensitif qui joue avec nos nerfs, et est accessoirement à mourir de rire. Dans sa version boite initiale (et en français), Sam était doublé par Patrick Poivey, et pour l’époque, c’était sensationnel ! Un jeu croate avec la voix de John McClane dans des ruines égyptiennes avec des extraterrestres. Sérieusement Sam, tu es mon amour éternel de FPS.

 

5. Red Faction

Oui, je suis d’accord, j’aurais pu évoquer les deux gros mastodontes du FPS sur PC que sont pour moi Unreal Tournament et Quake III Arena. Mais le jour où j’ai pu tester la démo de Red Faction dans le CD-rom du mag’ PC Jeux (oui, on trouvait aussi les patchs et addons à l’époque en librairie, magnifique), et découvrir le moteur de jeu (ce fameux Geo-mod), j’attendais alors sa sortie comme un gamin attend Noël. Super jeu, très bon scénar’, possibilités complètement novatrices pour l’époque, des véhicules géniaux… Red Faction est une petite pépite qui a certes pris un bon coup de vieux, mais qui a également ouvert la voie à de nombreuses possibilités ludiques par la suite.

A propos de l'auteur : Etienne Navarre

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Joueur insatiable, rédacteur passionné, génie séducteur : le monde a besoin d'Etienne Navarre.

4 Commentaires sur “Tape m’en 5… Les FPS PC”

  1. Avatar Marcheur dit :

    Bon je suis pas forcément le profil type pour parler des FPS PC, même si je privilégie toujours ces derniers sur la plateforme de la master race, je reste un prolétaire qui a fait le dernier Doom sur One et qui s’est farci tous les Halo et leur voue un culte :lol:

    Mais sinon niveau vrai, violent coup de coeur, on retrouve en première ligne un jeu qui, pour le coup n’a jamais et n’aura jamais eu de portage sur console (peut-être sur Switch qui sait, elle ramasse tellement tout :lol: ) mais ce jeu c’est : EYE Divine Cybermancy.

    Je saurais jamais comment expliquer par quel miracle j’ai adoré à cet espèce de sombre bâtard de Deus Ex / FPS bourrin, mais toujours est-il que c’est l’un des rares jeux avec Mars War Logs, Defiance, Drakensang (River of Time et Online), Path of Exile, Torchlight et quelques autres que j’ai ardemment poncé sur PC. C’est simple, pendant une période, je passais ma vie sur EYE, à refaire les niveaux, farmer, faire de multiples runs de son histoire complètement nébuleuse qui pourrait passer pour un prétexte chelou à buter des streums.
    En vérité l’équilibre de EYE repose sur son gunplay qui est juste sensationnel (le feeling est encore aujourd’hui assez dingue) et sur son atmosphère très étrange, avec un univers Blade Runnerien qui claque sévère avec quelques pointes de Warhammer 40000 dans le design (qui démolit tout donc) et des musiques qui sont vraiment la définition même du planant. On est en face d’un jeu qui ne donne jamais beaucoup d’indication, a une histoire racontée avec les pieds, des dialogues vraiment étrangement écrit avec des passages d’une lourdeur affligeante à une plume plutôt élégante, bref, un vrai jeu de contraste entre la complexité de ce que ça raconte, le complexité du système de jeu, et le bourrinage jouissif une fois lancé.

    Bref, EYE Divine Cybermancy c’est de la frappe intégrale, n’hésitez pas à le prendre, il est fréquemment en promo et c’est au pire un jeu qui va vous surprendre en mode « Qu’est-ce que c’est que ce jeu amateur chelou ? » ou au mieux un genre de jeu complètement lunaire qui va vous faire vous relever la nuit pour une heure de plus parce que « eh, ça remonte à quand un jeu qui m’a autant transporté ? ». 8-)

  2. Avatar cabfe dit :

    Eye Divine Cybermancy, j’ai fait l’erreur d’y jouer en pensant que c’était un RPG… alors que c’est un shooter qui lorgne plutôt vers Doom par moment.
    Du coup, j’ai pas aimé parce que j’attendais autre chose.
    Et y’a du respawn obligatoire des ennemis dans un court délai. J’aime pas le respawn. Quand j’ai nettoyé un coin, c’est pour l’explorer peinard ensuite, pas pour me prendre une balle dans le dos par un respawner (mais bon, c’est un shooter à la base, c’est moi qui était pas en phase).

  3. Avatar Marcheur dit :

    Eye Divine Cybermancy, j’ai fait l’erreur d’y jouer en pensant que c’était un RPG… alors que c’est un shooter qui lorgne plutôt vers Doom par moment.
    Du coup, j’ai pas aimé parce que j’attendais autre chose.
    Et y’a du respawn obligatoire des ennemis dans un court délai. J’aime pas le respawn. Quand j’ai nettoyé un coin, c’est pour l’explorer peinard ensuite, pas pour me prendre une balle dans le dos par un respawner (mais bon, c’est un shooter à la base, c’est moi qui était pas en phase).

    Ah lala… ces défauts qui font d’EYE une expérience acide…
    … j’adore :oops: <3

  4. Avatar flofrost dit :

    Le premier Red Faction, une vraie grosse claque dans la gueule, les commerciaux nous les brisent régulièrement avec leur « nouvelle façon de jouer » mais là c’était vrai.
    Le pire là dedans, c’est qu’au final y en a pas des masses qui ont suivis l’exemple, en fait comme ça, j’en ai même pas un seul (si on exclu les suites, qui d’ailleurs n’ont pas toute fait aussi bien à ce niveau) qui me vient à l’esprit.


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